Oui alors par contre distinguons dans ce texte les aspects purement liés à Sarkozy des aspects liés au néo-libéralisme-mondialisation-démantèlement de l’état providence au service du profit.
Dans le premier, les problèmes purement liés à la personnalité du président partiront avec le président. Ce qui est fait est fait, la France aura du mal à se relever de bon nombre de choses, mais elle y arrivera.
Dans le deuxième cas, que ce soit Sarkozy, DSK ou n’importe qui d’autre issu des partis politiques les plus gros, le départ de Sarkozy et son remplacement ne changeront strictement rien. En 2014, la France perdra sa note de AAA et les réformes les plus saignantes s’abattront sur la France. Et cela, avec ou sans Sarkozy.
Les banquiers ont certes accompli une oeuvre admirable de lobbying en
persuadant nos gouvernements du rôle vital pour nos économies assuré par
leurs établissements.
Tu m’étonnes qu’ils ont réussi. Ce rôle est tellement vital qu’il a tout foutu en l’air.
Plus sérieusement, effectivement, on a BESOIN des banques. Mais de CES banques là ? Absolument pas. C’est le public qui doit avoir la main-mise et le contrôle des avoirs du public, qui sont des biens cruciaux pour la société. Il doit y avoir un contrôle socialisé et local du crédit et des encours publics.
Surtout pas une nationalisation. Frédéric Lordon met en garde contre la tentation d’un contrôle étatique de l’émission d’argent et des avoirs publics. Si pour garder le pouvoir, il s’agit de contenter tous les mécontents en leur donnant tout l’argent qu’ils veulent, cela ne constitue pas une solution viable.
Au nom de quel « grand soir » les couples gays et lesbiens devraient-ils attendre afin de disposer du droit de se marier ?
Oui, enfin s’en remettre à l’avis de 9 personnes pour décider de cette question fondamentale me parait un peu limite. Si le CC avait validé la constitutionnalité du mariage homo, ça aurait paru illégitime à beaucoup de gens. Je pense que cette évolution doit s’inscrire avec une évolution de la société, pas être imposée aux forceps.
Donc, ok, c’est un méchant revers pour la cause, mais fondamentalement, ce n’est pas non plus la fin. Il faut continuer le combat.
Comme on peut le voir, il n’est donc pas si sûr que la crise soit
derrière nous ! On peut craindre au contraire que ces 2 dernières années
n’aient été qu’un avant-goût de ce qui nous attend.
Ben la réponse est là : le but des politiques n’est pas d’endiguer le chomage ou autre (ils en sont bien incapables). Le but c’est de serrer les fesses jusqu’à 2012, assurer la réélection d’un pantin néo-libéral etiqueté de droiteou de gauche, peu importe, et vlan, balancer les réformes les plus saignantes dictées par les marchés financiers.