Je ne défends pas le libéralisme ou le rigorisme de Bruxelles, qui, vous avez raisons, sonnent le glas des souverainetés nationales (au cas ou les gens ne s’en seraient pas aperçus), mais je me demande quelle est la pertinence à soutenir le marché immobilier de cette façon justement, en subventionnant les achats ? Est-ce que ça ne contribue pas à maintenir la bulle ? Un marché qui ne crée pas spécialement de richesses ? Avec des prix hallucinants ? C’est juste des questions comme ça...
Est-ce que les efforts financiers consentis pour soutenir ce marché ne seraient pas plus appropriés dans d’autres secteurs, tel la santé, la justice, l’industrie ?
Des initiatives telles que les euro-obligations, qui
permettraient la mise en commun d’une partie de la dette, va dans le bon
sens.
Mais bien sur, reproduisons les erreurs du passé, ré-endettons nous une deuxième fois (la première fois en tant que citoyen français, la deuxième fois en tant que citoyen européen) en bénéficiant aujourd’hui des richesses créées par anticipation dans deux générations et salopons l’avenir des enfants qui n’ont rien demandé.
Petit aparté, le plus étrange et ironique dans cette histoire est que
l’accord pour faire assumer les dettes d’une banque alors privée par
l’état donc les citoyens est soutenu par un gouvernement d’alliance
dominé par des socialistes avec l’appui des Verts, alors que sur le
continent ce sont les premiers à tirer à boulets rouges sur les
« banksters » et à dénoncer le sauvetage des banques avec l’argent public.
Fin de l’aparté.
On peut avoir des sources ? Le silence des social-démocrates européens sur ces sujets est pourtant assourdissant. Il n’y a guère que sur internet que l’on trouve ce type de commentaires sur les banksters. L’orthodoxie social-démocrate en Europe est complètement libérale et pro-euro... Faut ouvrir les yeux et les oreilles et ne pas s’inventer des ennemis qui n’existent pas.
Quant au fait de dénoncer le sauvetage des banques avec l’argent public, en quoi est-ce donc scandaleux ?
J’ai bien peu que l’aveuglement idéologique ne soit trop puissant chez vous.
Euh intuitivement, quand même, et avec toute la sympathie que j’ai pour vos exposés, M. Asselineau, je pense tout de même que dans un certain contexte, et aussi cynique que cela puisse paraître, la remarque de Trichet n’est pas dénuée de vérité : si les salaires augmentent, cela entrainera une hausse des prix mécanique, ce qui annulera le bénéfice de la hausse du salaire.
Après, est-ce une mauvaise chose, je ne sais pas, il me semble que l’anti-inflationisme de Trichet relève plus d’une crispation idéologique qu’autre chose.
Je note aussi que par contre, les traders et autres banquiers se servent des augmentations astronomiques de salaires sans que Trichet n’y trouve rien à redire. Il ne remet pas en cause non plus l’impact des marchés à terme, des futures et des expositions des grandes banques américaines sur les matières premières qui expliquent leur hausse bien plus qu’une météo soi-disant défavorable.