En route, tout bonnement pour un eugénisme social,chacun rendu responsable (ah, ce libre-arbitre, outil commode de la punition) de tout ce qui lui échoit, contraint à « se réaliser », bref, poussé sans cesse à sortir de soi (version vulgaire, « en se sortant les doigts du cul » ).
Se sortir de soi.... au fait, qui a dit "connais toi toi-même ? A quand une société où il sera permis d’être soi, pardon, de n’être QUE soi.. ?
Oui, mais la question posée aujourd’hui par le régime des indépendants, hier par celui des exploitants agricoles et surtout des veuves, est celle d’un système global, « universel » de minimum de retraite sans conditions, qui sera re-posée par deux aspects de la modernité : - les périodes de chômage, et particulièrement celles des seniors, qui ne permettent plus d’atteindre le nombre nécessaire de trimestres - les capitalisations à la Enron
Bonsoir, L’idée du capital constitué par l’affaire à vendre est souvent quelque peu périmée. Regardez autour de vous,et comptez le nombre de boulangeries, charcuteries, boucheries, poissonneries , et même bistrots, salons de coiffures, garages, etc, etc qui deviennent de simples appartements. Victimes aussi bien de la désaffection pour les petits commerces (ah, les glorieux résultats de la vente sur le net !!!), que de l’évolution (voulue) permanente des normes sanitaires qui exigent chaque année de nouveaux investissements et rendent toute installation obsolète...et invendable. Mais le principal dans cette affaire, c’est que des gens de cet âge, largement rassasiés de labeur, ne soient capables d’autre rêve que celui de travailler, et travailler encore. Quelle vie les a réduits à cela ? Comment imaginer une critique pire que celle-là d’un travail mangeur de vie ?
Bonsoir, C’est un peu rapide, cette analyse de l’évolution de la préoccupation de santé des particuliers. En effet, ma façon de voir et de vivre la question n’a pas forcément grand chose à voir avec mon niveau de vie. Il s’agit plus d’une sorte de méfiance vis à vis de l’institution médicale sous toutes ses formes, et d’un désir de revoir ma pratique de patient sous les auspices d’une certaine décroissance. Une volonté de reprendre les choses en main. Je me refuse à ouvrir avant chaque repas une boîte à biscuits pleine de pilules de multiple nature. Je constate que les progrès des amalgames permettent de garder des dents non couronnées. Et j’en viens à préférer supporter mes maux plutôt que radios, analyses et fantaisies du genre. En fait, j’échappe à la peur de la maladie (je ne mange pas 5 fruits et légumes par jour). Et je refuse de payer des dépassements de tarif à des élites qui appliquent rigoureusement les règles du SMIC à leurs personnels. Méchant, mais débarrassé de ces pirates, pharmaciens, labos et médecins, rapaces de nos faiblesses.