Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
Sur la première page, on peut voir une photo du visage de R. Boulin après qu’on ait sorti son corps de l’eau. Ce visage est tuméfié, avec le nez visiblement fracturé. Une autopsie a révélé qu’une pommette était aussi fracturée. De plus, ses poignets portaient des marques de liens...
R. Boulin a été attaché, tabassé, drogué puis noyé. Il n’y a, pour moi, aucun doute possible.
Encore un ministre qui, comme Pierre Bérégovoy plus tard, voulait parler. La loi du silence est implacable et a même touché le Canard enchaîné, journal qui, sur ces deux affaires, a été d’une désinvolture et d’une dérision plus que suspectes...
Je trouverais tout à fait normal et même réconfortant qu’un tel foyer s’installât dans l’immeuble à côté du mien. Pour tout dire, je préfèrerais, de beaucoup, avoir ces anciens SDF comme voisins que des gens comme vous, bob.
Si moi, je devrais accueillir des SDF dans mon appartement, alors vous, bob, devriez aller jusqu’au bout de votre logique et les achever de vos propres mains, sur le trottoir, plutôt que les repousser loin de votre vue. Égoïste et hypocrite. Vous crèverez juste après eux et ne serez regretté par personne...
Merci à l’auteur pour ce salutaire et très juste « coup de gueule ».
Personnellement, j’ai toujours ressenti une fraternité avec les SDF. Peut-être parce que je crois que cela pourrait m’arriver, même si, aujourd’hui, je vis dans un beau quartier de Paris. Il suffirait d’un « accident de la vie ». Descendre l’échelle sociale peut aller très vite.
C’est par la fraternité de ses membres que notre société pourrait résister et survivre à la guerre que les ploutocrates (les *vrais* riches) nous font. Certains commentaires me donnent froid dans le dos. Sans solidarité, sans fraternité, sans compassion, nous serons tous écrasés sous la botte de nos *vrais* ennemis. Les petits rentiers qui veulent être tranquilles avec les autres.
Je connais une autre histoire qui révèle la même mentalité que celle épinglée dans cet article. Elle s’est passée en Lorraine il y a quelques années. Une association s’occupant de la réinsertion des détenus voulait acquérir un ancien monastère pour y loger d’anciens détenus âgés (de plus de 65 ans) et sans ressources. Les communes alentour se sont alors regroupées en une communauté de communes juste pour préempter le monastère et empêcher la réalisation du projet de l’association. Et elles ont réussi...
Parfois, j’ai honte de certains de mes compatriotes...
En fait, d’après Paul Jorion (lien), ce plan est exigé par les mégabanques (Goldman, Morgan et Cie) pour qu’elles puissent revendre leur obligations de la zone Euro, car elles savent bien, comme tout le monde, que la faillite des états européens va arriver. Ce plan sert donc à sauver les banques. On comprend mieux pourquoi il était si indispensable, si urgent et si généreux...
Extrait de l’article de Jorion : "Car ce que les marchés attendent
– ils ne se privent pas de le faire savoir – c’est
qu’elle [la BCE] engage un programme d’achats d’obligations
d’Etat sur le marché secondaire, c’est à dire aux
banques pour appeler les choses par leur nom. Celles-ci veulent se
désengager sur la pointe des pieds d’un marché
obligataire qui n’est plus le refuge qu’il était. Le
marché (les mégabanques, pour
continuer d’appeler les choses par leur nom) veut laisser les Etats et
la BCE régler entre eux la crise de la dette publique et s’en
laver les mains. Ils savent en effet que le risque est grand pour eux
d’être mis à contribution demain, à
l’occasion de restructurations d’ampleur de la dette,
qu’ils pressentent inévitables."