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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

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  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 30 janvier 2014 16:56

    La question fondamentale si une démographie positive soit économiquement nécessaire n’est jamais posée, parce que l’idée que seule une croissance permanente de la consommation peut assurer la santé économique de la nation est une conviction inébranlable. Malgré la catastrophe écologique qu’elle finira inévitablement par provoquer. Du point de vue écologique, ce n’est pas la croissance mais la décroissance qui est urgente. Ce qui ne serait possible qu’après une révolution du système sociopolitique basé sur l’axiome : consommation = production = croissance = santé économique. Le système s’est montré valable jusqu’à nos jours, mais il est devenu une voie vers l’abime. La sécurité sociale aussi est basée sur la nécessité d’une démographie et une croissance infinies. Sans démographie positive, il faut une immigration à l’infinie. Alors que la moitié des habitants dans le monde vivent en dessous de la pauvreté, la promotion de la consommation s’accompagne de tonnes de déchets avec des vêtements, des articles d’alimentation non-ouverts, des restes d’aliments non-consommées, des jouets, des appareils divers, qui finissent dans les décharges publiques, ou sont exportés dans ces mêmes pays pauvres.



  • Kookaburra Kookaburra 30 janvier 2014 11:13

    Au nom de la « lutte contre l’homophobie », le gouvernement s’appuie sans vergogne sur les enfants en les inculquant l’idéologie de l’indifférenciation des sexes. D’un côté, on réclame le droit à la différence au nom de la démocratie, et nous voici plongés dans l’indifférenciation. Ainsi, la modernité veut que chacun peut être ce qu’il veut quand il le veut, et passer à son gré d’une identité à une autre. L’obsession égalitaire cherche à supprimer toute référence au genre de l’individu. L’école « maternelle » , trop sexiste, s’appellera « école primaire ».



  • Kookaburra Kookaburra 29 janvier 2014 16:30

    En Turquie, l’opposition laïque dénonce l’islamisation sournoise de la société et les atteintes répétées aux droits de l’homme. Même au sein de la parti islamique on fustige les scandales de corruption. Mais l’enthousiasme de notre gouvernement pour une adhésion de ce pays est peu influencé par ces faits. L’intérêt économique de ce marché prometteur les relativise. Les échanges commerciaux entre la France et la Turquie ont triplés depuis l’union douanière signée en 1996. En période de crise l’intérêt économique étouffe toute autre considération. Ce qui offre une ouverture inespérée aux Turcs, malgré l’opposition massive de l’opinion publique en Europe.
     
    Toutes les considérations politiques, culturelles, sociétales et religieuses sur l’impact de l’intégration dans U.E. de 80 millions de Turcs ne sont pas prises en compte. L’idéologie joue aussi un rôle dans cette insouciance : il est interdit d’aborder certaines questions. L’excellent « modèle turc » démontrait la parfaite comptabilité de l’islam politique avec la démocratie, dit-on. L’opposition a bien démasqué le vrai visage de l’AKP, mais Hollande préfère l’ignorer.



  • Kookaburra Kookaburra 28 janvier 2014 12:18

    Le terme d’islamophobie est utilisé pour faire de l’islam un objet inaccessible à la critique, sous peine de poursuites. Il devient le nouvel instrument de propagation du fondamentalisme qui s’avance masqué, drapé dans les atours de la victime. Il cherche à rétablir le délit de blasphème et à l’associer au racisme. Or, la critique d’une religion n’a rien à faire avec une race. D’ailleurs, il y a des croyants de toutes les races dans l’islam. On a le droit de détester une religion et de le dire. Le terme d’islamophobie est utilisé aussi par les islamistes contre les musulmans libéraux qui ose critiquer les anachronismes de leur religion ou pour stigmatiser les jeunes femmes musulmanes qui veulent s’affranchir du voile ou épouser l’homme qu’elles aiment indépendamment de sa religion. Avec ce terme nous assistons depuis vingt ans à la fabrication d’un nouveau délit d’opinion.



  • Kookaburra Kookaburra 27 janvier 2014 11:24

    Bonjour Alinea. Je partage, hélas, votre pessimisme et votre horreur de la voie dans laquelle s’enfonce notre monde. Jusqu’à vers la fin du XX siècle le grand progrès technologique semblait être une promesse d’un avenir radiante proche. Un formidable élan d’espoir avait animé la planète occidentale. Partout, avec une ardeur sacrée, on attendait quelque chose.

    L’avenir heureuse que le progrès allait créer : l’Etat-providence avec revenu de base pour tous, prolongement de la vie, transports rapides, heures de travail raccourcies et le développement de la culture pour tous, était une promesse de bonheur imminent. Mais, peu à peu, on s’est rendu compte que la promesse n’allait pas être tenue. La déception se manifestait sur deux plans. Le progrès, s’il a produit un bien-être supplémentaire, n’a pas apporté le bonheur promis, mais a crée d’autre désirs et d’autres insatisfactions, autrefois insoupçonnés. D’autre part, le progrès technique était censé apporter un progrès moral parallèle : l’esprit de solidarité, la bienveillance et l’attention aux autres. Il n’en est rien. La croyance dans un avenir heureuse relevait d’un délire matérialiste sans précédent : elle sous-entendait que les vertus seraient des excroissances du bien-être et que l’immoralité venait de la pauvreté.

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