Répéter 1000 fois que 95% des journalistes sont de gauche devrait transformer cette assertion fumeuse en une vérité établie ????
Ca ressemble furieusement aux techniques de propagande de Goebbels....
Ca sort d’où que 95% seraient de gauche ? Ils seraient tenus de déclarer leur choix politiques et cela serait dûment consigné dans un grand registre national ??
Arlette Chabot, Patrice Duhamel, Jean-Pierre Elkabbach, Claire Chazal, Jean-Pierre Pernaud etc. seraient de gauche ? Et aussi Michel Drucker grand ami de M Sarkozy et compagnon de ses balades à vélo ? et aussi David Pujadas ? Et aussi Marie Drucker et Béatrice Schoenberg ? Et aussi les journalistes du Figaro, du Point, etc. ?
à blugroz qui me taxe de mauvaise foi, un rappel de commentaires laissés plus bas :
La directive européenne 96/92/CE du 19 décembre 1996 a été adoptée sous un gouvernement dirigé par Alain Juppé, Jacques Chirac étant président, donc sous la droite.
Cette directive prévoyait l’ouverture du marché :
- à hauteur de 27 % en février 1997 ;
- à hauteur de 30 % en février 2000 ;
- et de 35 % en février 2003.
On peut certes arguer qu’elle est l’aboutissement d’un long processus de marché unique, si on veut depuis 1987, mais on pourrait aussi bien dire depuis le traité de Rome. Cette directive a été fondamentalement négociée par la droite au pouvoir entre 1995 et 1996.
Et elle fixait un premier calendrier, révisé par la directive approuvée par le Conseil en novembre 2002 et promulguée en juin 2003 Directive 2003/54/CE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2003. Le gouvernement était alors présidé par Jean-Pierre Raffarin (et M Sarkozy numéro 2 du gouvernement et président de l’UMP), le président étant Jacques Chirac, donc encore sous la droite.
Sachant qu’une directive doit obligatoirement être transposée en droit national.. les décisions qui comptent sont celles de 1996 et de 2002-2003.
Le fait que la loi de transposition, qui aurait dû être votée en 1999, ait été votée sous le gouvernement Jospin ne change rien à l’affaire. Les termes de la loi modulo des ajustements à la marge sont ceux imposés par la directive.
Vous devriez vous renseigner sur le fonctionnement des institutions de l’Union Européenne.
Une directive n’a pas à être acceptée, elle s’impose à tous pour autant que les états la transposent en droit national."
Ai-je affaire à de la mauvaise foi ou à une ignorance ahurissante ???
Il y a obligation pour les états membres de transposer les directives dans le droit national, la dernière clause d’une directive énonce le délai dans lequel ils doivent le faire. La France est ainsi conduite actuellement à payer des amendes importantes pour avoir failli à ses obligations concernant la transposition de plusieurs directives (et parce que la commission a finalement décidé de la poursuivre).
Ainsi la directive de 1996, que vous n’avez manifestement pas lue !!!, énonce :
"Article 27
1. Les États membres mettent en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive au plus tard le 19 février 1999. Ils en informent immédiatement la Commission."
En d’autres termes la transposition aurait dû être faite au plus tard début 1999 et, comme souvent, la France a tardé.
Mais l’obligation de transposition... c’est une base élémentaire du droit européen...
Donc pour résumer :
- soit vous vous foutez du monde assez grossièrement
- soit vous ne connaissez absolument pas de quoi vous prétendez parler
« Expliquez moi la différence entre des prix »sous contrôle de l’administration fédérale« et »le plafonnement des prix au consommateur par l’administration fédérale« ... »
Je n’ai pas écrit « le plafonnement des prix au consommateur par l’administration fédérale » mais « un plafond défini par l’état de Californie sur les prix de vente aux particuliers »
Donc 1) cela ne joue que sur les prix de détail aux particuliers et pas les prix de gros (notamment pour les grands comptes) et 2) ce n’est pas l’état fédéral mais l’état de Californie
Sur la réticence des producteurs à investir : on retrouve là le débat classique s’agissant du marché de l’électricité.
Si on a un système privé :
- soit il y a liberté absolue des prix, alors ils montent parfois trop haut et (offre devenue supérieure à la demande) finissent par baisser lorsque la demande a suffisamment baissé. Si cela ne joue que sur les clients industriels, c’est la loi du marché, si cela joue sur les particuliers aussi alors cela signifie que l’on accepte que des gens ne puissent parfois plus s’acheter de l’électricité
- soit les prix aux particuliers sont encadrés, alors les fournisseurs risquent de ne pas investir en capacité en fonction de ce marché mais seulement en fonction du marché industriel. Le risque est d’aboutir parfois à une situation de sous-capacité
Dans tous les cas on peut aussi constater une certaine tendance du secteur privé à ne pas investir sur le long terme. Pour l’électricité comme pour les réseaux ferrés l’investissement est souvent à considérer sur 30 ans, bien trop long pour les systèmes actuels de financement privé.
- Au Japon monopoles régionaux, est-ce très différent d’un monopole national ? En tout cas le consommateur ne choisit pas
- en Nouvelle Zélande et jusqu’en 1994 monopoles par segment (production, transport, vente au détail..) là encore est-ce si différent ? Là encore le consommateur n’avait qu’un choix
- en RFA jusqu’au démarrage de la libéralisation en 1998 il y avait des monopoles locaux (un peu comme l’eau en France),
- les marchés Californien et Texan ont été dérégulés en 1998 et 2002
etc.
Bref, on peut jouer sur les mots et dire il n’y avait pas dans ces pays une société nationale unique en situation de monopole. Mais en pratique il y avait bien en chaque point du territoire de ces pays un monopole en place.