Tak Tak ne défend justement pas les USA, ce qu’il fait :
1) c’est donner des sources historiques scientifiques de référence sur la question.
Si Annie Lacroix-Riz est à ce point vilipendée ici, il faut savoir qu’elle l’est avant tout par la clique banderiste, donc fasciste ukrainienne, qui a des relais ici, et elle l’est du fait de l’inertie de ses collègues universitaires qui devraient aussi combattre cette résurgence du fascisme ?
Elle dérange donc aussi car elle ne se prive pas de dénoncer cette mollesse et cette inertie devant une telle menace.
2) par contre, et c’est ça qui semble vous déranger, c’est qu’il dénonce, c’est l’hypocrisie du Patronat français, qui affecte d’être européiste ( y compris Monnet ! mais pas seulement) au nom d’une soi-disant lutte contre l’Empire alors qu’en réalité ce patronat s’arrange bien de la mainmise US, dont il estime, au prix du renoncement à une partie de ses propres intérêts, qu’elle le protège de la catastrophe bien plus détestable que serait la prise de propriété par les salariés français !!
Monnet, s’il ne représentait que les seuls intérêts US, se serait discrédité auprès du Patronat français, qui aurait fait chorus contre lui et son ami Schumann... Mais il était aussi un représentant du patronat français.
Et ce fut la même chose sous l’Occupation : le Patronat français a certes dû composer avec la prédation des industriels nazis ( lien évident du régime nazi aux intérêts du Patronat allemand) mais dans les livres de Lacroix Riz, et déjà dans le livre de Marc Bloch l’étrange défaite, on voit que le Patronat n’a pas subi la collaboration avec les nazis mais qu’il en a été l’instigateur bien avant l’Occupation. ( Plutôt Hitler que le Front populaire).
Ainsi, le prétexte américain ,communément admis en France, arrange bien le Patronat ( comme le prétexte de l’UE) mais qui a voulu l’UE si ce n’est le Patronat.
En cela, le discours de l’UPR zappe sur les vrais fondements d’un Pourvoir appartenant à la Nation. Le Patronat préférera toujours sauvegarder les intérêts de classe que de voir « ses » biens le quitter au bénéfice de la classe ouvrière.
Après, vos accusations de sectarisme me semblent malvenues quand on lit ici les réactions d’ un certain nombre de militants de l’UPR.
Vous vous prétendez au dessus des partis ? vous prônez la collaboration de classe ?
Alors vous êtes clairement à droite.
La négation de la réalité de la lutte des classes - en gros Macron ou une guichetière à la poste ont les mêmes intérêts - est précisément une idée réactionnaire.
Pétain lui-même a voulu créer un syndicat corporatiste « au dessus des clivages patrons-ouvriers » et malgré la pression de la guerre et le choix de dirigeants de la CGT comme premier fusillés - ce n’est pas un hasard évidemment - et ça n’a pas marché.
La CGT est un syndicat de classe, ce n’est pas le seul, pas un syndicat d’accompagnement comme d’autres. Macron le sait.
Votre affirmation, très claire, dot alerter tous les salariés que l’UPR, en réalité, veut mettre les ouvriers à la merci des patrons : parce que comme il est dit plus haut, qui possède la Presse ? le Patronat.
Donc s’il possède la Presse c’est pour contrôler une idéologie qui défend ses propres intérêts , en faisant croire qu’ils coïncident avec ceux des salariés.
Très intéressant de lire ça de vous : je vais m"empresser de le communiquer à mes amis égarés , tout aussi opposés à l’UE, à L’OTAN et à l’Euro ( alors qu’Asselineau tétait encore son biberon ; mais réellement à gauche - pour laquelle votre orthographe gôôôôôôô .. - traduit un rejet viscéral.
Jadis on nous expliquait que la privatisation des médias nous offrirait une expression plus libre ...
Disons que ça offre un espace supplémentaire pour les représentants de l’idéologie au pouvoir.
Il est vrai que si en ouvrant la chaîne unique de l’ORTF comme jadis, vous aviez droit à la tête à Macron ( ou i y a peu Valls, Fillon, Le Pen...), vous vous diriez que vous êtes tombés en dictature.
Mais là c’est magnifique, vous avez le droit de changer de chaîne et de voir Macron tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre : c’est cela le nouveau pluralisme.
Auparavant, les divers principaux candidats s’opposaient , et les autres étaient une sorte d’appoint pour mobiliser au second tour, ou sinon des marginaux.
Là, c’est différent : les principaux ne s’opposent plus vraiment. Et les autres ne semblent plus là pour mobiliser en vue du second tour, mais pour donner l’illusion qu’une autre voix existe.
De là à laisser la possibilité qu’on puisse penser autrement que selon la doxa, halte-là !
ces candidats de seconde zone apparaissent comme une menace pour le système ...comme si le système n’allait pas lui-même directement à son effondrement.
Qui a privatisé, au fait ?
C’est tellement privatisé que même les chaînes publiques convient des médias privés...
@Fifi Brind_acier La question n’est pas là et vous le savez bien. Le PRCF soutient Mélenchon par défaut : il n’est pas mélenchonniste pour un sou et ne compte pas de groupies. Soutenir Mélenchon n’implique pas d’adhérer à son programme, loin s’en faut. ( les électeurs de Macron adhèrent-ils vraiment majoritairement à son programme ? ). C’est un choix politique, qu’ont fait aussi la majorité des militants communistes,sans aveuglement, parce que ce candidat se veut porteur d’une rupture à gauche, même si sa portée reste limitée , vu le carcan européen. Refuser l’UE sans remettre en question les inégalités sociales est vain. A quoi bon dénoncer l’UE si c’est pour maintenir sa finalité, qui est la coercition sociale ?
Mais la visée communiste du PRCF , qui implique le refus de l’UE, de l’OTAN et de l’Euro monnaie unique, demeure, intangible. Et vous le savez parfaitement !
La question est celle-ci : qui peut se réclamer réellement du CNR ?
Pas l’UPR, pour les raisons que j’ai exposées.
Le PCF, oui, enfin ses militants et dirigeants historiques, mais pas Hue évidemment , pour les raisons invoquées par Tak Tak.
De toute façon c’est un peu la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf. Asselineau n’a pas l’envergure de De Gaulle et il n’est pas à Londres avec des Jean Moulin donnés à la Gestapo...
Le programme du CNR garde toute sa légitimité, quoi qu’il en soit.
@JP94 Par contre j’ai fait un raccourci que je dois absolument corriger : le mouvement qui s’est compromis avec les nazis en Yougoslavie, c’est celui de Mihailovic ( les Tchetchniks), qui était soutenu par la monarchie en exil. C’est ce qui a affaibli la monarchie, qui ne pouvait plus s’asseoir sur un mouvement de résistance en Yougoslavie, le seul légitime étant celui de Tito. Mais prétendre que c’est la monarchie qui s’est directement compromise avec les nazis est un raccourci que je dois démentir.