« L’Iphone est au gogochon, ce que le doudou est au petit enfant : un
objet transitionnel, fétiche rassurant nécessaire à son endormissement"
WinniCott
Les traces de pisse virtuelles servent à assurer la bonne marche de la fourmilière, gouverner l’incertitude du futur, gouvernasse que Zuck nomme “l’économie comportementale”. Ce n’est pas de la statistique, qui demanderait l’entrée préalable de “catégories subjectives” déjà pensées (type social, ethnique, lieux etc...), pour seulement ensuite classer, hiérarchiser des données. Mais, à l’inverse, ce sont les données de l’immanence naturelle du virtuel totalisé amorphes (La Nature Big Data) elles-mêmes, qui génèrent spontanément leurs propres catégories, mystérieuses souvent dans l’IA. Ce sont les phéromones qui créent les pistes à fourmis, chez les gogochons ce sont les traces de pisse InerBEnet.
Ces pistes ne “répondent” pas à des “désirs” exprimés intentionnellement, mais anticipent suscitent pour guider elles-mêmes (“anticiper vos désir” dit la pub...) de façon totalement immanente à la Nature capitalistique de la fourmilière. Le Capital totalisé se branche ainsi directement sur l’inconscient libidineux du gogochon, pas sur sa volonté où son entendement qui doivent être nanifiés pour assurer le statu quo reproductif.
Mais, les phéromones numériques font plus, elles formatent aussi la fourmi. Pour avoir reconnaissance des autres fourmis d’InterBEnet, beaucoup de “likes”, la fourmi gogochonne va d’elle-même adapter son comportement virtuel, modifier son profil fesses-boucs etc. Elle s’auto-optimise : le numérique se clôt sur lui-même. Par là, cette forclusion gère et gèle l’autobiographie même de l’animal dans le stau-quo du Capital Total (et même la sélectionne génétiquement par la parade sexuelle fesses-boucs).
La classique dialectique sujet-objet fait donc intervenir un 3ème larron chiasmatique : la sélection virtuelle et son dessein intelligent caché, que l’animal gogochon ne peut comprendre, mais qui assure la pérennité des gènes du Capital Total. La fourmilière est ainsi immunisée automatiquement, naturellement, écologiquement, par les phéromones numériques pissées par les fourmis vertes gogochonnes.
La convivialité, la bien-pensance, l’éco-responsabilité, l’ouverture généralisée, bref le sourire béat de mise, voilà l’idéologie pratique du Capital. Quand César est maître de la grammaire, il est aussi celui de l’axiologie. Et le statu-quo exige des bisounours extrêmement centrés... où des gogochons gueulards de service, opposants préférés, des collabos idiots utiles comme La Baudruche négrière. Mais on peut dire la même chose de tout processus, gogochon est un processus, que les nombres vont analyser et paramétrer. Après il suffit de ne gérer que l’intendance, l’intendance de l’économie, l’intendance du gavage de gogochon en biens où idées, et le processus se déroule sans roi sur le trône. Le complot qui domine gogochon, c’est gogochon lui-même... Comme disait Marx, les plus gros capitalistes sont eux-mêmes des aliénés sur un bateau ivre.
En général je ne lis pas, mais effectivement, sans exemple ad hominem il est difficile de vous suivre, même en survolant.
« Comme l’explique Stuart Ewen, une 1ère pub pour du lait spécial bébé, montrait la gogochonne pleurant à Noël devant les petits chaussons, ses gogochonnets morts de n’avoir pas consommé du lait industriel. Maintenant on ne vante pas le produit pour la gogochonne, on ne la culpabilise plus non plus, mais on flatte la gogochonne elle-même, en disant par ex qu’avec le 4x4 elle accompagne ses enfants faire du raft branché, intégrée, dynamique, où elle va rejoindre son groupe de bobo mondains géniaux faire un branling quelconque avec le coach sportif (colon comme de bien entendu) » Gogochon l’indécent mattuvu, Feric Jaggar
« Le dépeçage des biens nationaux servira l’accumulation primitive du capital mondial comme celui des communaux servit le capital national. La traite négrière sans-frontèriste sera le nouvel exode rural mercantiliste. Le bourgeois des villes devient le bobo des cosmopoles, la guerre des enclosures celle des frontières. Mais le collabo gogochon reste le collabo gogochon, la bonniche du Capital » marxiste anonyme