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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2008 17:57

    Phillipakos,


    « Alors oui, j’approuve qu’on impose l’anglais comme langue commune, »


    Au moins cette fois c’est clair. Clair, mais les choses ne sont pas aussi simples que vous le dites, car d’où vient cette gêne, cette pudeur qui fait qu’aucun journaliste n’ose dire ou écrire la simple vérité, qu’il n ‘y a pas de choix de langue au primaire, que nous sommes passés de la notion de choix à l’impositon ?


    « il est évident qu’il y a des choix qui sont faits par les instances gouvernementales et qu’on ne peut délivrer un enseignement à la carte, selon les désirs et caprices de chacun. »



    D’accord pour le programme scolaire qui est décidé par d’autres, personne ne décide de tout individuellement, mais la matière scolaire s’appelle les langues étrangères, pas l’anglais, du moins jusque il y a trois ans.
    Cette même gêne se retrouve au niveau européen, car l’UE est fondée sur le plurilinguisme, l’égalité des langues et des cultures, alors que de nombreuses décisions de la Commission nous poussent vers l’anglais lingua franca, autre sujet tabou dans les médias traditionnels, parfois évoqué par des articles du journaliste Quatremer sur son blogue.


    « C’est ce qu’on peut appeler se conformer à la majorité, une des bases du vivre ensemble. »


    Sujet compliqué, car c’est souvent vrai, mais aussi souvent faux. Cette idée favorise le conformisme, l’immobilisme. En appliquant ce principe systématiquement, l’esclavage, le droit de vote aux femmes, le travail des enfants, et bien d’autres choses seraient toujours d’actualité. D’ailleurs, diverses lois françaises ont été votées alors que la majorité du pays était contre, c’est la démocratie représentative, les lois sont votées par l’Assemblée, pas décidées par la majorité du pays.


    L’anglais lingua franca est une injustice sur bien des plans, économique, scientifique, politique, individuel, je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas lutter contre et chercher une autre voie, celle de la raison contre celle de la force. Si un chef d’entreprise envisage un gros investissement (ou un particulier l’acaht d’une perçeuse), il va comparer les prix, faire une étude de marché, des expérimentations, etc. Pourquoi sur un sujet aussi important pour l’UE et pour la communication mondiale, ne procède-t-on pas de même ?
    Vous négligez aussi le fait que les journaux économiques reconnaissent la diversité des besoins linguistiques des entreprises.


    « Croyez-moi, mon arrière grand-père a vécu un enfer en ne parlant que breton. »


    Je sais très bien qu’il est utile en France de disposer d’une langue commune, et je n’ignore pas que cela a été fait par la force, mais l’UE s’est construite différemment, d’un commun accord, dans la réflexion et la négociation, c’est-à-dire par la raison. Les langues se font la guerre, et dans une guerre. Alors, pourquoi ne pas réfléchir à la question de la lingua franca de la même façon que l’on a fait l’UE, par la raison plutôt que par la force ?


    « Un informaticien ne peut pas ne pas connaître l’anglais » c’est une blague ? Le jargon technique n’est pas réellement de l’anglais. Et plus on cède devant l’hégémonie de l’anglais, plus le français recule. Les promoteurs du Globish, d’Erasmus mundus, du processus de Bologne trahissent le français, car sous couvert d’intégration européene, cette uniformisation struturelle des l’universités européennes va de pair avec le développement de l’anglais. Des étudiants qu’on aurait pu accueillir correctement comme le font les USA, en les soutenant pour les démarches matérielles, le logement, et qui auraient autrefois étudié en français, vont maintenant le faire en anglais. Et leurs années de recherche les plus productives se feront probabblement aux USA ou en GB... et les brevets aussi. Et s’ils restent bosser en France, cela voudra dire qu’ils le font en anglais, que les labos sont passés à l’anglais, et que le français aura le destin du suédois ou du norvégien...Pourquoi des Libanais, des Tunisiens ou des Vietnamiens apprendraient-ils encore le français si nous ne luttons pas contre l’anglais ? Les corus en anglais avantagent les petits pays comme la Lituanie, mais les langues à grande diffusion comme le frnaçais et l’allemand, l’espagnol, sont les dindons de la farce.


    Quant à l’aviation, l’anglais a plusieurs fois été co-facteur d’accidents, selon des rapports tout ce qu’il y a d’officiel, car la phonétique de cette langue est chaotique, peu claire, et la compréhension entre différents continents très médiocre. Cette langue est inadaptée à l’aviation, ça s’entend dès que les pilotes sortent des mots-clés et phrases standard pour improviser un dialogue. Je crois d’ailleurs que c’est après l’accident de Ténériffe que les phrases ont été standardiées, et que la répétition des phrases émises et reçues a été rendue obligatoire.


    http://fr.youtube.com/watch?v=xNGZOY82_Cs



    http://www.esperanto-sat.info/article89.html


     



  • Krokodilo Krokodilo 18 mars 2008 20:16

    Disons que la question de l’anglais est à la base de bon nombre d’autres problématiques. Même s’il est peu probable de provoquer un changement à court terme dans certains milieux scientifiques et politiques, le sujet premier de l’article c’est l’absence de choix des langues au primaire, une évolution nouvelle en France qui est passée sous silence.

     

    Si je conçois que les choses ne puissent évoluer rapidement sur le sujet de l’anglais en général, je pense qu’on doit au moins proposer une alternative, et ce programme Evlang (que je ne connaissais pas, bien que je m’intéresse à la question depuis quelques temps) me semble la solution idéale pour respecter un minimum de liberté en matière de langues, d’autant qu’il est estampillé, garanti, certifié, expérimenté par d’authentiques pédagogues. j’espère que vous plaiderez pour lui durant les stages avec vos collègues !



  • Krokodilo Krokodilo 18 mars 2008 15:58

    Philippakos,

    peut-être auriez-vous pu donner votre avis sur le sujet même de l’article, avant de relancer le débat que nous avons déjà eu sur l’apprentissage précoce ? D’autant plus que je ne le remets pas en cause ici, mais que je propose une initation non spécialisée, basée sur le projet Evlang.


    En d’autres termes, approuvez-vous qu’on impose l’anglais à l’école primaire, approuvez-vous la disparaition de la notion de choix des langues en France ?


    Qu’il y ait des situations familiales particulières est une évidence, de même que la fille d’un champion de ski avait commencé pratiquement dès qu’elle put marcher ; est-ce pour cela qu’on doit tous faire pareil ? J’aime les choses simples à comprendre, pas les théories : que proposez-vous pour l’école primaire, combien de langues étrangères, lesquelles, avec ou sans choix, et à partir de quel âge, combien d’heures par semaine, par jour ? comment fournir tous ces enseignements ? Ca, c’est pratique.


    Pour la théorie, vous ne citez aucune source, aucune étude, pour la bonne raison que dans ce domaine, on trouve des tas d’articles où chacun donne son avis, mais des études sérieuses, c’est plus dur… Les enfants adoptés sont un très mauvais exemple, car ils rejettent presque tous leur langue d’origine afin de mieux s’intégrer à leur nouveau milieu, c’est seulement à l’adolescence qu’ils retrouvent la curiosité de leurs racines.
    Pourquoi nier l’évidence : si le plurilinguisme précoce était aussi facile et aussi efficace, nous connaîtrions tous notre langue maternelle, la langue régionale, celle de nos ancêtres, celle du pays voisin, plus une ou deux langues à diffusion internationale… Or, force est de constater que c’est l’inverse : Belgique, Suisse, Inde, partout les médias relatent les grandes difficultés résultant de plusieurs langues nationales.
     



  • Krokodilo Krokodilo 18 mars 2008 12:11

    Pourquoi pas les deux ? Par ailleurs, la formulation "faire apprendre" illustre bien à mon avis à quel point ceux qui font les programmes et les réformes oublient que la motivation est essentielle dans l’apprentissage des langues, plus encore que pour les autres matières, car si en chimie nous ne savons rien, nous disposons par contre déjà notre langue maternelle, que nous connaissons très imparfaitement.

    Donc, plutôt que faire apprendre, on devrait avoir le réflexe de se dire "proposer une ou des langues" !



  • Krokodilo Krokodilo 18 mars 2008 10:47

    Par ailleurs, les politiciens étatsuniens ne sont pas les seuls à dépenser plus que ce qu’ils ont : la télé France 24 nous coûte 80m/an alors qu’elle est absolument inutile, qu’il sufifsait de diffuser sur la Toile et mondialement une sélection des infos et des émissions des chaînes publiques, voire privées sous forme de partenariat comme TF1 avec French 24.

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