Comme d’habitude, c’est du grand n’importe quoi cet article.
Alors, pour savoir quel est l’impact du nucléaire sur le réchauffement climatique, voilà les chiffres qu’il faudrait connaître et qu’on ne trouve pas dans votre article (qui est donc sans aucun fondement sérieux) :
1) quel pourcentage de la production électrique peut être basculée vers le nucléaire (si on prend la France pour modèle, autour de 75% donc)
2) quelle quantité de CO2 envoie dans l’atmosphère les autres moyens existants de production électrique pour produire cette quantité d’énergie.
C’est ainsi que vous obtenez la quantité de CO2 atmosphérique économisé par le nucléaire. Tous vos autres raisonnements sont complètement bidons si vous n’avez pas ces chiffres. La chaleur rejeté par les centrales nucléaires est parfaitement négligeable, le taux de CO2 est bien plus important parce que ses effets restent et se cumulent au fur et à mesure qu’il s’amasse dans l’atmosphère. Même 1% de l’énergie solaire retenu dans l’atmosphère, c’est 100 fois plus important que si la totalité de l’énergie consommée actuellement par l’humanité servait à nous chauffer.
Et je parles bien des technologies « existantes », et pas des projets qui sortiront des labos dans X années et pour lesquels il faudra attendre encore 10 ans après ça pour tout remplacer petit à petit, histoire d’éviter les remarques des rigolos genre paldeolien avec ses bouteilles d’air comprimé.
La production d’énergie est un investissement énorme, lourd et lent. On est obligé de le planifier plusieurs années (voir décades) à l’avance. Il faut que la technologie utilisée soit maitrisée au moment où le choix se fait, or il faut faire notre choix MAINTENANT, on l’a assez répéter, nous n’avons plus le temps d’attendre. D’où, également, l’impérative nécessité d’investir dans la recherche pour le futur.
Alors, quelles centrales faut-il construire MAINTENANT pour diminuer notre production de CO2 ? Le nucléaire a d’autres très gros défauts que personne ne conteste, mais pour le CO2, nier son efficacité est absurde à moins que des chiffres sur le point 2) ci-dessus prouve le contraire.
Je ne comprends pas très bien le rapport entre le but des sociétés et mes messages. Ormi le danger sanitaire, d’ailleurs, vous redites simplement mes propres arguments. A part la ferveur idéologique que vous apportez au débat, que contredisez-vous exactement ?
La différence entre introduction lente et introduction rapide, l’auteur l’explique très bien dans l’article, vient principalement de la réponse émotionnelle à l’adjectif habituellement accolé à la première : « naturelle ».
Les algues qui sont en train de proliférer sur nos côtes en éliminant tout le reste de la flore (et une partie de la faune) ne sont pas des OGMs, pourtant. Pratiquement Tous les légumes et les animaux que nous mangeons sont des OGMs ex vitro (fut un temps où toutes les expéditions de découverte embarquaient un botaniste chargé ensuite d’« adapter » de nouvelles espèces en métropole), et l’auteur donne des exemples de manipulations génétiques in vitro que nous encensons malgré tout.
Il y a des dangers. Ceux qui vous effraient, je l’ai dit au-dessus, sont facilement contrôlables et pour certains relèvent du bon sens sans même avoir besoin d’une expertise scientifique. Pour le reste, il n’y a aucune raison pour qu’un gène introduit à la main soit plus dangereux que le même introduit par la nature.
Le fait est que si on découvrait demain un blé au milieu d’une vallée perdue d’amérique du sud, qui pousserait tranquillement au milieu de nuisibles ravageant les autres récoltes, on l’introduirait partout pratiquement sans se poser de question, alors qu’il est potentiellement bien plus « dangereux » (une vision stupide des choses à mon avis, d’où les guillemets) qu’un blé OGM qui a déjà passé toute une batterie de tests et d’examens.
Tu te trompes lourdement. Plus le nombre de lois (appliquées !) est élevé, plus la liberté et l’égalité de droit sont grandes. En effet, plus il y a de lois spécifiques, plus grand est le nombre de cas particuliers et d’exceptions pris en compte, et moins il y a de lois générales n’abordant les problèmes que du point de vue statistique.
Le problème de la France, c’est la prolifération de lois inutiles, inapplicables, ou encore sans effet, qui étouffent complètement le système. Cette prolifération n’entraîne pas de diminution de liberté, au contraire, elle rend pratiquement impossible l’application de la loi.
C’est comme pour les feuilles d’impôts : s’il n’y avait qu’une seule case à remplir pour tout le monde, l’impôt serait très injuste. Plus il y a de cases et de calculs possibles, mieux c’est, pourvu que ce soit compréhensible. La case « nombre d’enfants » est la bienvenue, pourvu qu’elle ne s’appelle pas « descendance commensale ».
Non, tous les paysans n’achètent pas leur semence. Et même si on se limite à l’occident, on voit que les sociétés produisant des OGMs ont des possibilités bien supérieures de contrôle et de captation.
Tant que les paysans ont un vrai choix, tant que le prix payé correspond en proportion au bénéfice apporté par la sélection des grains, il n’y a aucun problème. C’est le cas pour les semences non-OGMs. Pour les OGMs, la loi doit être très vigilante sur ce point et ne pas donner trop de garanties aux sociétés qui les exploitent. Il y a actuellement des abus manifestes en amérique et en asie.
100% d’accord. Il y a des risques évidents avec les OGMs, tels que l’introduction de gènes de stérilité, une idée vraiment stupide pour le coup, ou de protéines humaines, qu’il est facile de surveiller. Pour le reste il n’y a aucune raison que les OGMs comportent un danger plus important pour la santé que le croisement naturel de deux plantes.
Il y a un autre risque, économique. Celui qui permet à des sociétés de breveter des graines et d’assujettir des paysans en leur interdisant d’utiliser comme semence le produit de leur travail. Là aussi la loi peut encadrer les choses facilement.
Enfin, le risque de la monoculture, qui fragilise considérablement la production en cas d’apparition de nouvelle maladie, est toujours présent, mais pas spécifique aux OGMs.
Le reste est en effet un mélange de démagogie, d’idéologie et de conservatisme d’autant plus saugrenus (pour le troisième surtout) qu’ils sont largement mis en avant par la gauche.