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knail

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Microscopiques, macroscopiques, les questions qui grattent là où ça démange m'intéressent au plus haut point. Je me réjouis de la découverte de la valeur des choses qui en principe n'en ont pas et m'agace des revendications de celles qui pensent en avoir. Un peu compliqué je recherche une simplicité surtout pas trop frontale.

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  • Premier article le 17/05/2016
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Derniers commentaires



  • knail knail 14 août 2016 17:54

    Rassurez vous ! « L’état providence » a peut être existé, mais la tendance est aujourd’hui plutôt à « l’Etat qui se fout de vous ». Les choses devraient donc, s’améliorer.



  • knail knail 14 août 2016 10:03

    C’est étrange, des articles tels que le vôtre je les attends, avec soulagement. . Et pourtant, je n’y souscris pas. Il franchit un pas de trop que son titre résume bien :

    « J’ajoute que tous ces « bandits manchots » ne produisent rien, ne servent objectivement à rien,... leur disparition (éminemment souhaitable) ne provoquerait aucune pénurie, aucun manque, aucune carence dans la reproduction sociale (à la différence des ouvriers, des paysans, des pêcheurs, des médecins ou des chercheurs) … etc. »

    Aux sportifs ajoutez donc les chanteurs, les musiciens, les peintres et tous les artistes en général et la plus grande part des intellectuels, fermez les cirques, les salles de spectacle, envoyez les corps de ballet à la mine et surveillez de près tous les centres de recherche universitaires dont on sait que la plupart cherchent mais ne trouvent pas....Vous avez dit utilité...

    C’est quoi le monde que vous proposez ? Qui décidera de ce qui est utile ou non ?

    Le sport m’intéresse pour ainsi dire à un degré proche de zéro, mais je serais bien malhonnête de ne pas reconnaître que la maîtrise d’un savoir faire, d’un savoir bouger, d’un savoir penser, d’une adresse, d’une tactique, est à la base de tous les arts, de la cultures au sens large du terme (de la maîtrise du cheval et de la charrue, à la chanteuse lyrique, du charpentier à l’astronome), et qu’il n’y a d’ailleurs pas de gradation ou classement à effectuer entre ces différentes maîtrises, qui sont chacune un aboutissement, évoluant de perfectionnements en perfectionnements. Elles sont chacune dans leur branche l’aboutissement de ce que les humains sont capables de réaliser de meilleur. On peut d’ailleurs se réjouir ou non à telle ou telle évolution et résultat, qui signe l’esprit du temps.

    Le spectacle de la performance des corps, on la retrouve sur les stades olympiques, mais aussi à l’opéra ou dans l’atelier de l’horloger. Je la retrouve sur les échafaudages de mes chantiers autant que dans l’adresse du chirurgien. Tout est question de regard.

    Vos arguments d’utilité pour éliminer le sport parmi les richesses des capacités humaines me semblent la porte ouverte à une épuration culturelle, une révolution… (?), extrêmement dangereuse et dommageable. Une fois encore, qui décidera de ce qui est un art valable ou non ?

    Le sport pose problème, il envahit une part disproportionnée et pour moi scandaleuse de l’espace culturel. Je le perçois comme une agression. Il en est jusqu’à la coupe des vêtements que l’on est sensé porter pour accomplir telle ou telle activité. Le sport doit donc de toute urgence être remis à sa place. Demain n’est pas la veille. Je suis sur ce point tout à fait en phase avec votre discours et en particulier sur l’aspect fascisant de ce développement effréné de la sphère sportive.

    Sur le troisième programme de la RTBf, par exemple, on interrompt maintenant, sans ménagement aucun, de façon abrupte au beau milieu d’une phrase, les commentateurs d’avant concert pour annoncer les résultats de la dernière coupe de football… Et cela avec, en plus, dans la voix et l’expression l’enthousiasme feint de la midinette, peu ragoutant. C’est tout dire ! Le degré de soumission est total. Comme si le public qui choisissait d’écouter un concert à la radio le soir d’un match de foot se souciait d’une façon quelconque d’un résultat de ce type ? Bien au contraire ! Et il y a bien de quoi fulminer de cet envahissement jusque dans les recoins désormais les plus obscurs et désuets de la culture. L’envahissement est donc bien de type totalitaire, sans limites.

    Mais de là à réduire le sport comme vous le faites à quelque chose à détruire… je ne comprends pas ! Au point que je ne sais comment le noter votre article. Je le trouve intéressant et riche d’éléments forts bien mis en formes. Mais son contenu… en parlant de fascisme justement…



  • knail knail 13 août 2016 08:37

    @Jean Pierre

    «  En fait les classes modestes ne sont plus représentées par personne  »

    « Plus »… ou toujours pas… ?

    N’est ce pas la châtelaine et par ailleurs écrivaine George Sand qui au milieu du XIX éme siècle, déjà, se réjouissant de l’état particulièrement inculte de son département faisait le constat rassurant que, comme à son habitude, le peuple y voterait donc pour ses châtelains et notables…( Rappelé par l’historien Henry Guillemin)

    C’est la triste histoire, et le pari initial aussi(!) de la démocratie, du suffrage universel et des élections représentatives. La population a rarement voté en masse pour ceux qui représentent ses propres intérêts.

    Plus rassurant apparemment de voter pour le grand propriétaire que pour son simple voisin...

    Dans les milieux les plus privilégiés on prépare ses fils et ses filles à embrasser des carrières politiques, de dirigeant etc.… En outre ils s’imprègnent toute leur jeunesse des règles de domination et d’autorité et acquièrent naturellement le langage, la gestuelle, la façon de se tenir, de s’habiller, déterminants, qui les accompagnent.

    Se faire élire ou choisir y est aussi naturel que pour le maçon maçonner des briques.

    Tans que nous ne faisons pas avec les nos enfants et nous même quelque chose capable de rivaliser avec cela, gémir aux marquises n’est pas de mise ! Ces gémissements signent seulement notre soumission.

    Nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous même.



  • knail knail 1er juillet 2016 16:33

    @alinea

    C’est drôle, ce que vous écrivez me rappelle très exactement ce que l’on disait à l’époque du projet de construction de l’autoroute A10, dans le Sud-Ouest. Elle ne servirait jamais à rien...
    Ceci dit vous avez peut être raison. 
    En tout cas pour toutes les raisons que vous avancez et d’autres plus sinistres encore que vous ne mentionnez pas mais qui se rappellent à nous aussi de plus en plus préçisément, mon père a installé toute sa famille à la campagne en Charente Maritime, quittant les régions industrieuses d’Europe.
    C’était il y a près de quarante ans...
    J’ai longtemps attendu. Ca arrive peut être enfin. smiley



  • knail knail 1er juillet 2016 16:14

    La pensée globale échappe encore. C’est dramatique, je suis bien d’accord. Mais nous sommes tous prisonniers en bonne partie du réductionnisme de l’intérêt particulier : de l’achat du T-shirt, à celui de la lessiveuse, de la bagnole etc... Idem pour les destinations de vacances, et plus dramatiquement encore pour notre immobilisme face à la montée en puissance des volontés de confrontations mondiales, ou pour la misère et les souffrances de notre voisinage direct au désormais village planétaire.
    Moi aussi je passe la plupart de mon temps et de mon énergie au jardin, au boulot, avec mes amis, dans mes petites distractions diverses etc... J’essaie de penser global, mais je dois bien constater que je vis principalement très réduit sur mes intérêts particuliers. Et j’avoue ne pas savoir comment faire pour sortir de cet engrenage pourtant collectivement fatal... Je fais ce que je peux, comme le colibri, mais cela semble si dérisoire.
    Cette histoire d’aéroport n’est désespérante que dans cette commune logique là.... D’une situation globalement désespérante. Je ne suis pas même certain que nous parviendrons collectivement à nous bouger efficacement face à la volonté de confrontation globale finale... Cela semble bien mal parti en tout cas, avec nos cerveaux lavés aux média conventionnels.
    Sur ce... profitons généreusement de l’instant présent et de ce qui s’offre à nous ! smiley

    Les aéroports, l’avion, les autoroutes et la bagnole, c’est la poisse, une aberration globale à l’échelle de l’Europe et des possibilités théoriquement offertes par le train, le TGV, les transports collectifs, le vélo. Mais en attendant ça reste pratique, en attendant mieux, plus logique, plus responsable. En attendant que nous changions...

    J’ai taquiné mon entourage à la suite de la COP 21 en criant bien fort que nous y étions, que le monde basculait, que le grand chantier du futur était lancé, que les problèmes d’emplois, d’avenir à rêver, de crises, à sa suite étaient rejetés définitivement derrière nous, une histoire définitivement ancienne. Et je disais voir se dessiner déjà le réseau européen de l’Hyperloop... entre autres merveilles...
    Cet avenir là est aussi possible mais il dépendra de nous.

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