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Kader Hamiche

Kader Hamiche

Citoyen engagé, blogueur, écrivain amateur.

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2009
  • Modérateur depuis le 17/08/2016
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Derniers commentaires



  • Kader Hamiche Kader Hamiche 28 mars 2012 14:17

    Cher M. Mourot 

    Aux innocents les mains pleines. La politique, c’est comme l’assurance-vie : il faut bien qu’il y ait des naïfs comme vous pour permettre aux escrocs de sévir. Vous m’accusez de haine. Le mot n’est pas juste mais admettons ! J’ai quelque raison, à l’instar des 150 000 Harkis (dont hommes, femmes, enfants et vieillards) assassinés par les amis de MM. Kahn et Daniel. J’ai vu, à sept ans, le couteau des complices des assassins Drif et Saadi à moins de cinquante centimètres de mes yeux. Encore ai-je cette chance de compter parmi les survivants. Ce n’était pas pendant la guerre d’Algérie mais sept mois après le 19 mars, que les anti-colonialistes et tiers-mondistes de salon veulent imposer comme la fin de la guerre. Mais ne vous y trompez pas : le but de ces gens n’est pas de mettre leurs invités algériens à l’honneur mais de foutre la merde en France. Car leur ennemi, c’est la France, l’idée même de France, dont ils se soucient comme d’une guigne, car eux ont une patrie de rechange ! Les quatre victimes militaires de Mohamed Merah étaient des soldats français d’origine maghrébine, dont un fils de Harki converti. Lorsque la clique médiatique, qui avait longuement glosé sur la nature raciste du criminel, a découvert qu’il s’agissait d’un crime raciste anti-Français, elle s’est tue. Apparemment, pour ces humanistes, tous les racismes ne se valent pas.  

    Maintenant, admettons que vous ayez raison sur la forme de ma protestation. Là encore, j’assume car je mène une guerre contre une idéologie internationaliste et coosmopolitiste dont la question des rapports avec l’Algérie n’est qu’un élément . Mais alors, intéressez-vous au moins aux conditions de cette manifestation. Si ses promoteurs étaient si honnêtes, pourquoi n’ont-ils pas invité des gens susceptibles de les contredire  ? TOUTES LES PERSONNALITES invitées à ces parodies de débats sont politiquement connotées, à l’exception de Michel Onfray. Mais je crois que sa présence est un petit plaisir que les organisateurs accordent à M. Jean Daniel, qui se prend pour un grand penseur, pour flatter son amour-propre. 

    Les organisateurs, dont beaucoup sont nés au maghreb, se définissent comme des "Juifs d’Afrique du Nord« et récusent totalement le terme de »Pieds-Noirs". A l’instar de Benjamin Stora, spécialiste auto-proclamé de la guerre d’Algérie et cireur de pompes des autorités algériennes, qui a quitté l’Algérie en 1959 et non en 1962, contrairement à ce qu’il laisse croire. Ce type a naguère déclaré à un journal algérien : « Les Harkis ont eu ce qu’ils méritaient ! » M. Jordi, qui, par ailleurs, ne dit pas que des bêtises et sait, à l’occasion, mettre ses amis dans l’embarras, est un Pied-Rouge. Quant à M. Guy Bedos, je n’en parle même pas ; c’est juste une grande gueule qui va se retrouver au chômage à cause de Mélenchon… Les autres intervenants sont tous des Algériens proches du pouvoir, même si M. Sansal se donne l’air d’un homme libre. Certes, il l’est en partie face au pouvoir algérien mais certainement pas au regard des vérités ifficielles. Toujours prêt à caresser les Pieds-Noirs dans le sens du poil, ce en quoi il sert bien son pays, il est bien incapable de réviser ses préjugés sur les Harkis dont il ne fait même pas l’effort de se demander pourquoi ils ont toujours été cinq fois plus nombreux que les fellaghas. Dans son livre « Le serment des barbares » (excellent livre, par ailleurs, que je vous conseille, comme quoi je ne suis pas si haineux !) le coupable (tant pis pour le suspens !) est, comme par hasard, un ancien Harki… Il aurait quand même pu nous épargner cette facilité !

    Aucun thème prévu au débat n’est susceptible de controverse. Va-t-on parler des événements qui ont suivi le 19 mars ? Non ! Sera-t-il question de la tuerie du 26 mars à Alger ? Non ! Des massacres d’Oran le 5 juillet ? Non ! Sera-t-il question de l’exode forcé des Pieds-Noirs pour cause d’alternative posée par le FLN : "la valise ou le cercueil«  ? Sera-t-il question des milliers de »disparus", dont les familles continuent de recevoir, cinquante ans après, des preuves VISUELLES (photos) de la manière atroce dont ils ont été massacrés ? Sûrement pas ! Parlera-t-on de la guerre fratricide que se sont livrés les fellaghas entre eux pour la conquête du pouvoir ? Non ! Parlera-t-on de la guerre Algéro-Marocaine de 1963 pour le partage du Sahara ? Non ! Se posera-t-on la question des raisons pour lesquelles des dizaines de milliers d’Algériens ont fui leur pays pour suivre les soi-disant horribles colonialistes ? Non ! Etc... Pensez-vous sérieusement, cher M. Mourot, qu’on bâtira une amitié durable entre la France et l’Algérie en passant ces questions par pertes et profits ?

    Au minimum, cher M. Mourot, vous pourriez vous interroger avec moi sur le fait que cette propagande unilatérale soit soutenue par des services publics (France-Inter, Ecole de Journalisme de Marseille) et financée, grassement, je vous rassure pour le confort des baveux qui viendront plastronner à la tribune, par le contribuable. Ce, grâce à M. Guérini, président socialiste très peu respectable du Conseil Général des Boûches-du-Rhône, avec la complicité de toute la clique politique du Département, y compris UMP. Au moins, cher M. Mourot, pouvez-vous vous indigner de ce que deux terroristes poseurs de bombes, à la retraite, certes, mais parfaitement fiers de leur hauts faits d’armes contre des victimes innocentes, figurent parmi les invités alors que, encore une fois, le sang répandu par Mohamed Merah, leur disciple, n’a pas encore séché. Enfin, cher M. Mourot, le citoyen que vous êtes peut-il au moins s’interroger, ne serait-ce qu’un instant, sur le fait que cette saloperie se déroule en pleine campagne électorale et qu’un des principaux candidats, M. Hollande, figure parmi les intervenants ? 

    Salutations très cordiales !



  • Kader Hamiche Kader Hamiche 10 février 2012 21:41

    Je suis fasciné par la manière dont le débat part en vrille. On ne parle plus de Guéant, on parle d’un intervenant. On ne discute pas ses arguments, on lui fait un procès d’intention. Comme on ne sait pas les mêmes choses que lui, on le taxe d’ignorance. Etc, etc.


    @ Kerjean, qui me paraît particulièrement inculte : 
    1°/ l’Algérie n’a jamais existé en tant qu’état avant le 5 juillet 1962. En 1830, elle était depuis 1518 un territoire vassal du Sultan de Turquie, gouvernée par un haut fonctionnaire turc (selon les époques, dey ou agha). L’intervention des Français s’est faite contre le dey pour une histoire de blé fourni par des commerçants juifs (les Bacri) à la France à l’époque du Directoire et jamais payé. Suite à ça, les Français et l’Emir Abd-el-Kader se sont entendus pour se partager le territoire : les Français à l’Est (Constantinois conquis en 1836-37 sur le Bey Ahmed), Abd-el-Kader à l’Ouest, les tribus kabyles (kabyle est une déformation française du mot arabe kbaïl qui signifie tribu) restant libres de s’administrer seules. C’est Abd-el-Kader qui déclencha les hostilités (le djihad) en cherchant à étendre sa zone d’influence contre des tribus qui refusaient sa domination puis directement contre les Français en 1839. La guerre, qui dura quatre ans, n’était pas qu’une guerre de conquête : c’était aussi une guerre civile. Beaucoup de tribus étaient alliées aux Français. Par la suite, lorsque Napoléon III, qui était très aimé des Algériens (ils lui avaient proposé de devenir leur roi) a perdu la guerre de 1870, les tribus kabyles ont rompu le pacte qui les liaient à la France car, disait le Cheik Mokrani dans une lettre au Général Augerand, il avait donné sa confiance de militaire à un grand chef militaire (Napoléon III) mais il refusait d’obéir à un gouvernement de civils mécréants (les Gambetta et autres Francs-maçons). C’est suite à la « révolte de Mokrani », comme on appelle la guerre qui en a résulté, que la Kabylie a été ruinée. La France socialiste, il faut le rappeler, a confisqué 500 000 ha des meilleures terres kabyles et inventé la pauvreté en Kabylie. Pour ceux qui en doutent, je conseille la lecture de textes de Maupassant, par exemple, sur la question. (Mes voyages en Algérie dont je ne résiste pas à l’envie de donner un extrait exempt de polémique : « Enfermé par une ceinture de montagnes bizarres, aux crêtes dentelées, étranges et charmantes, aux flancs boisés, le golfe de Bougie, bleu d’un bleu crémeux et clair, cependant d’une incroyable transparence, s’arrondit sous le ciel d’azur, d’un azur immuable qu’on dirait figé. Au bout de la côte, à gauche, sur la pente rapide du mont, dans une nappe de verdure, la ville dégringole vers la mer comme un ruisseau de maisons blanches »). Et beaucoup de Kabyles furent déportés, notamment en Nouvelle-Calédonie, où leurs descendants ont gardé la mémoire de cette histoire. A noter que le Sahara, qui ne faisait pas partie de l’Afrique du Nord, fut conquis de 1900 à 1903 sur les nomades Touaregs qui vivaient de razzias sur les caravanes marchandes. 
    Par la suite, l’idée d’accorder la citoyenneté aux Algériens fut souvent évoquée mais la condition en était leur renoncement au « statut personnel », c’est-à-dire à la possibilité pour les Musulmans d’être administrés dans le cadre de lois conformes à l’Islam, autrement dit qu’ils acceptent la laïcité. Or, les oulémas (les docteurs de la foi), c’est-à-dire les gardiens de l’orthodoxie islamique s’y sont toujours refusés. Or, ils étaient très influents. Pour autant, les fonctionnaires et les militaires musulmans pouvaient opter pour la nationalité française à titre individuel (toujours en renonçant au statut personnel). C’est ce que fit ma famille du fait que mon aïeul paternel avait des responsabilité administratives et judiciaires (président du conseil des douars et amin), mon grand-père maternel soldat français pendant 25 ans. Il a fait la totalité de 14-18 (Croix de guerre) et la campagne du Rif. @massaliote A partir de 1956, le statut personnel a été supprimé unilatéralement. Les Algériens étaient donc tous français avant 1962. D’où la loi qui permet de demander sa « réintégration » pour ceux d’entre eux qui vivent en France et sont nés avant 1962. Ah, au fait, Ben Bella est français !!! En ce qui me concerne, j’ai encore la carte d’identité française d’avant 1962 de ma mère.

    2°/ si vous comparez mon père à un collabo de 1939-1945, c’est que vous pensez, comme Bouteflika, que l’Armée française, commandée par les meilleurs officiers de la Libération, valait les Nazis. Mais passons : la guerre d’Algérie était une guerre civile. Il y a toujours eu cinq fois plus de Harkis que de Fellaghas. La demande était telle que l’Armée avait institué uncontrat d’1 mois renouvelable pour permettre de satisfaire le maximum de demandes. Au total, ce sont 550 000 Musulmans qui servirent comme harkis ou équivalents. La très grande majorité des Algériens ne voulait pas du FLN, qui fut responsable de 80% des victimes de la guerre. Lesquelles, soit dit en passant, ne sont pas 1,5 millions, contrairement à la propagande, mais 300 000 dont la moitié de membres des familles de Harkis massacrés à partir du 19 mars 1962. Ce chiffre est celui que donnait Krim Belkacem lui-même dans une interview au Monde en 1963. C’est quand la population comprit que l’Algérie allait être bradée que les Algériens se sont découverts indépendantistes. Et beaucoup d’entre eux ont rallié le FLN après les accords d’Evian du 19 mars 1962. C’est pour cela qu’on les appelait les « martiens ». En tout cas, c’est au FLN que De Gaulle a donné l’Algérie parce que c’était le parti le plus enclin à abandonner la souveraineté réelle sur le Sahara.
    Au passage, aux jeunes Algériens (surtout de France) qui traitent les Harkis de traîtres, je leur recommande la prudence car il se peut fort bien que leur propre père ou un membre leur famille soit lui-même un ancien Harki !

    @traroth et libère-terre. Les Kabyles, quand ils parlent des Maghrébins en général, disent « les Arabes ». Il faut d’ailleurs entendre « nous, les Arabes ». Parce que les Kabyles savent parfaitement qui ils sont. Ibn Khaldoun disait déjà que l’Afrique du Nord était peuplée de Berbères plus ou moins arabisés. Une formule reprise naguère par le roi du Maroc Hassan II, lui-même fils du roi Mohamed V et d’une de ses « esclaves » berbères. (Je mets « esclaves » entre parenthèses car les esclaves ont toujours eu, chez les Arabes, pourvu qu’ils fussent musulmans, un statut plus favorable que celui qui leur a été réservé en occident). Les Kabyles d’aujourd’hui sont des descendants de Berbères, de légionnaires romains, d’Arabes et, pour les familles les plus titrées (aghas, bachagas, caïds), de Turcs. Je suis parfaitement fondé à écrire ce que j’écris car je sais de quoi je parle. Contrairement à d’autres qui, comme vous deux, font de la psychanalyse de bazar et manient le procès d’intention au lieu de réfléchir sans a priori à ce qu’ils lisent.


  • Kader Hamiche Kader Hamiche 10 février 2012 06:44

    J’avais dit que je n’interviendrais plus mais voici un extrait de la fiche d’Abdelwahab Medded dans Wikipédia. C’est l’Islam comme je l’aimerais.


    Islam et modernité

     

    Lors du débat qu’il tient face à Tariq Ramadan, pendant l’émission /fr.wikipedia.org/wiki/Ce_soir_(ou_jamais_!)" title="Ce soir (ou jamais !)">Ce soir (ou jamais !) du 30 janvier 2008, Meddeb explicite la condition pour concilier l’islam avec la modernité. Pour lui, seule l’avancée vers la laïcité peut dégager l’islam des archaïsmes qui l’entravent. Il appelle donc au dépassement de la charia et à l’abrogation du jihad (fût-il défensif) par l’islam officiel, c’est-à-dire celui des États. Il explique aussi que l’accès à la modernité exige une rupture avec sa propre origine qui engendre un « travail du deuil » dans la « douleur de la scission » (Hegel). Ainsi sauve-t-il de l’islam sa dimension spirituelle et l’éthique de la nuance théorisée et vécue par les maîtres du soufisme. Un tel legs spirituel s’accommoderait parfaitement avec la condition moderne et participerait même à son enrichissement. Meddeb appelle donc les musulmans à élaborer une « transmutation des valeurs » (Nietzsche) qui devrait les amener à cesser de juger les actes et les paroles sur le seul critère dichotomique du châtiment et de la récompense, de l’Enfer et du Paradis. Les recours à de telles références élémentaires appauvrissent à ses yeux le champ de l’expérience intérieure et la réduisent à un « marchandage de bazar » tout en renforçant lacensure sociale et la police des mœurs : ce sont là pour lui des tentations intégristes attentatoires à la liberté individuelle et à l’intégrité du corps, lesquelles constituent les deux acquis précieux de la modernité dont l’islam ne peut éluder ni différer l’adoption.

     Bonne lecture !



  • Kader Hamiche Kader Hamiche 10 février 2012 06:23

    Que les lecteurs de bonne foi m’excusent de ne pas intervenir dans ce débat de comptoir. Je crois avoir dit ce que j’avais à dire. Je n’ai rien à y ajouter ni à en retrancher. Deux mots, tout de même, car j’y suis invité.

     

    Certaines réactions de lecteurs Arabes parlent d’elles-mêmes. Mais je ne les accable pas : ils ne savent pas qu’ils seront (je dis bien « seront » car c’est pour bientôt, grâce à Hollande) les premières victimes de l’entrisme des Islamistes dans la société française. Quand leurs filles ne pourront plus s’habiller comme elles veulent et que leurs fils ne pourront plus écouter du Rap, ils comprendront mais un peu tard, comme le comprennent, mais un peu tard, les Tunisiens, les Lybiens et les Egyptiens un tant soi peu ouverts sur la modernité. Ce qui, pour autant, ne doit pas faire regretter la révolution dans ces trois pays.

     

    Un lecteur prend prétexte de mon texte pour insulter Abdelwahab Meddeb (voir Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelwahab_Meddeb, puisque, apparemment, c’est la Bible...) auquel, sans doute, il n’arrive pas à la cheville. C’est la méthode de Tarik Ramadan consistant à disqualifier l’interlocuteur lorsque celui-ci a des arguments trop pertinents. On a vu ce que cela a donné lors de leur tête-à-tête du 30 janvier 2008 à Ce soir ou jamais ! sur France 3. 

     

    D’autres en profitent pour insulter les Kabyles alors que je n’ai jamais prétendu parler au nom des Kabyles. Quelqu’un a dit que les Harkis étaient en majorité des Kabyles. Il a raison. Les fellaghas aussi étaient en majorité des Kabyles et des Berbères des Aurès. Pour la gouverne des jeunes et des ignares qui parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, la plupart des chefs de leur « révolution » chérie étaient des Berbères. Ils ont tous été éliminés après une courte guerre civile qui a eu lieu en 1963 entre les « Arabes » Ben Bella et Boumediène et les Kabyles de Aït Ahmed. Pour être complet, la raison était que les premiers voulaient instaurer un régime arabo-socialo-islamiste, les seconds voulaient que l’Algérie reste dans la mouvance française. Cela dit juste pour info. Personnellement, je m’en bats rétrospectivement l’œil. Les Harkis étaient pour l’Algérie française et je suis d’autant plus d’accord avec eux que, chaque jour qui passe, les Algériens eux-mêmes leur donnent raison. C’est le peuple algérien qui en a pâti et en pâtit encore, obligé qu’il est de venir en France trouver sa pitance alors que l’Algérie détient le record de devises par habitant (3fois plus que la Chine) tandis que ses dirigeants accumulent les biens en France.

     

    Précision : contrairement au discours des enfants de Harkis renégats qui ont seuls l’accès aux médias politiquement corrects, les Harkis sont fiers d’eux-mêmes et ne se posent nullement en victimes. Etre appelé traître par des gens qui, pour survivre, ont couru après ceux dont ils avaient mordu la main qui tenait la gamelle n’est nullement une honte. La honte est pour ceux qui se targuent d’être des « moudjahidine » et qui ont dû suivre les « colons » pour que leurs enfants puissent manger. La honte est pour leurs enfants décérébrés qui chantent « Ou bladi, ou bladi  ! » (Mon pays, mon pays !, sous-entendu l’Algérie) les pieds dans la merde des banlieues françaises, au lieu de se battre dans leur propre pays pour être dignes de son indépendance. Je suis fier de mon père, fier d’être Français par le sang versé et non à titre alimentaire. Et je suis heureux d’avoir reçu de la France une culture à vocation universelle qui me permet à la fois de respecter l’Islam (que je considère comme une religion attachante que des malades oscurantistes s’efforcent de dévoyer par haine de l’autre) et de taper sur ses fanatiques revanchards qui reportent sur la France la responsabilité de leurs propres insuffisances.

     

    Pour finir, à celui qui cite si volontiers Montesquieu, voici de quoi méditer :

    "Je ne demande à ma patrie ni pensions, ni honneurs, ni distinctions : je me trouve amplement récompensé par l’air que j’y respire ; je voudrais simplement qu’on ne l’y corrompît point." Montesquieu

    Et aussi :

    "Je hais l’idéalisme couard qui détourne les yeux des misères de la vie et des faiblesses de l’âme. Il faut le dire à un peuple sensible aux illusions décevantes des paroles sonores : le mensonge héroïque est une lâcheté. Il n’y a qu’un héroïsme au monde : c’est de voir le monde tel qu’il est et de l’aimer." Romain Rolland 

    Kader Hamiche, Fils de Harki et fier de l’être

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