« Pas moi, pas moi » s’écrie le pain à Zyme (un gus d’un naturel pas gonflant qui en a cependant ras le bol qu’on l’accuse d’être un étouffe-chrétiens)
« Nous nous égarons là ! » s’insurge le pain perdu (un gros dur qui finit toujours par se prendre un coup de mou)
« Encore un coup fourré ! » s’exclame le pain au chocolat, d’habitude bonne pâte, Là à moitié levée...
Ce que voyant, une biscotte bien beurrée, lui lanca :
« Rassis toi, trou du cul ! »
Quelle drôle d’idée aussi de leur donner du grain à moudre !!!! :(
Oui Bernard (on a d’ailleurs fait un excellent film de ce que vous appelez le chemin inverse mais hélas je ne me rappelle plus le titre )... Quel dommage que nous soyons si peu à l’écoute de nous même et des signes, signaux que l’Universel (ou dieu, le subconscient, comme vous voulez) nous envoie...
Mais bon comme nous sommes tous interconnectés, j’ai grand espoir que les choses évolueront à l’avenir en ce sens..
D’ailleurs il semble que ce mouvement , cette quête soit déjà bien enclenché ..
Ma grand tante est partie du cancer de la langue... (généralement reconnu comme étant un cancer du fumeur, mais bon elle n’a jamais fumé ni été exposée au tabagisme)
Celui ci s’est déclenché lorsqu’elle a perdu sa seconde fille... Elle avait fait face à ce décès avec ce que l’on appele « une grande dignité »...« ravalant » sa peine afin de ne pas incommoder son entourage, comme il sied dans nos sociétés ou l’expression du malheur n’a pas vraiment sa place...
(Allez pleurer tout votre saoul aux enterrements d’amis chers et voyez comme on vous regarde, vous qui hoquetez, pleine de morve (jamais assez de kleenex), laissant ce gémissement qui vous serre la poitrine sortir...) « non mais quelle indécence ! ;)
Telle jeune fille, d’une famille d’enseignants qui par fidélité au milieu familial ou par crainte de devenir le mouton noir de la famille, avec beaucoup de difficultés s’obstina à suivre cette voie qui ne lui plaisait pas, ne lui convenait pas jusqu’à ce qu’une leucémie l’emporte....
Telle femme que son mari »sa raison de vivre« quitta brutalement pour une autre, déclarant quelques mois après un cancer du sein, fatal malgré chimio, rayons etc...
Récemment dans mon entourage un taiseux (introverti), qui par fidélité au clan ( ashkenaze), renonca à son grand amour, une goy.. et qui fut emporté en 7 jours (ah la symbolique du 7) d’un cancer foudroyant...
Lequel grand amour lui envoya (selon ses mots) »un tweet assassin« , qui précéda le diagnostic médical de »tu meurs"...
Evidemment rien ne peut se produire si les mots ne trouvent échos dans celui qui les reçoit..
dont on s’efforcera de traiter la dimension physique... (l’humain réduit à ses organes, à son métabolisme)
C’était une idéaliste, mais comme bien des idéalistes de l’ère du poisson...(actuellement finissant), l’autre passe au second plan. (là en l’occurrence, les enfants que l’on confie à la collectivité dés leur plus jeune âge pour se « réaliser », sous le prétexte de les sociabiliser...
Curieusement cela a produit l’effet inverse, soit l’individualisme et la perte du sens du collectif..
C’est un peu comme l’Europe.... ou la dimension économique faite de concurrence et donc de rapports de forces en est train de détruire ce qui aurait pu être (et sera peut être va savoir si prise de conscience de la problématique) : une Europe réellement solidaire...
Il y eu également pendant cette ère nos deux monothéismes, mais là ou chacun aurait pu y puiser matière à spiritualité, ouverture aux autres courants de pensée, ce fut l’inverse... (la spiritualité étant par essence vivante et non figée, il ne faut pas chercher loin selon moi pour comprendre de quoi inconsciemment ces femmes aujourd’hui visibles mais plus rares dans l’espace public portent le deuil)
Maintenant la société ne peut évoluer qu’en faisant des expériences de ce type (les plans de carrière au détriment de l’équilibre de l’enfant, le profit à n’importe quel prix (et tant pis si celui ci laisse sur le carreau des milliers d’ouvriers), et le consumérisme comme promesse de bonheur et raison d’’être...
Mais une autre tendance se dessine...(on tente de construire autre chose que des clapiers à individus, les projets des architectes les plus sensitifs privilégient les espaces verts, une économie solidaire voit le jour, on propose des congés parentaux... etc... etc...)