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Pingouin094

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Mes engagements militants :
  • Militant CGT Cheminot,
  • Militant PCF,
  • Militant de la cause palestinienne

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2011
  • Modérateur depuis le 11/01/2012
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Derniers commentaires



  • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2012 17:30
    Qu’effectivement, le bilan de Jean-Luc Mélenchon et des communistes dans le gouvernement Jospin ne soit pas glorieux, j’en convient. C’était une erreure. D’ailleurs, Mélenchon lui-même reconnaît aujourd’hui (lire à ce sujet son livre « Qu’il s’en aille tous » qu’appeler à voter Oui à Maastricht était une erreur.

    Maintenant, comme militant de base du PCF, je peux dire que je sens - un peu depuis 2005, beaucoup depuis 2010 - une re-radicalisation du PCF sur des bases réellement communiste. Idem pour les gens qui ont rejoint le PG que je peux connaître.

    Alors, personnellement, je pars du principe que les gens changent. Pour avoir suivi Mélenchon quant il était encore au PS (lire son livre « En quête de gauche », publié après la présidentielle de 2007) je crois sincèrement que son départ du PS n’est pas une posture politique mais bien le débouché logique d’un cheminement personnel : n’avoir jamais dévié de la gauche quand son parti dérivait à droite, jusqu’à la rupture.

    Alors, je pars du principe que je vote pour un programme. A quoi pense Mélenchon en se rasant ? Peut-être que je me fais des illusions en espérant qu’il pense ce qu’il dit. Mais au fond, ce n’est pas le plus important. Ce qui est important, c’est que - qu’il le pense ou pas - il allume un espoir chez ceux qui rejoignent les rangs du Front de Gauche. Et que tous ceux qui voteront Front de Gauche voteront pour ce programme, pour cet espoir, et pas pour les erreurs passés des uns ou des autres.

    Alors oui, je voterais Mélenchon sans état d’âme. Et par contre, je pèserais de tous mon (modeste) poids pour que lui et le PCF tiennent leurs promesses, y compris de ne pas participer à un gouvernement socialiste qui ne remettrait pas réellement en cause le capitalisme (et à priori, un gouvernement Hollande ne compte pas remettre en cause le capitalismeà.


  • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2012 17:16

    La « crise » est un prétexte à une attaque sans précédent contre la démocratie en Europe.


    C’est clair avec la Grèce. Quand Papandréou, dans un sursaut, a proposé que les grecs s’expriment par référendum, la quasi totalité des dirrigeants européens, du G7 et du FMI ont fait pression pour qu’il recule, et il a reculé ;
    Et maintenant, la Grèce doit accepter une « surveillance permanente » de fonctionnaire du FMI, de la troika...
    Le même mécanisme est en jeu avec le MESF, a un niveau plus subtil, pour la France, conduisant à un abandon de notre souveraineté, non pas à une autre instance élu, mais à des technocrates. C’est innacceptable.

    Et tout député qui votera le MESF n’aura pas ma voix au second tour, même s’il est de gauche, même pour « battre la droite ».

    Parceque, quel sens ça a de battre la droite, si c’est pour appliquer de bon coeur sa politique de rigueur inclue dans le MESF ?


  • Pingouin094 Pingouin094 20 janvier 2012 21:08

    Après une mise au point sur les valeurs internationaliste de la gauche, je reviens sur le lien nation - souveraineté populaire qu’il ne faut pas éluder.

    Comme je le disais précédemment, au début du mouvement ouvrier, la question ne se pose pas. La conquête de liberté du mouvement ouvrier passe par le gain de droits sociaux avant de passer par le gain de droit politique. Voter est accessoire quand le travail est une exploitation de tous les instants et l’extrême précarité la norme. Et le gain de droits sociaux passe par l’union des travailleurs de tous les pays.

    La question se pose autrement aujourd’hui parce que la situation est nouvelle. L’idée de lien entre nation et souveraineté populaire ne prend de sens que s’il existe une entité supra-nationale menaçant la souveraineté populaire.. Hors dans l’histoire mondiale de la gauche, cette situation n’est arrivé que dans un laps de temps réduit et dans une zone géographique réduite. Elle n’a pas valeur universelle.
    Certes, comme cette situation est l’Union Européenne depuis le début des années 1990 ( traîté de Maastricht) jusqu’à nos jours, elle nous concerne au premier plan.

    Mais plutôt que de philosopher sur la nation et la souveraineté populaire dans l’absolu, il me paraît plus opportun de réfléchir au seul et unique cas particulier concret où la question se pose : la démocratie dans l’UE de nos jours.



  • Pingouin094 Pingouin094 20 janvier 2012 20:58

    Le lien que fait l’auteur entre nation et souveraineté populaire mérite qu’on s’y attarde.

    Mais l’auteur ignore ou fait mine d’ignorer le lien historique entre l’internationalisme et la gauche, et passe donc à côté de notions essentielles. Je vais essayer de corriger le tir.

    L’internationalisme est dans les valeurs de la gauche depuis un certain « prolétaire de tous les pays, unissez vous » (Karl Marx, Manifeste du Parti Communiste, 1847) Depuis les origines en somme.
    Le mouvement ouvrier se structure historiquement dans une vision internationaliste, avec la création de l’Association Internationale des Travailleurs en 1864, puis la Ière Internationale. Faut-il rappeler que la gauche française au début du XXème siècle s’appelait Section Française de l’Internationale Ouvrière ? Elle ne prendra le nom de Parti Socialiste qu’en 1969...

    Les valeurs d’internationalisme de la gauche proviennent du constat suivant : les nations servent les intérêts de leurs bourgeoisies respectives. Les travailleurs eux ont en commun de renverser le rapport de domination de la bourgeoisie. A l’époque, la conquête de liberté passe d’abord par la conquête de droits sociaux, avant la conquête de droits politiques et la notion de nation et de démocratie cherche à l’auteur est secondaire.
    Cette conception trouvera malheureusement une illustration dans la guerre de 1914. Les ouvriers de tous les pays sont envoyés à la boucherie pour résoudre par les armes le conflit entre leurs bourgeoisies respectives sur la taille des empires coloniaux de chaque nation. En 1914, l’internationalisme de la gauche est entièrement justifié : il s’agit de dire que les travailleurs allemands et français n’ont pas à mourir pour savoir à qui appartiendront les colonies africaines, de la bourgeoisie allemande ou française.

    Le PCF deviendra effectivement nationaliste durant la deuxième guerre mondiale. Faut-il rappeler que le contexte de lutte armée contre l’occupation est un terreau fertile au sentiment national ?
    Ce qui n’empêchera pas le PCF d’être au premier plan du mouvement de décolonisation, dès la guerre terminée.

    Mais cet épisode nationaliste n’a été qu’une parenthèse dans l’histoire du PCF qui redeviendra vite internationaliste. Et ce ne sont pas les médias qui le feront changé d’avis, mais bien son alignement (à tord) sur l’URSS.

    Le PCF comme le Front de Gauche est aujourd’hui sans conteste internationaliste.

    Et si la Marseillaise est chantée à la fin de tous les meeting du PCF depuis l’origine, tradition reprise par le Front de Gauche, ce n’est pas par nationalisme. Avant d’être un chant patriotique, la Marseillaise est d’abord l’un des tous premiers et des plus glorieux chants révolutionnaires. C’est ce que commémore aujourd’hui encore le PCF. D’ailleurs, faut il rappeler que la Marseillaise est immédiatement suivie de l’internationale « terminant la Marseillaise pour toute l’humanité » comme disait Aragon.



  • Pingouin094 Pingouin094 17 janvier 2012 23:41

    Si on doit comparer les agences de notation à un outil médical, le thermomètre, alors il me paraît pertinent de continuer l’analogie en disant que cet outil médical a la facheuse tendance à transmettre un certain nombre de maladie nosocomiale grave.

    Et quand un hopital transmet plus de maladie nosocomiale à ses patients qu’ils n’en soignent, le ferme devient une question de santé publique.

    Il en est de même pour les agences de notation. Je m’explique.

    Les agences de notation n’évaluent pas la qualité des politiques publiques. Elles évaluent le risque pour les investisseurs qu’un état fasse défaut et ne rembourse pas sa dette. Sauf qu’en dégradant la note d’un état, l’effet immédiat est d’augmenter ses taux d’intérêts, donc ses déficits, donc d’augmenter très sérieusement le risque qu’il ne rembourse pas la dette.

    Pour continuer la comparaison, si le fait de prendre la température d’un patient à 38° le fait immédiatement passer à 39°, vous vous diriez qu’on va peut être prendre outil de mesure ? C’est exactement ce qui se passe avec les agences de notations.

    Quant à la critique du FdG, elle vient de ce que j’ai dit plus haut : les agences de notations n’ont pas vocation à évaluer la pertinence des politiques publiques. Rembourser la dette est une préoccupation accessoire d’un état, sa préoccupation majeure est le bien être de ses citoyens. S’il faut en passer par un défaut de paiement, comme ce fut le cas en argentine en 2001, pas de souci (c’est d’ailleurs dans le programme du Front de Gauche).

    Le FdG s’insurge contre des agences de notations qui sont passé de l’évaluation d’un risque de non remboursement de la dette à l’évaluation de la pertinence d’une politique publique. Aucun organisme privé n’a ce droit. Les seuls à l’avoir sont les électeurs.
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