C’est vous qui ne lisez pas bien, alors. Parmi tout ce que vous proposez, il n’y a qu’un seul système de stockage disponible à court terme : les batteries électriques (ce qui est inutilisable à grande échelle). On peut en envisager d’autres relativement rapidement, dont la technologie est plus ou moins maîtrisée, mais pas au niveau industriel, comme les volants à inertie, etc... (de toute façon pas très prometteur)
Pour tout le reste, il faut faire de la recherche car nous n’avons pas de solution industrielle sous la main. Je passe sur l’air comprimé, à mon avis farfelu, mais si on prend par exemple l’hydrogène, je ne crois pas que personne n’ai jamais construit de turbo-générateur hydrogène de grosse puissance (dites-moi si je me trompe).
Notez que ce n’est de toutes façons pas la panacée, même comme ça, on aura probablement encore besoin du nucléaire (surtout tant que l’éolien offshore n’est pas complètement validé et maitrisé). Mais l’important c’est qu’il n’y a rien de disponible à court terme, et si on ne fait pas de recherche, il n’y aura rien non plus à moyen terme.
Entre temps, dire que le nucléaire pollue, oui, via ses déchets, le stigmatiser par contre c’est une idiotie : il n’y a rien d’autre. Ce qu’il faut stigmatiser, c’est l’absence d’effort portant sur la recherche.
Les éoliennes offshores sont encore en test. Et puis on ne sait toujours pas faire d’éoliennes qui produisent de l’électricité 24h/24h. Et encore moins qui en produisent plus au moment du match de foot. Il faut une production de base, et il n’y a que le charbon, le pétrole ou le nucléaire pour ça.
Au lieu d’hurler contre le nucléaire, une attitude plus raisonnable consisterait par exemple à réclamer avec la même véhémence des efforts considérable de recherche sur un moyen de stocker l’énergie produite par le solaire et l’éolien sur une durée d’un ou deux jours, afin de pouvoir disposer d’une vraie régulation de la production.
Ca n’a rien de parano, je suis d’accord avec l’auteur. Découplons la gestion des déchets nucléaires du risque d’accident grave et du fonctionnement normal d’une centrale nucléaire.
Une centrale en fonctionnement ne pollue pas et reste à peu près le seul moyen de générer proprement de l’électricité aujourd’hui (l’éolien et le solaire ne peuvent pas assurer toute la production de base).
Le risque d’un accident limite par contre le nucléaire au moyen terme, ce qui implique des efforts de recherche important pour se préparer à le remplacer dans 50 ans. Or c’est un peu le vide à ce sujet (Iter, c’est anecdotique, on ne sait même pas si ça va marcher).
Les déchets constituent par contre un risque important pour l’environnement et on gagnerait à ce que le public puisse avoir une information transparente à ce sujet. On peut cependant déplorer que l’attitude extrêmiste des organisations écologiques gêne probablement plus qu’elle ne favorise l’évolution de la situation.
Pour information, les écran OLED (qui équipe probablement certains de vos téléphones portables) sont d’ors et déjà produits avec des grosses imprimantes à jet d’encre (enfin, de plastique semi-conducteur, mais ça marche tout pareil).
Pour l’instant la technologie coûte trop cher. Non seulement la machine est volumineuse et très complexe (donc ultra-chère) mais en plus le coût des consommables est très élevé et l’« impression » très lente. Il est envisageable, par contre, d’utiliser à terme du plastique bio-produit (à partir de plantes OGM) et/ou recyclable.
Et pour peu que certaines conditions soient remplies, une machine capable de produire la majeure partie des pièces nécessaires à sa propre fabrication est envisageable, ce qui fairait chuter le prix de la machine, désormais limité à celui des matériaux (c’est ce que recherche le projet rep-rap cité dans l’article).
Pour les photocopieurs nanos, capables de dupliquer un objet à l’atome près, on ne sait même pas si c’est possible, là par contre c’est de la science fiction.
On peut donc attendre encore un peu avant de se poser la question du prix de vente d’une ferrari quand n’importe qui peut la nanocopier. Le prototypage, cependant, je suis d’accord avec l’auteur, c’est pour tout de suite.
L’avènement de l’informatique aboutit ainsi à ce fascinant paradoxe : le comble de la consommation de masse devenu le sur-mesure. L’objet de consommation tend vers une valeur nulle, et l’ouvrier devient le designer, l’ingénieur. Tels ces gens faisant payer des designs personnalisés de pièces et d’ameublements pour les Sims (un jeu informatique), c’est le design ad hoc qu’on paiera demain, pas l’objet lui-même.
La limite dans un tel système, c’est la matière première et l’énergie. Si la matière première peut être recyclée ou produite dans son jardin, ne reste plus que l’énergie ... Décidémment, le 21ème siècle sera celui des problématiques environnement-énergie.