Morice, si on donne tant d’importance à Houellebecq c’est sans doute que cela correspond à quelque chose de très profond. Et il est bien prétentieux de dire ce qui restera dans 50 ans...
Cormary dit : « Rien de ce qui est dit autour de l’auteur ne concerne l’auteur. Rien de ce qui est écrit à propos de ces œuvres ne concernent ses œuvres. »
J’ai le sentiment que cet article, beaucoup trop long, enfonce un peu ce clou en assénant des vérités que l’on a déjà lu un peu partout si on s’intéresse à Houellebecq et à son oeuvre.
Soyons juste, les citations et références à l’oeuvre sont nombreuses, au moins autant que celles aux exégèses de l’oeuvre mais les commentaires qui en sont tirés ne me semblent pas toujours en rapport avec l’oeuvre mais plutôt en rapport avec des idées dans l’air du temps comme par exemple de tirer dans cette pauvre ambulance de gôche en associant l’affreux (et génial) Dantec, adepte d’Occident et des idées les plus nauséabondes, pour tenir le tube du bazooka.
Loin de moi l’idée de défendre Millet, Despentes et Angot mais je ne vois pas pourquoi leurs histoires de cul seraient moins dignes de vos commentaires éclairés que celle du triste Michel. Elles sont aussi dans l’air du temps, bien glauque... et puis Angot en politique moraliste et post-moderne du cunnilungus, il me semble que cela ferait un bon article. Non ? Vous ne pensez pas ?
Il y a quelques trucs bien rigolos comme :
« Un (moraliste) de ceux que l’on pourrait ranger aux côtés de La Rochefoucault ou de La Bruyère. » ...
« Des grands pessimistes post-Schopenhaueriens qui ont beaucoup de mal à se guérir. »...
« L’essence du roman est éteinte depuis Nathalie Sarraute »...
Preuve indiscutable de la partialité de Que Choisir, ils s’en prennent en tout premier au SEDIF, le Syndicat des eaux d’île-de-France dont le président, maire d’Issy les Moulineaux, est André Santini. Santini qui est secrétaire d’État auprès du ministre du Budget, chargé de la Fonction publique. Que Choisir s’acharne sur les élus de droite, c’est visible.
Il ne semble pas pourtant qu’ils aient poussé l’indélicatesse jusqu’à préciser qu’André Santini, membre du gouverment, fait l’objet d’une mise en examen pour « détournement de fonds publics, faux et prise illégale d’intérêt » dans l’affaire dite de la Fondation Hamon.
En tant que député, André Santini a été vice-président du groupe d’étude sur les problèmes de l’eau et vice-président du groupe d’étude sur les voies d’eau et les voies navigables. En plus du SEDIF, il est toujours Président du comité de bassin Seine-Normandie.
J’avoue que je n’ai pas lu l’article en entier, il est bien trop long. cette longueur est une astuce pour donner l’illusion de la documentation alors qu’il ne fait que véhiculer les a-priori racistes de l’auteur.
S’il est vrai que le bilinguisme est assez rare on connais tous des mômes qui parlent trois ou quatre langues sans se perdre un seul instant dans les méandres de l’une ou l’autre comme le petit Tsukasa.
C’est dans l’enfance que cela se joue mais pas toujours.
J’ai au moins trois copains de ma jeunesse, dont deux qui à vingt ans ne parlaient pas un mot d’anglais, partis vivre dans des pays anglophones et qui vingt ou trente ans plus tard pensent clairement en anglais. Il n’est pas facile de dire à quelle profondeur se situe le nouvel ancrage de la langue mais j’ai la très nette impression que pour eux l’anglais est aujourd’hui plus structurant de leur pensée que le français.
Ces deux langues sont proches, il serait intéressant de connaître des cas avec des langues (et des mentalités) plus éloignées l’une de l’autre.