Des classements en fonction de quoi, zip ? du profit uniquement ? On sait ce que cela implique : Des hommes et des femmes réduits à n’être plus que variable d’ajustement pour accroitre les dits profits...
Contrairement à l’économie telle que je la conçois, participative -ethique (je développerai ultérieurement). Ce qui implique un changement des priorités.
Si à mon humble avis nos sociétés oscillent entre capitalisme et communisme, c’est parce qu’elles se sont affranchies de la dimension morale (pour ma part je dirai de la dimension spirituelle) des échanges... L’un et l’autre ne mènent donc qu’aux excès...et ne sont pas viables dans la durée.
Sans la dimension spirituelle, la compréhension de ce que j’appele la fonction « vases communiquants », (soit plus on donne, plus on s’enrichit.).. on produit des déséquilibres qui mènent vers des crises, lesquelles mènent inévitablement à la chûte du système..
Le capitalisme a donc produit in fine, la dérégulation des marchés, les emprunts toxiques, les spéculations sur les matières premières au détriment des producteurs, de la main d’oeuvre et même des populations locales, la concurrence déloyale (tous les coups sont permis ou presque, telle grosse entreprise n’hésitera pas à casser ses prix pour se faire une nouvelle clientèle au détriment des pme existantes) et in fine, la cerise sur le gateau : le salarié réduit à une variable d’ajustement (coupes dans « la masse salariale » pour satisfaire les actionnaires et donc accroitre les profits)
Le communisme et son collectivisme, sa confiscation des biens pour une théorique répartition de ceux ci, a produit des sociétés réduites majoritairement au strict minimum vital (hormis une élite bien entendu), ce qui ne peut se faire sans que cette société devienne totalitaire et les libertés réduites donc à peau de chagrin)
Reste un système, celui du prêt sans intérêt (exit l’usure), de la remise de dettes tous les 7 ans, du partage volontaire (de 10 à 25% de ses revenus).. Ce système ne condamne pas celui qui s’enrichit mais lui fait comprendre que cela implique des responsabilités vis à vis d’autrui, en vue non pas de la maintenir dans l’assistanat mais de l’autonomiser. . Donner (quelque soit ses revenus) est vue comme source de bénédiction. ëtre juste également... (ce qui induit ne pas payer ses employés des clopinettes, ne pas chercher à couler le concurrent, prendre conscience des conséquences de ses actes)
On dit « pas de science sans conscience », j’étendrai cette maxime à l’économie..." ce qui englobe aussi nos modes de consommation (toujours plus et toujours moins cher..). Nous sommes co-responsables de ce marasme économique... n’en déplaise aux communistes qui ne veulent voir que la face visible de l’iceberg..
L’Allemagne elle, s’en tire apparemment bien pour l’instant avec la chine... si elle importe aussi massivement que nous, elle exporte vers ce pays 3 fois plus que la France.
Mais et il y a un mais, qu’en est il du pouvoir d’achat des salariés allemands ?
C’est là, peut être que réside la problématique occidentale... le pib, la richesse produite par nos exportations, n’est pas pour autant synonyme d’emplois pour le pays exportateur ; Les groupes qui exportent en chine réalisent de substantiels bénéfices mais quid du pouvoir d’achat du salarié français, américain ou allemand qui travaille pour ces groupes ? Si celui est payé des clopinettes, il se tournera inévitablement vers les produits chinois d’importation (ce que je constate de visu) . Des nouilles chinoises aux cosmétiques, jouets pour enfants, chaussures, vêtements...électroménager. Un phénomène qui touche aussi dorénavant les classes moyennes.
Ce sont donc des milliers de petites entreprises qui sont impactées.. (fournisseurs, sous traitants compris) des milliers d’emplois en moins.
quoi de plus rusé que de faire croire à ses potentiels électeurs aux chômage que la chine est responsable de leur situation et que des taxes à l’importation suffiront à inverse la tendance..
A mon humble avis et après moultes reflexions :), la meilleure façon de protéger les entreprises occidentales de la concurrence chinoise, c’est que celles ci redonnent du pouvoir d’achat à leurs salariés. Lesquels seront alors plus enclins à se tourner vers les produits de consommation nationaux supérieurs qualitativement...
soit faire le contraire de ce qui est préconisé.(baisse des salaires)
Il serait intéressant de connaître les chiffres par région... Pendre en compte certains facteurs qui retardent la mise en chantier (intempéries)..
Enfin même en tenant compte de la frilosité des banques, il n’en reste pas moins que dans le secteur privé, les programmes d’habitations sont vendus sur plan... et là j’ai remarqué effectivement que les délais s’allongeaient entre la mise en vente et le départ du chantier... Le moral des ménages serait il en berne ? (s’engager sur 15/20 ans n’est pas une mince affaire dans un contexte d’incertitude...
Si la construction stagne, en revanche se dessine une autre tendance, notamment dans l’habitat public : la réhabilitation du logement ancien « intra muros ».
C’est à mon avis un bon investissement, quand on constate la durée de vie des hlm comparativement à l’habitat ancien (en pierre)... A ce propos, notre village compte de nombreuses maisons construites avant la révolution française encore en très bon état... plus de 200 logements vacants de ce type... Remis aux normes, réhabilités, on évitera ainsi l’effet ghetto de constructions sans âmes excentrées, entre zac et autoroute, tout en redonnant vie au village...(des maisons fermées, cela n’incite pas à l’installation des menages)
@Dujoud
L’immigration est un plus pour le marché de la construction.. Après encore faut il qu’il y ait de l’emploi (autre que dans le bâtiment :) pour les futurs locataires/propriétaires..
Après, au bout de 40 ans d’attente de la fameuse reprise/relance promise par les uns et les autres,, il faudrait peut être que nos politiques cessent de batir des chateaux en espagne.. Un pib obtenu au cric, inévitablement ca retombe...
si ce n’est pas sur le nez des classes moyennes ca sera sur celui des générations futures.
Qui aurait dit qu’un jour (j’ai connu les fermes à l’ancienne) j’en serais à trier les boites d’oeufs dans un supermarché pour trouver « des oeufs de poules heureuses » (qui ont couru en mode « vrai plein air » (et non pas la norme : cinquante centimétres de cage posé sur un terrain nu déplacée chaque jour) , nourries au grain (et non pas d’aliments improbables dont du poisson, ce qui donne au poulet dit « bas de gamme » un goût de marée :)
J’ai connu le salon de l’agriculture dans les années 70. Heureusement la ferme des cousins (avec le tas de fumier ou picoraient d’heureuses poules vagabondes ainsi que le cochon à la couleur incertaine certes mais nourri aux restes de tables et patates bio (enfin boostées au fumier quoi), l’étable et sa paille souillée à renouveller, m’a permis de saisir pleinement la différence entre un monde agricole fantasmé et la réalité odorante, éreintante et visuellement aux antipodes de ce que l’on nous présente au salon..
Je n’imagine même pas la tête des « p’tits parisiens » si on les emmenait plutôt voir ce que contiennent certain hangar à poulets de basse normandie... (chiken run c’est mignonnet à côté)
Vomito, les lardons, et illico !
Mon soutien va donc à ceux qui choisissent de traiter leurs bêtes avec humanité et refusent de nous empoisonner pour des questions de rendement et donc de gros sous...et je crois bien n’être pas la seule, il y a une prise de conscience des consommateurs (adultes) de mieux en mieux informés.
Maitenant, il faudrait que la politique européenne en matière d’agriculture soit une politique destinée à privilégier la qualité à la quantité (avec ce que cela implique) et les petites exploitations. Comme la croissance n’est pas infinie, la productivité, la concurrence possèdent aussi leurs limites...