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Jean Lasson

Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.

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  • Premier article le 03/04/2007
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  • Jean Lasson 27 août 2010 16:25

    Churchill avait coutume de dire "je ne crois qu’aux statistiques que j’ai moi-même trafiquées". Cela s’applique aussi bien aux sondages.

    Attention donc, les sondages *publiés* ne renseignent que sur un seul point : les désirs des vrais Maîtres du Jeu (c’est-à-dire les grandes banques internationales et donc le gouvernement américain, disons le groupe Bilderberg pour faire simple).

    Clairement, ceux-ci ont choisi DSK comme le prochain président. Jamais la presse ne se risquerait à déplaire à Sarkozy si elle n’avait pas le soutien de plus puissant que lui. Elle a donc reçu un feu vert pour descendre Sarkozy. Et ce n’est pas la matière qui manque. Mais le bougre ne veut pas laisser gracieusement la place et continue de se battre.

    En ce qui me concerne, si les électeurs sont assez aveugles pour ne pas voir que DSK nuira autant à notre pays que Sarkozy, je ne me déplacerais pas pour arbitrer un duel entre ces deux là. C’est blanc bonnet et bonnet blanc.



  • Jean Lasson 26 août 2010 21:48

    Apathie broiera vraiment du noir quand on le virera avec son maître Sarkozy.



  • Jean Lasson 24 août 2010 22:42

    J’ai l’impression qu’il existe un large consensus de fait pour reconnaître que le système monétaire et financier mondial ne peut plus durer et vit probablement ses derniers instants (instants qui peuvent quand même représenter quelques années). L’hégémonie du dollar et, avec elle, la super-puissance américaine est condamnée.

    Certes, mais ce serait une erreur d’en déduire que les États-Unis sont condamnés à devenir une « petit » pays sans puissance économique. Ceci, à mon humble avis, n’arrivera pas ou sera très transitoire.

    En effet, je crois que, dans la période qui s’annonce, la puissance économique des pays sera directement fonction de leurs ressources primaires (énergie, minerais, agriculture). Or, les États-Unis sont très bien pourvus en ressources, au moins dans deux domaines :

    * Energie : les États-Unis produisent encore presque 5 millions de barils/jour. Un des premiers producteurs mondiaux donc (Arabie saoudite : 10 millions de barils/jour au mieux de sa forme). De plus, ils possèdent de très importantes réserves de charbon (les Appalaches) et une énorme réserve de schistes bitumineux.

    * Agriculture : les États-Unis possèdent la plus importante surface agricole utile du monde pour une population - 300 millions d’habitants - faible rapportée à leur territoire. Ce pays a vocation a être un des premiers exportateurs de matières premières agricoles.

    Cette situation ne changera pas et, à elle seule, garantit que les États-Unis resteront pour très longtemps encore (un ou deux siècles ?) un pays avec lequel il faudra compter.

    Par contre, je connais une entité de 500 millions d’âmes qui, elle, a effectivement du souci à se faire si elle perd son industrie et sa matière grise. Car cette entité n’a aucune ressource primaire sur laquelle s’appuyer. L’entité en question est, vous l’avez compris, l’Union européenne. Pas (plus) de pétrole, pas de gaz, presque pas de charbon en Europe. Quant à l’agriculture de l’UE, elle n’est aujourd’hui capable de nourrir que 400 millions de personnes. Elle est, en effet, déficitaire et importatrice de 20 %.

    Nous nous inquiétons pour les États-Unis, nous devrions nous inquiéter pour nous-mêmes. Nous sommes partis pour être les grands perdants de la nouvelle ère qui s’annonce.



  • Jean Lasson 24 août 2010 22:09

    En fait, ce n’est pas en 60 ans, mais en 39 ans que le dollar a perdu 80 % de sa valeur. Jusqu’en 1971, sa convertibilité en or - 35 dollars pour une once (31,10 g) - garantissait, en principe, sa valeur.

    En 1971, Nixon a fermé le guichet de convertibilité du dollar en or. C’est depuis lors que la perte de valeur du dollar a été parabolique.



  • Jean Lasson 27 juillet 2010 11:05

    Très intéressant tableau publié dans l’article. On y constate que les hommes « inactifs non retraités » ont une espérance de vie réduite de 10 ans par rapport aux hommes ouvriers !

    Qui sont ces « inactifs non retraités » : des rentiers ou des chômeurs ? S’il s’agit bien de pauvres, alors on voit surtout que la pauvreté et la misère tuent plus surement que le travail...

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