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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans l’espace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant l’anonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle j’ajoute ici quelques lignes à ce que j’avais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 7 février 2013 12:06

    De toute évidence, l’idée d’une retraite supplémentaire, adoptée par plusieurs pays européens, n’est pas acceptable en France. Toutes les réactions sont vivement contre cette idée. Il me semble que c’est idéologique : « selon que l’on est socialiste ou libéral on ne voit pas les choses de la même manière » comme Pelletier remarque. Il ajoute : « cet article n’est qu’un tract de propagande pour les retraites par capitalisation. » ce que ne correspond pas au texte de l’article. Tous sont d’accord que
    « le problème c’est la répartition des richesses ». C’est vrai bien sûr, c’est une évidence. Autrement dit, c’est le capitalisme, le libéralisme. Vrai aussi. Donc il faut changer la société. Personnellement je n’ai rien contre, mais cela me semble un peu utopique. De toute façon ce n’est pas pour demain. Hollande et sa troupe de cirque ne risque pas de le faire. Et entre-temps ?

    Je n’est pas fait un tract de propagande. J’avais cherché des informations sur ce que font les autres pays et sur quelques sites sur le web. J’ai proposé ces idées au débat. Or, on refusait le débat. A quelques exceptions près (merci Robert, merci Yohan, merci Leypanou) on se limitait à quelques phrases de mépris ou aux insultes (« Que de mensonges dans ce torchon.. ». « c’est a vomir vos idées ») qui étaient applaudis. Personne ne se donnait la peine d’expliquer pourquoi l’idée d’une retraite supplémentaire soit inacceptable. Je ne suis pas économiste et j’aurais bien aimé savoir pourquoi, finalement, il faut cotiser pour la génération précédente plutôt que pour soi-même.



  • Kookaburra Kookaburra 6 février 2013 16:04

    D’accord avec vous Julien. Peu de ceux qui dénonce Huntington l’ont lu. Je l’ai en original, mais je n’ai lu qu’une partie. Je n’en fait aucun jugement, mais c’est une grosse thèse sérieuse. Le heurt entre l’islam et le christianisme est une évidence qui date du début des conquêtes musulmanes.



  • Kookaburra Kookaburra 6 février 2013 15:44

    Je ne propose pas de remplacer le système actuel, mais d’ajouter un régime supplémentaire, comme je précise dans la conclusion :

    « Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner la répartition, mais de toute évidence il va falloir y introduire une dose de capitalisation. »

    Vous demandez mes sources. Je les ai citées. J’ajoute :

    Le système de capitalisation est souvent mis en exergue tout à la fois par ses promoteurs qui souhaitent pouvoir gérer l’argent collecté (jusqu’à 20 ans de cotisations moyennes en vitesse de croisière), et pour ses détracteurs qui prédisent la disparition de la solidarité et la fin d’un système de retraite pour tous. La retraite par capitalisation consiste pour un individu à cotiser aujourd’hui pour sa retraite future. Autrement dit, pour avoir une retraite, le salarié devra cotiser volontairement ou non dès aujourd’hui. Les sommes collectées durant sa période d’activité travailleront pour lui et permettront de dégager une rente viagère dans l’avenir. Il est déjà possible pour un français de cotiser pour sa retraite, à travers le Préfon ou le PERP. Ces deux dispositifs permettent d’améliorer la pension de retraite à venir mais en aucun cas ne se substitue au système de retraite par répartition qui est obligatoire.

    La principale critique contre la retraite par capitalisation est liée aux dérives que l’on peut observer aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, il n’est nullement obligatoire de cotiser et rien ne garanti la retraite. En effet, quelqu’un peut très bien avoir la totalité de ses
    actifs en actions au jour de sa retraite, voire après son arrêt d’activité. Si la bourse s’effondre, il se retrouve alors avec une grande part de ses économies disparaître. Cette situation s’explique par la culture financière américaine, bien loin de la culture française. Nos expériences sur le système de capitalisation sont plus cadrées. Ainsi le PERP fonctionne selon un principe règlementaire très précis. Ce système pourrait être un jour généralisé et obligatoire si la France venait à passer à un système de retraite par capitalisation.

    Les PERP garantissent en effet les actifs en fonction de l’âge de départ en retraite. Si vous êtes à moins de deux ans de votre retraite, au moins 90% de votre
    épargne retraite est garantie. Autrement dit, plus l’âge de la retraite avance, plus votre épargne est garantie. On peut imaginer qu’à 25 ans, l’ensemble de vos cotisations sera investi en actions, puis passeront petit à petit vers des placements plus sécurisants jusqu’à aller vers de l’emprunt d’Etat ou des sicav monétaires. Selon la législation actuelle, entre 10 et 20 ans de l’âge du départ à la retraite, votre PERP doit être garanti à 40% ; de 5 à 10 ans, 65% ; de 2 à 5 ans, 80%, et enfin moins de deux ans 90%. Ainsi en cas de grave crise financière, au grand maximum, vous perdez 10% de votre épargne, épargne qui continuera toutefois à générer des intérêts tout au long du versement de votre rente mensuelle. Le PERP est donc bien loin de la culture américaine même si un souscripteur peut demander à refuser la garantie.

    Le PERP étendu pourrait donc être l’outil financier qui permettrait tout à la fois d’investir fortement dans notre tissu industriel tout en garantissant le financement des retraites à venir. Toutefois le système devra être obligatoire, et nécessitera des ajustements pour permettre à tous de percevoir une pension. Fiche publiée le 07/10/2008 -

    http://www.lemoneymag.fr/v5/fiche/s_Fiche_v5/0,6171,12646,00.html

    www.ifrap.org/Retraite-par-capitalisation-Avantages-et-risques,11509.html -

    www.lemoneymag.fr/.../0,6171,12646,00.html

    www.ifrap.org/Retraite-par-capitalisation-Avantages-et-risques,11509.html -



  • Kookaburra Kookaburra 6 février 2013 14:10

    Le choc des civilisations un mythe ? Disons alors le choc des sociétés si vous préférer :

    Il faut se rendre à l’évidence, on voit bien que l’islam en tant que tel, c’est-à-dire cette loi constitutionnelle par excellence puisqu’elle se veut l’émanation même du divin et sous laquelle l’on ne peut qu’être soumis, ne peut être discuté ; ce qui est tout le contraire du régime démocratique moderne qui rime avec séparation des pouvoirs, à commencer le politique du religieux. Dire le contraire revient à professer un islam occidentalisé, amoindri au rang d’une philosophie, ce qu’il n’est pas puisqu’il n’y a rien à interpréter, sinon la manière d’appliquer la loi. On connaît l’objection : ce propos est identique à celui des islamistes, qui n’auraient rien compris à l’islam... donc rien ne prouve l’incompatibilité, et dire le contraire serait islamophobe, voilà où nous en sommes semble-t-il.

    Sauf que l’on va un peu vite en besogne en avançant que les islamistes n’auraient rien compris à l’islam. Personne, ou presque, ne se demande s’il n’y a pas une relation de cause à effet entre l’islam prêché pleinement, politiquement donc, et le fait que ceux qui y adhèrent veulent voir ceci être réalisé également pleinement. Les cas algériens et pakistanais sont exemplaires. L’islam est religion d’Etat et ses adeptes veulent que l’islam devienne l’Etat même comme il est écrit noir sur blanc. On objecte qu’il ne faut pas interpréter littéralement « comme le font les islamistes ». Sauf que ceux-ci ont bon droit de rétorquer qu’il est difficile de ne pas prendre au pied de la lettre des propos « incréés »et dictées.

    J’ajouterai ceci : le plus qu’on fait de concessions sur les mœurs, la culture, l’éducation, plus l’appétit vient en mangeant ; et l’état, général, de la société aidant, l’islam apparaît comme la solution ; ce qui n’est cependant pas le cas lorsque l’on veut plutôt la démocratie. Parce que la Constitution de celle-ci, en général, présuppose que le Droit soit consubstantiel à la souveraineté individuelle, elle-même représentée par diverses institutions qui l’encadre et la protège comme la nation, la République, etc. Qu’il y ait débat entre cette souveraineté et sa représentation, c’est le lot de la démocratie moderne. Une telle discussion est impossible en islam car elle est close depuis que Mahomet y est venu apporter le Discernement (Koran) rectifiant ce qui a été dit de la Parole Divine (le Livre) par les juifs et les chrétiens, qui se sont trompés de tout au tout (Abraham n’est pas l’ancêtre des juifs mais des musulmans, Ismaël n’est pas Egyptien mais Arabe, etc. Jésus n’est pas Dieu fait homme mais prophète, etc.).

    Rares sont ceux qui se disent que l’islam qui est professé en Occident par des intellectuels musulmans généralement occidentalisés ou très diplomates ne correspond pas à la Lettre même de l’islam. Pourtant, il n’y a aucune raison de penser que les islamistes seraient des enfants ou des idiots, ce qui serait offensant et pour le coup réellement islamophobe parce que l’on ne voit pas pourquoi tant de lettrés qui sont à la tête du Hamas, du Hezbollah, de Al Queida, voire à la tête d’Etat comme Iran, en Arabie saoudite, se tromperaient, à ce point, sur le contenu, réel, du Koran et de la Sunna. Or, ceux-ci, et c’est dit et écrit, sont incompatibles avec des pratiques non musulmanes, c’est-à-dire qui n’auraient pas été réglées au préalable par le Discernement et sa Vie.



  • Kookaburra Kookaburra 6 février 2013 12:51

    Bonjour Robert,

    Je viens de lire le texte. Je suis bien d’accord avec les solutions proposées, mais sont-elles envisagées par le gouvernement ? Comme De Gaulle disait« Vaste programme ! ». Entre-temps, pourquoi pas un régime supplémentaire par capitalisation ?

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