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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 5 février 2014 12:39

    Excellent article. Bruxelles, avec sa manie régulatrice, réglementant tous azimuts, de la forme de la banane à la taille des avertissements sur les paquets de cigarettes, ne fait rien de signifiant pour unifier l’Europe. Elle n’est que repaire de fonctionnaires anonymes que personne n’a élus, pouvoir opaque assiégé par les lobbys et dominé par la pensée ultra-libérale. Elle est devenue une pouvoir totalitaire. L’U.E n’aurait pas dû partir de Bruxelles mais aboutir à Bruxelles.



  • Kookaburra Kookaburra 4 février 2014 11:25

    Ajouter un mot sérieux à ce texte de fine humour serait dommage. Il me suffit de l’apprécier et de rire. Merci Siatom.



  • Kookaburra Kookaburra 1er février 2014 10:39

    Bonjour Alinea. Tout à fait d’accord avec vous et avec votre terrible constat de la décadence de notre civilisation, dont une des cause, que vous soulignée, est l’école. Dans les années soixante-dix, avec le triomphe de l’idéologie de l’interdiction d’interdire, on a vu naître l’éducation antiautoritaire qui allait permettre aux enfants, enfin, de s’épanouir. Le mal, c’était la répression et l’ancienne pédagogie tyrannique. Ainsi, à l’instar des apôtres de l’école heureuse, on nous a appris que l’enfance est une minorité jusqu’alors opprimée, qui avait besoin de se libérer, et nous avons donc compris qu’il faut mettre l’enseignement au service de la liberté créatrice des élèves. L’ancien professeur, qui croyait ouvrir un monde aux élèves, fut congédié pour déficit démocratique et supplanté par le moniteur, qui noue des liens d’affection avec les gamins. Dans la relation amicale avec les élèves, les frontières s’effacent, les âges se confondent. Autrefois considéré comme un être en devenir, un être immature, on s’est aperçu que l’enfant a tout de l’adulte, et au même titre que l’adulte, on l’a affublé des droits de l’homme, et notamment, l‘égalité.



  • Kookaburra Kookaburra 31 janvier 2014 11:32

    La question de l’utilisation d’embryons pour la recherche n’est pas une question scientifique mais éthique. Si problème il y a, c’est un problème moral. Ni les scientifiques ni les politiciens n’ont de compétence particulière dans la question, et pour cette raison elle requiert, dans une démocratie, un débat public. Or, il n’y en avait pas. Il n’en était même pas question. La loi a été votée en catimini pendant les vacances d’été.

    La nouvelle loi est un changement considérable. Le principe a toujours été le respect de la vie humaine, et ce n’est qu’à titre dérogatoire que la destruction ou l’utilisation d’embryons humains sont permises, par exemple l‘avortement. A présent, il s’agit de faire de la dérogation un principe et de considérer un embryon humain comme une simple masse de cellules, ce qui ouvre la voie à la commercialisation. En effet, ce ne sont pas les chercheurs qui ont demandé cet assouplissement de la loi mais les industriels, et ce sont bien eux qui en seront les bénéficiaires principaux.

     Quelle est la situation dans les autres pays ? En Allemagne la loi interdit l’utilisation d’embryons humains pour la recherche. En Suisse, la loi interdit à la fois la conservation des embryons et leur don. Elle ne permet pas, non plus, la fabrication d’embryons aux seuls fins de recherche. En Danemark aussi, la loi limite strictement la recherche sur l’embryon. En Angleterre, par contre, la loi est très ouverte sur la recherche.



  • Kookaburra Kookaburra 31 janvier 2014 10:50

    Bonjour Karol. Tout à fait d’accord avec vous. La théorie du genre ou « gender studies » se base sur une dissociation du sexe biologique de l’individu et son orientation sexuelle. Selon cette théorie, l’hétérosexualité n’est pas toujours innée mais imposée par l’éducation et par la société dans laquelle on grandit. Développée dans les années 70 par la sociologue américaine Judith Butler, une lesbienne militante, la théorie est une défense de l’homosexualité, à l’époque considérée comme une perversion. Depuis, la théorie ne cesse de provoquer des débats et des disputes dans le monde entier.

    Dans l’actuelle « lutte contre l’homophobie », le gouvernement avait proposer d’introduire le sujet à l’école des la maternelle. Des éditeurs comme Bordas ont fourni des livres comme « Mon papa porte une jupe ». A présent, le gouvernement nie vouloir suivre ce projet, mais seulement promouvoir l’égalité homme/femme. Les nombreux opposants protestent contre l’enseignement sur la sexualité avant l’adolescence, arguant que les enfants pré-pubertaires ne s’y intéressent pas et que le sujet n’a pas sa place à l’école. Ils trouvent que le discours confond l’égalité et parité - hommes et femmes sont égaux mais pas pareils : ils sont différents. Différents non seulement biologiquement mais aussi psychiquement.

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