L’image ajoutée est une escroquerie. Le rescapé japonais pleure sur un quartier dévasté par le tsunami. Rien à voir avec la centrale. Mais vous l’utilisez pour faire haro sur le nucléaire. Au dernière nouvelle, les japonais qui avaient dans un premier temps pensé supprimer l’énergie nucléaire au profit des énergies renouvelables et aux combustibles fossiles, ont réfléchi. Ils se sont aperçu que faute de place il n’arriveraient pas à tirer plus de 8% de leur électricité de l’éolien et du solaire, auxquels se rajoutent les 8% de l’hydroélectricité, celle qui est mal vue par certains écologistes car il arrive que des poissons passent dans les turbines. En 2035, ils pensent que la rareté des combustibles fossiles les rendra inabordables et pour éviter la future famine énergétique, ils ont repris leur copie .... nucléaire !
PS notre petit chimiste qui fait péter sous son nez une bouteille de coca rempli d’hydrogène, a fait une première erreur, l’hydrogène n’est pas issu de réactions nucléaires mais de l’action de l’eau sur les métaux surchauffés. La deuxième, c’est que ce n’est pas le volume entier de la bouteille qui saute, heureusement pour lui, mais la couche limite entre l’hydrogène et l’air couche ou l’hydrogène et l’air se sont un peu mélangé. L’hydrogène mélangé à l’air est extrêmement explosif et brisant, ajouté au fait qu’il est très difficile à confiner dans des tuyauteries étanches, je n’ai jamais cru que l’on pourrait l’utiliser, sauf au prix de risques extravagants comme carburant de véhicules à piles à combustible, ou comme énergie tampon pour l’électricité solaire ou éolienne. En effet, quelques kilos d’hydrogène ont suffit pour dévaster des enceintes bunkérisées. Comme Mr Cabanel l’ignore, les REP d’Areva ont des recombineurs d’hydrogène qui en cas de dégagement d’hydrogène après la fusion d’un cœur, recombine par catalytise ce gaz pour éviter son accumulation. Areva l’avait proposé au Japonais, ils n’ont pas acheté...
Les militants de Greenpeace ont eu de la chance d’avoir été identifiés comme des verts gentils. S’il avaient été identifiés comme méchants terroristes, ils auraient été flingués. De toutes façons, ils n’étaient que sur le toit de la centrale séparé du réacteur par 2 mètres de béton, bien ferraillés et bien vibrés. De toutes façon, cela ne se serait pas passé comme cela s’ils avaient voulu accéder à la salle de commande ou au sas d’entré du dôme réacteur.
Depuis que l’on discute de cet article, 30 mineurs chinois sont morts d’accidents dans les mines de charbon chinoises, auxquels se rajoutent des blessés graves avec séquelles mutilantes ou de la silicose, mortelle après une longue agonie. Cela n’intéresse personne, pourtant c’est eux qui nourrissent l’Usine Mondiale qu’est devenue la Chine, qui satisfait, à bon compte pour nous, notre soif de produits de consommation. La peur du nucléaire, c’est la peur du bourgeois pour l’Usine, celle pleine d’ouvriers, la classe dangereuse, devenue délirante parce qu’il ne peut plus la tenir à distance, un quart de poussière radioactive peut sortir de l’Usine et atterrir dans le jardin de sa bourgeoise résidence. Sauf que les chinois, pour arrêter de tuer des mineurs se mettent aux centrales nucléaires à toute vitesse, avec 14 réacteurs en service et 34 en construction dont 11 seront la copie des réacteurs 900 Mw d’Areva. Ils essaient aussi AP 1000 de Westhinghouse, c’est à dire un réacteur en cas d’urgence peut être refroidi passivement. La part du nucléaire dans leur électricité, 2%, passera en 2018 à 8%. Ils ne s’arrêteront pas là, et d’ici 25 ans, il pourrait y avoir 200 réacteurs nucléaires en Chine, la plupart fabriqués par l’industrie chinoise. D’ici là les écologistes auront achevé Areva, nous subiront la connerie. Nous connaîtrons une véritable famine énergétique. En raison de la rareté, nous ne pourront plus brûler les combustibles fossiles, devenus trop chers pour faire de l’électricité ou du chauffage. Nécessité faisant loi, nous achèteront des réacteurs nucléaires aux chinois et on ne sait pas avec quel argent, car la rente pétrolière nous aura ruinés. Une bonne partie des réserves de pétrole et de charbon aura été brûlée et nous seront bien content du réchauffement climatique, car on aura moins besoin du chauffage, que l’on ne pourra plus se payer. Pour Fukushima, les deux ouvriers dont vous parler ne sont pas morts, il ont eu droit à une décontamination poussée, associée, c’est la radioprotection, à l’interdiction temporaire ou définitive de travailler en présence de radioactivité. Par contre des dizaines d’ouvriers et de pompiers sont morts dans les incendies d’usine consécutifs au tremblement de terre, en particulier ces qui ont détruits deux raffineries de pétrole entières, vous n’en tirer pas la conclusion d’arrêter immédiatement le pétrole ! Comme cela de justifient pas votre phobie, ces morts là sont quantité négligeable. Après tout ce ne sont que des prolétaires, alors que le nucléaire vous fait paniquer à l’idée que peut être, vous pourriez être atteint dans votre bourgeoise vie.