Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
Dans le scandale de la Grèce, on peut voir en œuvre la méthode de Goldman, telle que décrite par Taibbi :
Goldman vend de la merde - ici une astuce pour dissimuler une partie de
la dette grecque -, se fait rémunérer pour ça - 300 millions $ -, puis
prend des positions (parie) contre sa cliente - ici via des CDS sur le défaut de la Grèce sur sa dette souveraine - et gagne encore beaucoup plus d’argent avec cette trahison.
Ce qui m’étonne, c’est que Goldman trouve encore des pigeons. Mais peut-être ses clients sont-ils complices de ses arnaques ?
De fait, la méthode de Goldman s’appuie systématiquement sur un déli
d’initié et devrait conduire ces banquiers tout droit en prison. Ainsi,
les autorités qui ne les poursuivent pas sont-elles clairement complices.
Dernier point que j’ai oublié dans mon commentaire précédent : pour qu’un état d’équilibre dure des milliers d’années, comme c’est le cas pour les températures actuelles, il est nécessairement soumis à des rétroactions négatives dominantes et non pas positives comme le prétend le GIEC. Sinon, ce ne serait pas un état d’équilibre, mais un état très instable.
Je reviens un peu tard sur cette discussion, mais je voulais répondre sur un point :
« Les seules »réfutations" que j’ai trouvées sur le web sont des bordées
d’injures et d’insultes sur des blogs réchauffistes.«
En fait, il existe une réfutation, non publiée dans une revue à comité de lecture mais disponible sur Arxiv (lien) :
Proof of the Atmospheric Greenhouse Effect. Arthur P. Smith, American Physical Society, 1 Research Road, Ridge NY, 11961.
Et il existe une réfutation de cette réfutation, en soutien à Gerlich, également sur Arxiv, donc non publiée dans une revue à comité de lecture (lien) :
Comments on the “Proof of the atmospheric greenhouse effect” by Arthur P. Smith Gerhard Kramm, Ralph Dlugi, and Michael Zelger, University of Alaska Fairbanks, Geophysical Institute 903 Koyukuk Drive, P.O. Box 757320, Fairbanks, AK 99775-7320, USA, Arbeitsgruppe Atmosphärische Prozesse (AGAP), Gernotstraße, D-80804 Munich, Germany
Ce dernier article est très intéressant (j’en recommande la lecture), car il démonte la réfutation d’A.P. Smith. Les auteurs ont trouvé que toute une suite d’équations de Smith est tout simplement fausse, certaines n’étant même pas équilibrées en grandeurs ! L’article de Smith est donc faux et ne risque pas d’être jamais publié.
»Mais, pour la même raison, on aurait pu s’attendre à ce que cette
nouvelle extraordinaire soit reprise par les autres scientifiques
sceptiques connus - et devenir le centre d’une formidable bataille entre
les théoriciens de la physique, puis qu’elle règle le problème - ce que
je n’ai pas vu non plus (ais-je mal cherché ?).«
En fait, ce domaine est à la fois nouveau et TRES complexe et délicat. Seul un tout petit nombre de physiciens théoriciens sont capables de s’y aventurer. C’est pour cette raison que ni les géophysiciens du GIEC, ni les géophysiciens sceptiques ne s’y sont aventurés depuis la publication de l’article de Gerlich. Il n’en reste pas moins que le seul article correctement publié sur la question est celui de Gerlich. Article qui, n’en doutons pas, a certainement été soumis à une revue par les pairs très serrée, avec 3, 4 ou 5 referees. Il faut admettre qu’il n’y a pas, aujourd’hui, de théorie cohérente et acceptée de l’effet de serre.
Ainsi, il n’existe ni démonstration théorique, ni preuve expérimentale que le CO2 aurait une quelconque influence sur la température de l’atmosphère.
@JL,
Ne nous fâchons pas. J’apprécie presque toujours vos commentaires et sais que nous sommes ici entre gens de bonne foi et de bonne compagnie.
Je suis d’accord avec PapyJako quand il affirme que le climat mondial (au passage, c’est une hérésie : il existe des climats régionaux, pas un climat mondial »moyen", comme l’avait toujours dit notre grand climatologue Marcel Leroux) n’est pas sorti de son canal de variations normales. La différence entre le minimum de Maunder et les températures actuelles n’excède pas 2 °C (plutôt 1,6 °C d’ailleurs). Et j’insiste : rien n’indique que le CO2 aurait un rôle d’amplificateur de ces variations.
En fait, il existe deux états d’équilibre majeurs pour les climats : celui que nous connaissons depuis environ 10.000 ans et l’état glaciaire, avec des températures inférieures de 5 à 8 °C. Il n’y a, à mon avis, aucun risque que nous sortions du canal normal de variations par le haut, mais il est possible que nous en sortions par le bas. Et ce serait beaucoup plus grave.
"Il suffit de mettre deux boites en verre dans un laboratoire, de les
soumettre au même rayonnement, une étant remplie de CO2 et l’autre
d’oxygène. Vous verrez alors si le CO2 n’a pas d’effet.«
Cette expérience prouve seulement que le CO2 absorbe de l’énergie provenant des infrarouges reçus (opacité aux infrarouges). Ça c’est sûr et pas contesté. Mais ça n’est pas une preuve de l’effet de serre. De plus, d’après ce que j’ai lu, l’élévation de température dans ce genre d’expérience est de 3 à 5 °C avec une atmosphère de 100 % de CO2. Combien alors avec 385 ppmv (soit 0,04 %) ?
»Comment expliquez vous alors que la température moyenne de la Lune, qui
reçoit la même quantité d’énergie solaire que la Terre, soit de -20°C,
alors que celle de la Terre est de plus de 14°C ?«
La lune n’a pas d’atmosphère. Donc, pas de réchauffement de l’atmosphère par convection. La moyenne ne veut d’ailleurs rien dire : la température est de 100 °C au soleil et de -100 °C à l’ombre...
»Il n’y a pas d’effet de serre du côté chez vous ? Les nuits doivent être
rudement fraîches alors. -100°C, -120°C la nuit ?"
Ce dernier argument est intéressant. Je me suis fait la même réflexion. Mais n’exagérons pas : la température baisse beaucoup la nuit dans le Sahara (très peu de vapeur d’eau dans l’atmosphère), mais pas à ce point ! En effet, les nuits dans les climats tropicaux humides sont presqu’aussi chaudes que les jours, alors que les nuits sont beaucoup plus fraîches dans les déserts chauds (et secs !). La différence est de l’ordre de 20 °C, ce qui n’est pas rien. Donc, la vapeur d’eau est capable de ralentir la déperdition calorique par infrarouges. Ça n’est pas, à mon avis, équivalent à une élévation de température qui interviendrait également dans la journée. D’ailleurs, la vapeur d’eau agit aussi dans l’autre sens, en abaissant la température diurne d’environ 20 °C par rapport à la température diurne dans le Sahara...