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knail

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Microscopiques, macroscopiques, les questions qui grattent là où ça démange m'intéressent au plus haut point. Je me réjouis de la découverte de la valeur des choses qui en principe n'en ont pas et m'agace des revendications de celles qui pensent en avoir. Un peu compliqué je recherche une simplicité surtout pas trop frontale.

Tableau de bord

  • Premier article le 17/05/2016
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Derniers commentaires



  • knail knail 30 juin 2016 10:14

    Pour rappel : Montesquieu écrivait dans ses Pensées :

    « Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je le rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose qui fût utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien, qui fut utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime »

    Il semble bien que le débat se joue pour le principal à l’intérieur de la dernière proposition.

    A moins qu’il ne se situe ici... :

    « J’applique en quelque sorte une hiérarchie de sentiments et de dilections ; j’aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que les inconnues et les inconnues que mes ennemies. Par conséquent, j’aime mieux les Français, c’est mon droit. J’aime mieux les Européens ensuite. Et puis, ensuite, j’aime mieux les Occidentaux. J’aime mieux dans les autres pays du monde ceux qui sont alliés et ceux qui aiment la France. »

    Mise en parallèle des deux citations par Jacques Julliard das Le Malheur Français. La seconde étant de Jean Marie Le Pen.



  • knail knail 27 juin 2016 09:54

    @Kasia

    Bonjour Kasia,

    Je rentre de Pologne où j’ai été assez fort occupé.

    Vos deux précédents commentaires illustrent et expriment de façon étonnement proche de ma propre perception, la différence culturelle, en particulier sur ces aspects de la « politesse » et du rapport plus direct des polonais une fois passé, très facilement, leur côté « timide/réservé ». En fait c’est notamment cet aspect « plus simple » des rapports humains, qui a été une des raisons de mon choix de me trouver une maison dans cette région d’Europe. En comparaison, je nous trouve, Français et Belges, bien compliqués, tordus par notre éducation « bourgeoise », où la politesse finalement l’emporte souvent sur une certaine honnêteté relationnelle. Une amie polonaise qui a travaillé dans la distribution m’expliquait comme cela la choquai à Bruxelles : toujours tout sourire face au client, et ensuite, derrière son dos, toutes sortes de méchancetés. Cela l’a fort déconcerté au départ. Elle me disait que dans son expérience en Pologne, si l’on souri à quelqu’un c’est que l’on a une réelle sympathie/amitié, sinon on se contente de ne rien dire ou exprimer.

    C’est cette spontanéité et simplicité qui permet d’ailleurs une grande convivialité entres voisins, habitant d’un même village ou d’une même région. Mes voisins entrent et sortent de chez moi avec beaucoup de facilité, et ils s’amusent assez (et me jouent de gentils tours) en constatant la difficulté que j’ai moi à faire pareil chez eux. Du coup, si j’appelle, frappe à la porte, sonne etc. ils ne répondent pas et attendent que j’entre. Lorsque que je leur explique ensuite que je tourne autour de la maison depuis cinq minutes ils me demandent pourquoi je ne suis pas entré plus tôt… Ce qui pour moi, me prévenu, reste très difficile à entreprendre. Je dois vraiment me forcer.

    Enfin bon, on n’en finirait pas de relever toutes ces différences culturelles qui sont d’ailleurs une des richesse des rencontres. Je pense d’ailleurs que mon éducation « bourgeoise » doit paraître à mes amis polonais assez exotique et sympathique aussi, dépaysante en tout cas.

    Cet message aussi pour vous transmettre un lien vers cet article :

    http://www.investigaction.net/pologne-intensification-de-la-campagne-anticommuniste/

    qui étudie plus en profondeur l’attitude du gouvernement polonais en rapport au communisme et la relecture de l’histoire, la sienne et l’européenne. C’est évidemment un article « orienté » au vu des rédacteurs, mais cela n’enlève rien à son intérêt. Bien au contraire.

    J’apprends par ailleurs que les Italiens sont sommés de démonter leur mémorial à Auschwitz qui comporte des symboles communistes… Les Italiens ont résisté à cette demande assez longtemps, mais doivent maintenant s’exécuter. Ils sont assez choqués. Le mémorial va être remonté en Italie.

    Il y a une sorte de renversement du discours, perle de tartufferie, qui autorise une attitude autoritaire, négationniste, de réécriture de l’histoire, sous prétexte de lutte contre le totalitarisme… C’est particulièrement tordu et perfide comme tournure d’esprit. Véritable signe d’une dérive totalitaire du gouvernement polonais. J’espère une réaction des intellectuels, historiens, philosophes, sociologues, écrivains, qu’ils soient communistes ou non - surtout d’ailleurs s’ils ne le sont pas - pour dénoncer l’hypocrisie, et surtout les danger s et me le grand péril d’une telle attitude. Je pense aussi que le gouvernement polonais prend de grands risques en se lançant dans une telle entreprise, à moins qu’il ne s’agisse que d’un test afin de mesurer la capacité et la volonté de réaction et de mobilisation de la société civile polonaise ? Je dis risque parce que la semaine dernière encore, discutant sur ce thème au village, on m’a clairement fait comprendre, que beaucoup parmi les plus âgés et adultes de plus de quarante ans étaient entrain, de plus en plus nombreux, à prendre conscience et déclarer que finalement, au vu de l’évolution des choses, l’époque communiste n’était pas seulement correcte et valable, mais même meilleure que la situation actuelle….

    Mon article était donc en deçà de la réalité. En tout cas à la campagne, chez des gens qui n’ont ni pouvoir, ni fortune, ni intérêts particuliers dans les structures économiques et politiques. Somme toute les plus nombreux. Pour les plus jeunes on m’a répondu qu’il n’y avait pas à priori d’anticommunisme, mais pas non plus de sympathie particulière.

    Je vais en tout cas suivre avec le plus grand intérêt l’évolution des prochains mois en Pologne sur ces questions brûlantes, qui comme vous m’inquiètent à vrai dire beaucoup.

    Au plaisir.

    Knail



  • knail knail 4 juin 2016 15:18

    @Montagnais
    Effectivement et vous avez bien raison de le rappeler, c’est primordial. Nos regards, nos paroles, nos rêves, nos désirs, fussent ils de concorde et de partage sont contaminés...Il y a bien de quoi faire appel à tous les Saints du Paradis, le combat est de taille. Ceci dit, quand je vois la diversité de ceux auxquels vous faites appel, je me dis que l’accord nécessaire n’est peut être pas impossible à trouver avant, pendant ou après l’Apocalypse dont parle Luc-Laurent-Salvador. L’Apocalypse n’est ce pas chaque jour, aujourd’hui, comme chaque jour la Résurrection ?



  • knail knail 4 juin 2016 14:31

    @tf1Groupie

    J’aime assez votre humour en admettant qu’il s’agisse d’humour.
    Quand je songe à l’inépuisable source de rêve, d’astuce, d’obstination qu’ont représenté durant une part de ma jeunesse l’élaboration dans les arbres de ’ma’ cabane et de la ’charrette’, constituée d’un vieux châssis de landau et d’une vielle boîte de compteur électrique en bois, j’avoue que je pleins un peu les enfants dont je vois dans les jardins des villas d’aujourd’hui alignées les cabanes rutilantes (véritable palais en comparaison de la mienne) du brico-marché et les petit tracteurs en plastique qu’on aurait bien peine à traîner des après midi entières sur les chemins des quartiers et campagnes. Et je n’aurais à l’époque échangé pour rien au monde le cerf-volant que mon père m’avait appris à réaliser avec deux bout de bois, un vieux sac, à l’époque en papier, de grande surface et des papillotes pour sa traîne.

    Il y a effectivement donc bien dans certains excès une destruction de socialisation, j’en suis absolument convaincu.



  • knail knail 3 juin 2016 15:00

    @escoe

    Ce que vous racontez est toujours bien réel. De la poésie française récitée comme cela spontanément, mais aussi les émissions de radio sur le cinéma français, la chanson française omniprésente (j’y révise mes classiques), et sur les chaînes culturelles les mélodies de Poulenc, Satie, Debussy, les opérettes d’Offenbach, etc. que l’on entend quasiment plus qu’en France. Je découvre même certaines oeuvres contemporaines : dernièrement un opéra néo baroque assez bien foutu.
    Et pour finir le plus touchant, la vielle dame au chapeau de paille, qui vous a observé parler, rentrant du marché, entourée de ses paniers de légumes, qui vous accroche la manche à votre sortie de l’autobus pour vous dire quelques mots gentils et vous caresser la joue. Elle vous relâche ensuite délicatement comme un oiseau auquel on rendrait la liberté. Les anecdotes de ce types sont légions.

    Dommage seulement que nous ne renvoyons pas plus souvent l’ascenseur.
    Tout ceci me fait cruellement penser à un amour donné sans retour. Cela peut occasionner de terribles brûlures, et je ne comprend donc que trop bien les sentiments de Kasia de trouver fort peu de compréhension et d’écoute autour d’elle à propos de son pays d’origine.

    Qu’on se le dise donc Français et francophones, il y a dans ce coin là d’Europe Centrale des amis qui vous attendent comme vous n’imaginez pas que cela soit possible.

    PS : J’ai rencontré des Ukrainiens et des Bielorusses, et de la part de ceux ci c’était le même type d’élan de sympathie pour la France et la langue française.

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