L’auteur n’a pas évoqué le paradoxe de fermi (le même fermi que le physicien des particules), mais il permet de se rendre compte que les hypothèses faites sont en réalité optimistes.
D’après ses calculs, l’auteur obtient une durée de voyage d’un bout à l’autre de la galaxie de 3 millions d’années. Envisageons une civilisation qui envoie des vaisseaux coloniser les planètes environnantes, puis à partir de là construit d’aurtes vaisseaux et les envoit à nouveau, etc... Un calcul rapide montre que cette civilisation peut coloniser la galaxie entière en un temps record, autour de 5 millions d’années disons.
Si on ramène l’histoire de la vie sur terre à une échelle d’un an, ces 5 millions d’années représente une poignée de secondes. Cela signifie qu’il suffirait qu’une civilisation dans notre galaxie ait accédé aux voyages interstellaires une poignée de secondes (comparé à la durée d’évolution de la vie) avant nous pour qu’ils nous aient déjà contacté, or nous n’avons vu personne...
Statistiquement, c’est tout à fait improbable compte tenu des hypothèses (impliquant pourtant un déplacement très lent). On le voit, les hypothèses technologiques faites par l’auteur ne sont donc pas pessimistes du tout.
On peut envisager les conclusions suivantes au paradoxe de fermi :
- La vie est un phénomène très rare. Peut être une simple curiosité apparue par hasard. Il n’y a après tout rien permettant d’affirmer qu’elle est une étape cruciale de l’évolution de l’univers.
- La vie intelligente est un phénomène très rare. On a tendance à penser que l’intelligence est le summum de l’évolution (sans doute une influence religieuse), mais l’argument est très homocentrique encore une fois.
- Les difficultés technologiques du voyage interstellaire sont bien plus importantes qu’on veut bien le croire. Et il faudrait être bien plus pessimiste.
- Ces difficultés entrainent des freins puissants et universels au maintien et à l’expansion des civilisations. L’histoire humaine en tous cas montre que raisonner à l’échelle du millénaire pour une civilisation est déjà optimiste, alors plusieurs millions d’années, si en plus les communications sont pratiquement impossible à cause de la vitesse de la lumière ...
L’argument de la discrétion est à mon avis peu probant. Une telle civilisation aurait peu de raison de nous craindre. Et si elle ne souhaitait pas s’ingérer, il lui suffirait de limiter les flots d’informations échangées. Et puis, si elle était tellement respectueuse des autres civilisations, d’autres auraient exploré la galaxie et il est douteux que toutes partagent alors le même code de conduite.
c’est comme ça que fonctionne les tags. Et comme je l’ai précisé les tags fonctionnent (à peu près). Le web sémantique c’est une généralisation du principe qui va beaucoup plus loin. Ca paraît très utopique pour le moment.
Le web sémantique souffre des mêmes problèmes (en pire) que l’existant. On ne dispose pas, notamment, de solutions pour garantir la validité des métadonnées nécessaires à l’exploitation du web sémantique, au-delà des tags qui existent actuellement. Autrement dit, lorsque une page web indique que tel contenu est une image montrant telle vue de paris, comment les moteurs de recherche feront-ils pour savoir que ce n’est pas en réalité une pub pour du viagra ? On le voit avec le Google Bombing, il est déjà difficile d’obtenir des résultats fiables, avec le web sémantique ce sera encore pire. Alors, 2008, ça me paraît optimiste.
Je prends le pari que dans une dizaine d’années on en sera au web 9.0, et son successeur sera bien entendu ... le web 10.0 ? Non, raté, le web X.0 bien sûr ! Faut suivre, un peu !
Je ne suis pas du tout d’accord ni avec vos conclusions ni avec votre raisonnement. Vous avez utilisé plusieurs hypothèses que je trouve contestables. Parmi les plus évidentes :
- La capacité d’abstraction des hommes est fixe. Elle a évolué rapidement, puis a ralenti, mais comment affirmer qu’elle est désormais statique ? Au contraire, elle continue d’évoluer.
- L’évolution de la complexité des sociétés est indépendante (notablement plus rapide) de celle des hommes qui les composent. Là encore, le raccourci est très rapide. Il me paraît à moi évident qu’un processus de rétroaction agit entre les deux, et qu’ils sont intimement lié l’un à l’autre.
- La complexité des sociétés est étroitement liée (au point de s’y confondre dans la pluspart de vos paragraphes) à la connaissance scientifique. La machoire m’en tombe. Certes l’accumulation du savoir scientifique est en pleine explosion, mais d’une part l’apport principal de la science à la société c’est justement la simplification des tâches, et d’autre part vous mettez à la poubelle toute la complexité née des interactions sociales (le moteur de l’économie du service).
Ce ne sont là que les premières objections qui me sont venues à l’esprit. J’arrête ici pour éviter un commentaire trop long, mais votre raisonnement me semble complètement faussé sous d’innombrables facettes et réduit votre article à un exercice de style au mieux ennuyeux.
Si on se débarrasse du CO2. Considérez les deux situations :
- La centrale brûle des hydrocarbures, et rejette le CO2 correspondant. La voiture fait de même.
- La centrale brûle des hydrocarbures, et transforme une partie du CO2 en carburant, brûlé ensuite par la voiture qui rejette le CO2 correspondant.
Globalement, il y a bien diminution du rejet de CO2. Ce n’est pas celui de la centrale qui n’est pas rejeté, c’est celui qu’aurait du rejetter la voiture.