@Goldored Ecoutez, faites donc ce boulot si facile, si bien rémunéré, mais il est curieux qu’il motive si peu de monde, qu’il y ait autant d’abandon l’année de stage ou en début de carrière, à un moment où la pression du chômage est telle.
En France, les profs ont perdu 42,6% de pouvoir d’achat depuis le début des années 80.
Quant aux statuts, ils dataient de 1950, et fondaient leur charge de travail sur la pratique d’alors 45 heures hebdo et 1 semaine de congés payés.
Les vacances des enseignants ne sont pas des congés payés.
Le calcul de leur rémunération est fondé sur ces considérations.
Le souci pour eux, et ils l’ignorent souvent est qu’assis sur l’illusion d’être une classe favorisée ( vous partagez donc ce préjugé avec eux), ils n’ont jamais lutté pour que leurs droits progressent à mesure de ceux des autres salariés ( récupération de la 2ème semaine de CP, 3ème, 4ème, 5ème semaine de CP). Du coup, leur statut social s’est effondré, et c’est aussi le cas pour le regard qu’on porte sur eux, souvent, en leur opposant les autres catégories de salariés, exactement suivant la doxa patronale, qui oppose les salariés.
Dans l’ensemble de l’UE, sur la dernière décennie, le PA des enseignants ont en moyenne progressé de 15% mais la France est l’exception avec uns baisse de 15%.
Les salaires ont été bloqués de 2010 à 2016, mais ni les rémunérations patronales, ni le coût de la vie.
Qu’ils soient égocentriques et aient tous les défauts, pourquoi pas ! mais il n’en demeure pas moins que leur charge de travail, et la pression dont ils sont l’objet de la part de la hiérarchie qui relaie celle du patronat, d’eux-mêmes qui aiment à mener à bien leur métier, et aussi de la part des publics enseignés, voire les tensions entre eux, tout cela est une réalité qui ne fait que s’aggraver.
Et ce ne sont pas les dernières réformes qui vont changer les choses dans le bon sens. On ne leur donne aucun droit à contester ces réformes, et ils ne se donnent pas les moyens de les contrer. Ils acceptent.
Le système promeut l’individualisme tout en leur parlant de travailler ensemble - oui, mais pour se plier aux injonctions du Ministère.
Au fond, il est frappant de constater à quel point votre mode de raisonnement est proche du leur, tout en vous permettant de les juger-et je me demande à quel titre puisque la critique que vous leur portez vous la retourner contre vous-même, qui ne connaissez rien à ce métier - lequel connaît des situations très différentes .
Evidemment, cette apologie du prof de français pour sa paroisse peut sembler bien ridicule, et témoigne de préjugés à l’encontre des collègues d’autres matières : le prof de maths qui corrigerait ses copies en 2 minutes car « en maths, c’est bon ou c’est faux »... etc..
Le problème n’est de distinguer les salariés par les avantages que les uns auraient par rapport aux autres, mais de les unir dans une perspective de lutte des classes face à la classe qui a l’hégémonie du pouvoir.
Justement un ami me signalait il y a quelques jours les massacres opérés par les Britanniques en Australie, comparable à celui opérés par les nazis en Allemagne, avec une volonté d’extermination délibérée.
Donc il n’y a pas que la négation typiquement coloniale de la souveraineté préexistante sur un territoire allogène, il y a une politique d’extermination pour y parvenir.
Il semblerait que les Britanniques aient mis en place de véritables camps de concentration.
En fait, il cherchait à chiffrer le nombre de victimes.
Les Britanniques ont fait de mêmes avec les Acadiens francophones au Canada, avant d’avoir une supériorité numérique : les colons français refusant de soumettre la couronne britannique, la Couronne décida tout bonnement de les liquider physiquement, mais pour cela, elle les déporta en les divisant de façon aussi à casser leur identité, les autres étant décimés par la faim et les épidémies.
Cela montre que cette stratégie est avant tout une prédation économique, avant d’être un racisme avéré.
Les Aborigènes eussent-il été blonds aux yeux bleus qu’ils auraient eu le même sort. Le discours raciste se construit après.
... et il existe encore en Australie.
J’ai lu il y a de cela il y a quelques années un roman policier de Peter Temple, le romancier australien, The broken shore ( mon fils avait une prof australienne qui l’a donné à étudier )
Un roman terrible, qui dénonce la société australienne raciste, la situation de nette infériorité sociale et la misère des Australiens aborigènes.
Evidemment, la télé nous montre des Aborigènes vivant à l’Etat de nature comme dans le Rameau d’Or de Frazier (repris par Freud), alors que là on voit le prolétariat urbain traité comme des immigrés en Europe - et pire encore - avec les mêmes discours ( mais qui est venu « envahir » le pays ? ... le livre est très intéressant aussi pour ça ; il montre comment le discours sur les immigrants et les immigrés est fallacieux, puisque, en Australie il est tenu par les immigrants anglais arrivés évidemment après les « Ureinwohner Australiens » dont parle Freud...
Il y a un autre aspect qui illustre aussi comment on désigne le pauvre salarié coupable de pollution en se donnant l’air de lutter énergiquement contre... la pollution, qui est la proportion de véhicules interdits de rouler : c’est une proportion infime de la cause de pollution, donc ça ne règle rien, mais par contre ces salariés sont doublement « emmerdés », parce que les salariés qui ont de vieilles bagnoles sont plus précaires, donc plus à la merci du bon vouloir du patron. Le patron se lavera les mains de savoir pourquoi le salarié n’est pas à son poste, et suite à ces mesures, le salarié risque en plus d’être en défaut par rapport au patron ...
Pour les particules, fines, la plus grande proportion, pour une voiture, est due au freinage... et là les grosses cylindrées en émettent plus que les vieilles citadines.
Et puis ces limitations de vitesse ! vous êtes dans des bouchons sur le périph, pour aller au boulot fissa, et vous lisez « pollution ralentir » puis comme il a été dit, et contre toute vérité, faire rouler une voiture en deçà du régime optimal, c’est polluer plus au km ( évidemment, si on roule à 3 km/h par heure pendant 10 heures, on polluera moins par iunité de temps que si on roule à 120 km/h, mais ce qui compte c’est la consommation par unité de distance.
On est vraiment dans une société de classes, avec un discours de classe, prétendument écolo.
@Fanny A propos d’industrie d’armement, l’Allemagne a dépassé la France et doit dorénavant pointer au 3ème rang mondial ( inutile de dire que les rodomontades de Hollande ne portent pas là-desus)... mais pour quoi faire ? dans ce pays la continuité des élites est une réalité et l’industrie de l’armement est aux mains des héritiers des magnats des années 30 ... ça pose question.