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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans l’espace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant l’anonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle j’ajoute ici quelques lignes à ce que j’avais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 22 janvier 2013 11:40

    Avec la théorie du genre, il s’agit de se définir, voire de se créer soi-même, à partir de rien, et si dans cette perspective toutes les déterminations de la nature ou de la culture ne sont que d’odieuses brimades, alors on se demande pourquoi s’arrêter en si bon chemin. Que l’on soit à sa guise homme ou femme est le moindre préalable au choix de son espèce puisque, après tout, imposer à quelqu’un qui ne l’aurait pas expressément demandé le statut d’être humain relève d’une contrainte abominable. La civilisation radieuse qui nous attend demain aura à cœur de laisser à chaque individu la libre décision de son statut. On pourra à sa guise s’affirmer veau, mouton, âne, voire porc. Le spectacle des agissements de nos dirigeants montre d’ailleurs que cette théorie de l’espèce est déjà entrée dans la pratique.



  • Kookaburra Kookaburra 19 janvier 2013 21:28

    J’étais aussi à l’école publique (en Australie) et je n’ai jamais appris grand-chose sur le christianisme avant l’âge mûr. J’étais athée. Après avoir lu les Evangiles mon athéisme s’est adoucis en agnosticisme. A présent je réagis contre la haine ambiante contre une église (que je n’ai jamais fréquentée), une haine justifiée dans le passé, mais infondée aujourd’hui.

    Dans mes articles, je me suis commis à la défense de ce grand criminel qu’est le christianisme. Si la rédaction le permet, je continuerai à le faire. Parce que le christianisme n’est pas seulement une religion (souvent trahie par ses institutions), mais aussi une culture, la nôtre, et une philosophie.



  • Kookaburra Kookaburra 19 janvier 2013 20:43

    Oui, d’accord Zen, vous avez raison, mais moi aussi. Je m’explique. Il n’y a pas de liberté de conscience sans connaissances. Sans connaissances des alternatifs, croire ou ne pas croire, comment parler de liberté de conscience ? Ce n’est pas l’absence d’instruction religieuse qui assure la liberté de conscience, mais la présence. Sans connaissance des Evangiles, comment parler de liberté de conscience ? Religion dogmatique et matérialisme athée sont tous les deux des dogmatismes. Si la religion dogmatique divinise la transcendance, l’athéisme s’évertue à en nier l’existence, réduisant ainsi l’homme à un animal comme les autres, supérieur sans doute en certains points, mais par le degré seulement, ou la quantité. La détestation de deux millénaires de christianisme, c’est la haine de l’histoire, et c’est la haine du socle fondateur de notre civilisation, une haine que l’école publique dès le début, avec Jules Ferry, a encouragé.



  • Kookaburra Kookaburra 19 janvier 2013 17:51

    Qu’est-ce la liberté de conscience ? L’athéisme de l’école publique peut-être ?



  • Kookaburra Kookaburra 19 janvier 2013 16:50

    Merci de ce résumé intéressant.

    Combattre les islamistes ne suffit pas. Il faudrait combattre l’islamisme, mais ce n’est pas à nous, les croisés, à le faire. Le cœur du problème c’est l’islam, car si l’Eglise catholique, en perpétrant des horreurs comme les croisades et l’inquisition, le faisait en flagrant contradiction de ses textes, l’islam, en faisant de même, ne fait qu’appliquer les siennes.

    Michel Onfray :

    « Monothéismes, I, 3 La kyrielle des interdits. […] Les Évangiles n’interdisent ni le vin ni le porc, ni aucuns aliments, pas plus qu’ils n’obligent à porter des vêtements particuliers. L’appartenance à la communauté chrétienne suppose l’adhésion au message évangélique, pas aux détails de prescription maniaque. […] Juifs et musulmans obligent à penser Dieu dans chaque seconde de la vie quotidienne.

    IV, i, 8 Inventaire des contradictions. Allah ne cesse d’apparaître dans le Coran comme un guerrier sans pitié.

    IV, iii, 1 Le goût musulman du sang. En bonne synthèse des deux monothéismes qui le précèdent, qu’il acclimate au désert arabe régi par le tribal et le féodal, l’islam reprend à son compte le pire des dits juifs et chrétiens : la communauté élue, le sentiment de supériorité, le local transformé en global, le particulier élargi à l’universel […] l’islam refuse par essence l’égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l’enseigne : au sommet les musulmans […] Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes, et, bien sûr, athées … […]

    IV, iii, 8 Thématiques fascistes. […] Tout ce qui définit habituellement le fascisme se retrouve dans la proposition théorique et la pratique du gouvernement islamique : la masse dirigée par un chef charismatique, inspiré ; le mythe, l’irrationnel, la mystique promus au rang de moteur de l’Histoire ; la loi et le droit créés par la parole du chef ; l’aspiration à abolir un vieux monde pour en créer un nouveau - nouvel homme, nouvelles valeurs […] »

    Traité d’athéologie - Physique de la métaphysique, Paris : Grasset, 2005.

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