@Alren Vous prenez une réponse qui affirme qu’on « ne peut pas faire sans les ouvriers », que vous transformez de façon fallacieuse en « on ne peut faire qu’exclusivement avec les ouvriers ».
C’est un procès d’intention.
Le contraire de « tous » n’est pas « aucun » et vous le savez parfaitement.
Ensuite, c’est quoi un « inventeur », c’est un original qui vient au Concours Lépine avec un engin à couper les tartes en 5 parts égales ? Je ne vois pas son rôle dans le procès de production.
Enfin ceux qui nient le rôle des ingénieurs, chercheurs etc ne sont les ouvriers, mais les actionnaires et l’Etat, qui les laissent au chômage des années, déconsidèrent tout ce qui est estampillé service public, et ne les paient pas, loin s’en faut, le prix de leur travail.
C’est donc plutôt à la classe possédante que vous devriez faire votre procès.
L’écart entre le rejet de l’UE et l’idée qu’on puisse la quitter montre à quel point il n’y a pas débat sur la question, et l’effet de la continuelle propagande pro-UE, qui suffit encore à faire accepter l’UE malgré soi.
ET c’est tout ce que veut l’élite européenne. Qu’on accepte.
Tant que le vote pouvait être positif, ou non négatif, le discours eiuropéiste nous promettait monts-et-merveilles avec cette Europe de la casse des nations.
La réalité de l’UE est là mais la peur des conséquences ( tout droit sortie des discours des mêmes menteurs pro-UE) dissuade les populations de simplement oser choisir la société qu’on veut.
Pourquoi les pays hors-UE ne sont-ils pas avant d’intégrer l’UE dans une impasse économique ? pas de commentaire à ce sujet.
Pourquoi un pays comme Cuba, qui protège sa souveraineté est-il attaqué par un blocus américain qui s’applique de façon extra-territoriale ? est-ce cela la liberté ?
Mais Cuba, qui n’a pas les moyens de la France, tient bon depuis 60 ans.
Alors pourquoi pas la France, même dans un cas extrême de blocus ?
Et s’il y avait blocus ordonné par les Etats-unis, la grande solidarité de nos excellents amis européens ( n’est-on pas une Europe unie et fraternelle ? ce n’est tout de même pas un mariage d’intérêts sordides, il paraît que c’est l’amitié entre les pays) jouerait à coup sûr !
Ils diraient, nous sommes Européens avant tout, aidons-nous !
Si tel n’était pas le cas, alors, de quoi l’Europe est-elle le nom ?
Alors Porochenko signe les accords pour que nos médias nous « informent » que Porochenko veut la paix, puis si les médias évoquent le conflit ukrainien- jamais le sort de la population du Donbass, ce serait « du parti-pris », c’est pour faire comprendre que ce sont les « Pro-Russes » qui veulent la Guerre.
La thèse des Pro-Russes est d’ailleurs curieuse : pourquoi pas un référendum comme en Crimée ?
La revendication de la DNR est-elle « soutien inconditionnel à la Russie » ? ce qui est cocasse, car ce serait supposer que le petit Donbass soutient la Russie,ou « les Russes » pour on ne sait quelle action, quelque part.
Si encore on disait que les Russes sont « Pro-Donbass » ... après tous les Russes soutiennent majoritairement leurs frères du Donbass...
Et puis le Donbass n’est pas « anti-ukrainien », mais se défend contre une agression de putschistes.
Est-ce les Chiliens qui luttaient contre Pinochet étaient qualifiés de Pro-soviétiques ou d’Anti-chiliens ? oui, ils le furent, par la dictature fasciste de Pinochet, mise en place par les Etats-unis et leurs multinationales ( ITT en l’occurrence). Etaient-ils anti-Chiliens et pro-Soviétiques ? leurs revendications étaient sociales et puis simplement échapper à la mort et à la torture.
Mais au Donbass, la dictature de Kiev a bien du mal à s’imposer, et ne le pourra sans doute jamais.
El Pueblo Unido jamas sera vencido ... c’est aussi vrai au Donbass.
Désolé j’ai omis la fin d’une phrase, ce qui rend incompréhensible le début : je rectifie
- Le référendum ? Pour cet historien ( spécialiste d’une autre période), aucune légitimité, les Criméens ont voté la mitraillette russe sur le ventre ! et ce référendum n’est pas reconnu internationalement. Autrement dit cet « homme de gauche » ( historien au CNRS), admirateur de Makhno et détracteur de la Révolution bolchevique qu’il qualifie de coup d’Etat, estimant que seule la Révolution de février fut légitime ( arrêter l’Histoire, certains s’y emploient ), accrédite la thèse d’un Poutine envahissant la Crimée, organisant un vote à 94% pour le rattachement à la Russie, sans provoquer la moindre réaction nulle part, et qu’aucun document n’atteste. Un vote massif - du jamais vu en territoire occupé - quid des événement en Ukraine, d’Odessa ( et d’autres crimes de guerre du même genre comme celui de ces jeunes gens massacrés à leur retour de Kiev en car (il y avait des dizaines de cars) sous prétexte qu’ils ne parlaient pas ukrainien.
Très intéressant historique, étayé, et qui vaut la peine d’être diffusé et utilisé comme argument.
Justement avant-hier on discutait d’Ukraine avec un homme « de gauche », « démocrate ».
Je dois dire avoir été assez abasourdi par ses thèses : la seule puissance légitime en Crimée est l’Ukraine - y compris celle de Porochenko ( autrement cet homme de gauche avalise un coup d’Etat)- Le référendum ? pour lui, aucune légitimité, les Criméens ont voté la mitraillette russe sur le ventre ! et ce référendum n’est pas reconnu internationalement. Autrement dit cet homme de gauche, admirateur de Makhno et détracteur de la Révolution bolchevique qu’il qualifie de coup d’Etat, estimant que seule la Révolution de février fut légitime ( arrêter l’Histoire, certains s’y emploient ).
Pour le Donbass ? il est dirigé par des oligarques en sous-main, donc son pouvoir n’a aucune légitimité. Apparemment, pour l’auteur de cette réponse, le bombardement de la population, de son approvisionnement en énergie et en eau ne sont donc pas des crimes de guerre, mais une lutte contre des oligarques !
Et le Maïdan, Pravy sektor et Porochenko ?
Le Maïdan a été l’oeuvre de démocrates face à un pouvoir corrompu. D’ailleurs sitôt la statue de Lénine abattue, « on » a voulu ériger celle de Makhno, ce qui prouve le caractère légitime et populaire de cette « insurrection ». Porochenko est juste un « oligarque sans idéologie » donc n’a rien à voir avec les fascistes, même s’il a eu 6 ministres fascistes,et d’ailleurs « il est très habile car il s’est débarrassé des fascistes en les envoyant dans le Donbass dont il n’y a plus de fascistes en Ukraine ».
Les Américains ? Non c’est Poutine qui a initié les hostilités en Ukraine ( ce serait donc Poutine qui aurait initié le Maidan contre Ianoukovitch, qui lui était favorable, afin d’y installer Porochenko, l’homme de paille des Américains et de l’UE atlantiste !!).
L’Ukraine ? victime de l’occupation russe. Et l’interdiction de parler russe, dans un pays à majorité russophone ( il ignorait l’existence de dialectes russo-ukrainiens et le fait que la séparation « ethnique » est pour le moins complexe à établie) ? normal, le Russe est la langue de l’envahisseur.
Pour lui, on parlait « ukrainien jusqu’à Kharkov.
L’interdiction du PC Ukrainien ? normal , il est aux mains des oligarques et corrompu. ( mais dans ce cas pourquoi l’interdire seul ? puisque Ianoukovitch, aussi bien que Porochenko , le sont ? )
Et Poutine serait un fasciste. Donc soutenir Porochenko »face aux menaces de Poutine contre l’Europe« , ce serait lutter contre le fascisme.
Voilà le genre de point de vue qu’on peut entendre, de la part d’un »homme de gauche« (qui se dit »socialiste de gauche« ) »antifasciste« , en France...
Personnellement, je suis bien sûr tout ce qu’il y a plus à gauche, mais mes analyses ne sont pas tronquées par la russophobie, l’anticommunisme, et une fixation sur Poutine, à tout le moins.
Bref, faire disparaître la Russie ce serait donc un projet de progrès, bizarrement le même que celui des plus réactionnaires du 20ème siècle.
Or la Crimée, ce fut aussi le lieu d’une guerre où intervinrent nos »puissances démocratiques" occidentales, alliées à l’Empire ottoman en déliquescence. Elles estimaient la Russie non légitime en Crimée et allèrent donc guerroyer aux confins de la Russie, en toute légitimité ! Déjà, à l’époque, la volonté de l’Empire britannique était d’étouffer la Russie en lui fermant son débouché maritime du Sud-Ouest, vital.