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Jean Lasson

Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/04/2007
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Derniers commentaires



  • Jean Lasson 3 avril 2010 23:55

    @ HELIOS,

    Je pense que nos analyses et positionns ne sont pas très éloignées. Essayons de voir cela.

    "On a vu ce que ça donne, quelques années de bon sens et maintenant un Cohn-Bendit qui veut supprimer les voitures [...]« 

    Si le peuple ne veut pas que le pouvoir et l’argent lui soient confisquées par de soi-disantes »élites« , il doit se résoudre à les effrayer régulièrement. Mai-68, en ne changeant pratiquement rien et en restant finalement très pacifique, n’a pas été efficace pour cet objectif. A preuve, 5 ans plus tard, en 1973, Pompidou et Giscard ouvraient le bal des infamies (infamies que de Gaulle n’aurait jamais commises) en interdisant à la Banque de France de prêter à l’État. Tout a commencé à ce moment.

     »Alors, vous proposer la révolution, je vous suis, mais pas de sang, les salauds n’en valent pas la peine,« 

    Pas d’accord. Je pense qu’il est au contraire très utile, important et nécessaire de punir très durement tous les traîtres et corrompus de nos soi-disantes »élites« .

     »Retirer l’argent des banques est une bonne solution mais qui va s’y lancer alors que pour payer le péage il ne reste que deux caisses qui n’acceptent pas les billets.« 

    C’est vrai pour les péages. Je circule beaucoup et je vois de plus en plus de péages de sortie qui n’ont même plus un(e) seul(e) guichetier(e). Impossible de payer autrement que par carte.

    Plus largement, j’ai signalé dans mon précédent commentaire que la mafia qui nous gouverne peut très bien mettre l’argent liquide hors-la-loi et neutraliser l’arme des dépôts bancaire en n’exigeant plus des banques le respect d’un ratio création monétaire/fonds propres.

     »Sincèrement il n’y a vraiment qu’une seule solution raisonnable, c’est le bulletin de vote. mais [..] j’ai beaucoup de doutes. Tellement de doutes même que je n’y crois pas du tout [...]« 

    Nous sommes d’accord donc : le vote a été vidé de son sens, ce n’est plus une solution.

     »[...] il y a juste une petite classe de gens qui au fil du temps, des traités de maastricht, d’amsterdam, de nice et de lisbonne maintenant, se gavent qu’ils n’en peuvent plus sur le dos des autres.« 

    C’est bien une classe, plus exactement une collusion de trois classes, qui nous fait la guerre et qui en passe de la gagner. Je l’appelle la Famiglia.

     »Alors, la revolution, ne me faites pas rire, tant que les boites seront soumises aux banques, se structureront en filiales, sous-traiterons tel que cela est fait actuellement, il ne se passera rien, bientôt il n’existera en France qu’une toute petite minorité de riches et une peuple tiermondialisé, au grand plaisir des ecolos et des gauchos."

    Le peuple - les gens comme on dit aujourd’hui pour éviter le gros mot de peuple - ne sont pas prêts. C’est vrai. Mais changer tout ce que vous décrivez, les boîtes soumises aux banques, etc., ne serait-ce pas une révolution ?

    Révolution = changement rapide et radical. Voyez-vous un autre chemin ?

    Pour quel programme, me demanderez-vous. Il faut effectivement, d’urgence et comme une première étape, donner un objectif et donc se mettre d’accord sur un programme. Et je crois qu’un consensus sera facile à dégager. Pour ma part, le minimum serait de revenir au compromis historique qu’a été le programme du CNR après-guerre. Notamment la nationalisation de tous les secteurs stratégiques (communications, énergies, fluides). Ce programme avait donné d’excellents résultats en assurant 29 années de développement et de prospérité, tout en ménageant intérêt collectif et libertés individuelles. Mon avis est qu’il faudrait aller plus loin en interdisant définitivement toute création monétaire privée (adieu les banques d’aujourd’hui). Je pense aussi qu’il faut renforcer la démocratie directe, peut-être en supprimant la démocratie représentative.

    Si ce programme vous convient, admettez qu’il faut une révolution pour l’implémenter.

    PS : pour que les choses soient claires, je précise que je n’avais jamais été communiste avant ces dernières années. Et je ne suis toujours pas sûr de l’être. Je votais simplement à gauche. Aujourd’hui, je suis plus radical que je ne l’ai jamais été de ma vie. C’est normal : nous sommes en guerre, parce qu’une super-classe nous fait la guerre, et c’est une guerre à mort...



  • Jean Lasson 3 avril 2010 15:50

    @ l’auteur,

    Bravo ! Vous avez tout compris et vous agissez comme il faut.

    Je fais - en partie seulement - comme vous et à la question du banquier (« C’est pour quoi faire ? »), je réponds « Pour rembourrer mon matelas ». Non mais !

    S’ils veulent nous empêcher de les priver de *nos* ressources, il faudra qu’ils aient le courage/culot de rendre le liquide totalement hors-la-loi (de fait, il l’est déjà en partie). Et qu’ils en payent le prix politique.

    Mais je ne crois pas que nous puissions les mettre vraiment à genoux, puis dehors, par ce moyen unique. Si les banques n’ont plus assez de dépôts pour alimenter leur réserve fractionnaire, il suffira à ces mafieux de faire voter la diminution du ratio Cooke (8 %), voire sa suppression ! Les banques pourront alors créer, sans être limitées par les dépôts, autant d’argent qu’elles voudront. On commence déjà à en parler...

    Non, amha, seule une grève générale illimitée, débouchant sur une révolution, pourra éjecter du pouvoir et envoyer en prison toute la bande. Les gens ne sont pas encore prêts, pas encore assez pauvres je suppose ?

    En attendant, oui, privons les banques de *notre* argent. Payons tout en liquide.

    PS : rayer discrètement le code-barre du chèque est, paraît-il, efficace pour contraindre à son traitement manuel. Traitement qui est fait, me dit-on, à l’étranger...



  • Jean Lasson 2 avril 2010 22:18

    J’ai voulu retrouver le commentaire, cité dans l’article, sur le blog de Sylvestre Huet. Il n’y est plus ! Cette censure - omerta même - qui ne me surprend pas sur le blog de Huet, est également très révélatrice de l’atmosphère dans les labos de climatologie en ce moment.

    Le « dialogue objectif et serein » sera difficile...



  • Jean Lasson 30 mars 2010 19:58

    Je confirme que le lien indiqué par kataliseur mérite vraiment d’être lu. C’est, AMHA, le meilleur article sur l’(absence d’)avenir de l’Euro que j’ai lu. Je voulais justement le donner moi-même.

    Un autre point de vue nettement moins glorieux pour Merkel que celui de l’auteur ici, intitulé La politique du pire. Extrait :
    "Le verdict est tombé et cela n’a pas marché ! La Grèce, n’ayant pas de temps devant elle, a testé dès lundi les marchés et y a levé 5 milliards d’euros à sept ans, devant au final consentir un coupon à 5,90%. L’accord européen intervenu à l’arraché en fin de semaine dernière a eu des conséquences que l’on peut désormais quantifier, pas glorieuses pour ceux qui prétendaient que son existence allait rassurer les marchés et faire baisser le rendement de la dette souveraine grecque : cela n’a que très faiblement été le cas par rapport à la précédente émission obligataire grecque du 11 mars dernier. [...]"



  • Jean Lasson 30 mars 2010 15:00

    JL,

    Vous utilisez deux expressions comme des faits établis, alors qu’à mon avis, ils ne le sont pas :

    « dérèglement climatique » : je n’ai rien vu dans les paramètres du climat (il faut mieux dire « des climats ») qui indiquerait qu’ils soient déréglés. Nous restons dans le canal de variations normales. Par exemple, voyez ce lien tout récent à propos des banquises (cf. fig. 2). Le premier gag, si j’ose dire, est qu’il y a lieu de craindre un refroidissement (déjà en route depuis 10 ans) pour encore 20 ans ou même 50 ans. Et ce ne sera pas un « dérèglement », car nous en avons déjà connu dans l’Histoire récente (minima de Dalton et de Maunder). Le second gag est que le CO2 est clairement bénéfique à l’humanité en favorisant les rendements agricoles. Vouloir diminuer sa concentration est aberrant. Mais heureusement, c’est un objectif hors de notre portée (cela va quand même coûter beaucoup d’argent pour rien).

    « déforestation généralisée » : elle est loin d’être généralisée. En Europe et même en Chine, la forêt progresse en surface. Bien sûr, au Brésil...

    Encore une fois et contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, l’impact de l’Homme sur la Terre est, sauf cas bien spécifiques, faible.

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