D’abord, j’ai répondu sans considération pratique, en effet. Puisque l’auteur écrit « si toute l’humanité vivait comme les Français il faudrait 3 planètes Terre », je ne vois pas pourquoi je n’utiliserais pas les mêmes moyens outranciers.
Si à long terme la surface disponible est totalement sans objet (on peut trouver un moyen de transformer l’énergie en briques organiques nutritives avec un rendement bien plus efficace que les plantes et idem avec tout le reste, y compris le traitement du CO2 et de l’oxygène), à court terme, il y a un problème réel, c’est certain. Mais je ne crois pas que la décroissance soit une solution pérenne. On peut continuer de faire croître notre économie (et même à moyen terme notre consommation d’énergie, si on engage des programmes de recherche maintenant) sans désastre mondial.
L’humanité consomme environ 15TW (TéraWatts) je crois. Le soleil produit 400 000 milliards de TW, dont la terre reçoit 175000TW.
On a encore de la marge ... Ce qu’il faut, c’est trouver comment récupérer tout ça, pas forcément consommer moins. Si on arrivait à récupérer la totalité de l’énergie solaire disponible sur terre, on pourrait consommer 10000 fois plus sans sortir de la planète.
hélas, mon pauvre ami, vos batteries sont elle-mêmes plutôt polluantes (rappelont d’ailleurs que les déchets nucléaires finissent pas disparaître, même si ça dure des milliers d’années, alors que les déchets chimiques ultimes, eux, sont là à jamais) et vu le prix que vous envisagez ne vont pas tenir longtemps. Pour ce genre d’utilisation, il va falloir envisager des batteries bien plus performantes, chères, et polluantes.
Utiliser des batteries électriques, c’est complètement et totalement irréaliste. Tant qu’il n’y a que deux pelés et trois tondus qui s’en servent, ça marchent à peu près, mais ce n’est absolument pas généralisable.
La fonte des glaciers serait à peu près anecdotique pour la montée des eaux, il me semble. L’arrivée massive d’eau douce au niveau des « pompes océaniques », cependant, pourrait bloquer les courants océaniques, qui semblent avoir une influence notable sur la régulation du climat.
Quand l’eau est chauffée, elle augmente de volume, tout simplement. Pas de beaucoup, mais multiplié par la profondeur des océans, ça fait une différence très sensible sur la côte. Les glaciers n’y seront presque pour rien.