La décision de supprimer l’enseignement des langues anciennes est motivée par le fric : moins d’enseignement, moins de profs ... et tant pis pour les conséquences.
ça pose aussi un problème à plus long terme : car si le latin est supprimé ( ou juste enseigné par bribes éparses), il n’y aura plus de profs de latins, la source étant tarie, et là le latin deviendra vraiment un objet de connaissances destiné à une petite élite, une oligarchie, qui auparavant se formait à l’idéologie de Cicéron. ( la raison de l’enseignement du latin, à la base, n’était pas forcément le développement d’une culture partagée.).
Mais le latin nécessite du temps, ce temps lent qui contrevient tellement à la réactivité des marchés financiers : il en devient, de facto, un frein à la soumission envers l’idéologie de la mondialisation...
Alors Vallaud-Belkacem nous parle d’égalité des chances, ça passe mieux.
Très vite, on risque d’oublier le latin et le grec.
Il ne représente pas notre passé mais est un lien avec ce passé, et il éclaire beaucoup sur le fonctionnement de notre démocratie : il y a un bouquin très intéressant à signaler, à propos :
L’assassinat de Jules César, par Mickael Parenti, chez Delga.
Pas besoin de lire le latin pour apprendre de ce livre ...
Mais tout de même, penser que lorsqu’on traduit du latin, on touche du doigt des textes écrits il y a 2000 ans, plus ou moins : ça a quelque chose de merveilleux, si on y pense, ce voyage dans le temps.
@popov C’est vrai que le Coran est antérieur aux mathématiques dites arabes ( tous les pays de l’Islam n’étaient arabes), qui ont porté et développé les sciences grecques et indiennes.
Mais les prédicateurs ne cherchent pas la vérité, nulle part.
Mais qui a mis ces prédicateurs au pouvoir et les y maintient, si ce n’est les Occidentaux ?
L’Afghanistan de Babrak Karmal était progressiste, l’Iran de Mossadegh aussi... et quant aux Kirghiz, Tadjikh du temps de l’URSS, ils étaient plus dans la lignée des Al Khwarizmi que des prédicateurs adorant un livre pour refuser tous les autres ...
Et puis l’attitude des Occidentaux pose plus encore problème, car du coup pour leur pays, officiellement, ils ne reconnaissent à des victimes du même terrorisme, sous prétexte qu’elles sont Russes, le même statut. Mais c’est la même chose quand les victimes ne sont pas européennes.
Ils servent ... certains intérêts. Mais pas ce à quoi ils prétendent...
Tout au contraire, le FN sert avant tout d’épouvantail pour celles et ceux, de plus en plus nombreux, qui veulent sortir de l’Euro et de l’UE/
La doxa européiste leur rétorque pa ce sophisme : « vouloir sortir de l’Euro / de l’UE, c’est être pour le FN », donc « , comme vous êtes à gauche ( ou pas à l’extrême-droite) vous devez accepter, de gré ou de force, l’UE, l’Euro et l’OTAN. »
C’est comme en 2005 : on nous rebattait du De Villiers, comme si le NON était de droite et ringard.
Mais quand on voit les Barroso, les Juncker et toute la clique à la tête de l’UE, on se demande qui est ringard et réac’.
( ce qui explique aussi le « relookage » du FN, pour se démarquer de ces vieux réac’s dont le portrait n’a rien à voir avec celui de cette Europe du Travail....et du chômage.)
Est-ce que pour Gibraltar, à part les questions d’amour-propre chauvin, il n’’y aurait pas une une question fiscale ? Si les banquiers européens, espagnols y compris, peuvent y planquer du fric à fort rendement, et sans en être taxés, alors Gibraltar restera possession anglaise.
L’Espagne va mal et joue les fiers-à-bras pour flatter sa population, mais au bout du compte, qui décide ?
Pour faire bonne mesure, l’Espagne devrait de son côté quitter ses enclaves Ceuta et Mellila.
Et surtout, restaurer la République abattue par le coup d’Etat fasciste et jamais rétablie !