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JPCiron

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Comme point de départ pour la recherche de notre destination souhaitable, la Vision d’un humanisme ‘généralisé’ tel que décrit par l'anthropologue Lévi-Strauss me semble être une voie raisonnable, quoique pour nous révolutionnaire : "(...) un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre."
 
« Jamais mieux qu’au terme des quatre derniers siècles de son histoire, l’homme occidental ne put-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, et à revendiquer, au profit de minorités toujours plus restreintes, le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion »
Maurice Godelier souligne que, pour Lévi-Strauss, le salut de l'humanité, s'il en était un, ne pourrait provenir que de l'Orient.

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  • Premier article le 07/08/2018
  • Modérateur depuis le 27/09/2018
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Derniers commentaires



  • JPCiron JPCiron 5 mai 2019 10:42

    @Pierre Régnier

    < ... plus que jamais nécessaire, de constater les appels à la haine et à la violence dans les religions.... devoir de discernement entre religion principalement pacifiante et religion principalement criminogène.>

    Certes, cela va sans dire. Évitons cependant quelques travers :

    > évitons d’inciter aux réflexes dualistes/ manichéens, pourtant si courants dans les religions, dans la politique s’appuyant sur une religion, ou hors religion.

    > ce que nous pensons sincèrement bel et bon est aussi le résultat d’un formatage de l’esprit. Ainsi, en Asie, les Droits de l’Homme sont souvent subordonnés au concept d’ harmonie car l’individu vit par et grâce au groupe qui est donc plus important. Quand ces sociétés ont des dieux, ils sont souvent eux aussi soumis aux lois physico-chimiques du monde... Quand on a cela en tête comme choses « naturelles », on pense autrement que chez nous. Et on voit les J-Cs comme un peu bizarres...

    > ne simplifions pas le concept de religions : il n’y a pas trois « religions du Livre », mais une foule de branches, groupes, sectes... certaines de ces sectes étant reconnues comme religion à part entière aux USA, par exemple.
    Et, à mon sens beaucoup de ces « groupes religieux » Judéo-Chrétiens ne valent guère mieux que « les autres » sur certains thèmes : haine, sentiment suprématiste, domination,... (je laisse à part le thème des violences physiques, qui a aussi été notre lot dans les temps anciens. Quoique bien des guerres des temps modernes aient été inspirées par le sentiment de devoir agir pour instaurer la volonté divine !)

    > Quand on parle de violence, n’oublions pas la violence ’’douce’’ de la légalité amorale, de la ’Guerre Médiatique’ qui formate l’esprit de nos enfants, de la domination économiqo-financière qui poussent en douceur nos contrées vers la quasi-vassalité, de la quête ’de libération’ de peuples qui ne l’ont pas demandé, etc 

    > Quand on dit vouloir la paix, ne voulons-nous pas trop souvent dire « notre » vision de la Paix. C’est-à-dire la paix après que ceux d’en face se soient -volontairement ou non- ajusté à nos désirs. 



  • JPCiron JPCiron 5 mai 2019 09:28

    @Christian

     une véritable relation avec Dieu, relation évidemment réfutée, faute de preuve scientifique par...les athées. >

    N’est-il pas imprudent de croire que les non-croyants croient utile de réfuter le sentiment de ’relation avec Dieu’ ?

    Ce sentiment, tout comme les autres sentiments, vient « de l’intérieur ». Ces derniers sont ressentis comme choses certaines, palpables, réelles. Mais ils sont le résultat d’interactions physico-chimiques qui concernent tout le corps, et pas seulement le cerveau. Ces interactions sont aussi favorisées par la présence de combinaisons de circuits nerveux dont une partie est venue là du fait d’un ’’apprentissage’’ culturel/ social.
    L’individu est le résultat de son parcours personnel, qui plonge ses racines très loin dans le passé des peuples.

    Cela, c’est la cuisine interne, si je puis dire.
    Mais l’important, c’est le plat qui est servi à l’individu : le ressenti.

    La foi et la relation avec Dieu ? quand on est à l’intérieur de la sphère de croyance, le ressenti est réel. Et respectable donc (tant que leurs implications respectent les règles sociales du lieu).

    Par ailleurs, pour le Croyant, Dieu a créé l’incertitude. C’est pourquoi, je ne vois pas d’incompatibilité (par exemple pour le scientifique croyant, ou pour le religieux scientifique) entre la Croyance et l’acceptation du savoir physico-chimique relatif à nos pensées.
    Cette incertitude pouvant s’appliquer tant à la foi qu’à notre savoir parcellaire.



  • JPCiron JPCiron 4 mai 2019 22:17

    < Athée >


    Je n’aime guère ce mot, car c’est un mot créé par des croyants : avec un « A » privatif.

    Les Croyants n’imaginent pas que l’on puisse penser en dehors, en l’absence du divin. Aussi, un mot spécifique (sans référence à la croyance) signifiant l’inverse de Croyant n’existe pas, je crois, dans notre langue. On doit passer par l’intérieur de la « bulle » de croyance an l’affublant de ce « a » pointant du doigt le « manque ».


    Pour ma part, comme succédané, j’utiliserais plus volontiers les termes « crédule » et « incrédule ». Il est vrai que nous avons toujours le « in » qui pointe un manque. Cependant, la contrepartie ’’crédule’’ est descendue du piédestal.


    S’il est un Dieu monothéiste pour lequel j’inclinerais facilement, c’est bien Ahura Mazda, le Dieu de Zoroastre (dans sa version originelle).

    En effet, c’est un Dieu qui n’intervient pas dans le « monde mélangé » (monde physique et spirituel) : Il a doté l’homme d’intelligence, de discernement entre ce qui est bien et ce qui est mal. Il a créé une Alliance entre les hommes et les animaux (avec mission pour nous de les protéger, y compris donc leur habitat).

    Par conséquent, tout ce qui arrive sur terre est le résultat du « destin » (résultat des interactions naturelles) et des actions des hommes. Ce qui crée une responsabilité individuelle et collective. Sans Providence, Miracles, etc etc


    La récompense intervenant post-mortem lors du « jugement » permettant l’accès au « Royaume de Dieu » (uniquement spirituel), pour y vivre une vie éternelle près de Dieu. (le non-croyant aura lui aussi accès au Royaume de Dieu...)


    Ce genre de Croyance (exempte de rituels) est me semble-t-il compatible avec l’athéisme, en ce sens que croyants et non-croyants se trouvent sur terre à égalité de moyens et de dignité. Donc a priori plus enclins à collaborer.



  • JPCiron JPCiron 4 mai 2019 21:41

    Dans son bouquin « L’Ordre du Monde », H. Kissinger développe sur les thèmes que vous abordez dans votre Article. L’Amérique rejette (sauf quand ça l’arrange) les principes westphaliens, considérés amoraux.


    Par contre, l’affirmation selon laquelle l’Amérique possède des Principes Universels, dont la propagation est souvent ’’ordonnée par Dieu’’, est souvent plébiscitée (en Amérique).


    L’Amérique rejette souvent la recherche de l’équilibre des pouvoirs, et prône plutôt l’instauration d ’un monde de droit nouveau (le leur) : liberté, etc..


    Ce qui est dérangeant, c’est que d’autres convictions (Chinoises, Islamistes, etc) sont dans le même genre de logique (affirmation d’universalité et de droit différent), avec des prémisses et modalités toutes différentes.


    Aucun ne démontre de manière convaincante avoir raison. Ce n’est d’ailleurs pas possible, car chacun se trouve à l’intérieur d’une « bulle de croyance ». Et leurs logiques ne sont « cohérentes » qu’à l’intérieur de la « bulle de croyance » de chacun. Une bulle de croyance ne comprend pas nécessairement le divin.



  • JPCiron JPCiron 4 mai 2019 09:09

    @njama

    La Seconde Guerre Mondiale est la plus meurtrière de l’Histoire : environ 70 millions de pertes humaines totales (civiles et militaires) (chiffres médians wikipedia), dont près de 40% pour la seule Union Sovietique. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Pertes_humaines_pendant_la_Seconde_Guerre_mond iale )

    Les pertes civiles mondiales ont été estimées à 46 millions. Ce sont les pays de l’Asie qui ont souffert les plus lourdes pertes (plus de 20 millions de civils au total). Les civils d’Union Sovietique furent de 14,6 millions (toujours en chiffres médians wikipedia). La Pologne à elle seule compta 5,4 millions de pertes civiles, dont 2,9 millions de Juifs.

    En Europe, les seules pertes Juives sont estimées à près de 6 millions de personnes, environ, dont la moitié dans les Camps.

    Son impact sur le Projet Sioniste est nul selon les uns, ou majeur selon d’autres. Ainsi, le journaliste de renom Allan Kaval explique comment Ben Gourion perçoit l’impact de la shoah sur l’opinion publique, et déploie aussitôt une triple action : diplomatique, politique, et militaire.

    Ainsi, dans son ouvrage : « Journal de David Ben Gourion, 1947-1948, Les Secrets de la Création de l’ Etat d’Israel », Allan Kaval (Les Clés du Moyen Orient , article 13 décembre 2012) explique : « Ben Gourion comprend (...) que la défaite allemande et la découverte par l’opinion publique internationale des horreurs de la Shoah donnent au mouvement sioniste une occasion historique d’atteindre son objectif ultime : la fondation d’un Etat juif en Palestine. » Il mène alors une triple action, à la fois diplomatique (assistance de l’Union Soviétique à l’ONU), politique (unification des mouvements sionistes) et militaire (livraison de matériel militaire de Tchécoslovaquie) dont les archives présentées témoignent.

    En outre, la Déclaration d’indépendance d’Isael du 14 mai 1948 fait clairement le lien entre la Shoa et l’Etat d’Israel : «  La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l’urgence de remédier à l’absence d’une patrie juive par le rétablissement de l’État juif dans le pays d’Israël (...) »

    Pour ma part, comme je l’expose dans l’article, j’ai le sentiment que l’accord donné par les ’’Grandes Puissances’’ pour un Etat Juif remonte au début des années 1900. Et, comme le dit Balfour, la fin du Mandat a été une ’opportunité » pour mettre en place l’accord.

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