il est tout à fait indécent de pleurer sur le manque d’emplois pour les jeunes, sur la mise à la porte des séniors dans un pays qui a rejeté le partage du travail, dont on sait pourtant depuis longtemps, au terme d’études sérieuses, qu’il diminue, et diminuera ; partage rejeté aussi bien dans le refus des 35 heures, que dans l’acceptation d’un report de l’âge légal de la retraite, bref, dans l’adhésion à « travailler plus pour gagner plus ».
le travail est devenu une ressource rare, comme l’eau en écologie, et celui qui en abuse, aujourd’hui, est coupable d’en priver un autre, tout simplement.
je suis aussi étonné que déçu de voir aborder le clivage droite/gauche sur ses aspects uniquement matériels. Je garde du marxisme ET de mon expérience professionnelle le souvenir d’une exigence d’un autre niveau qui est celle de la réappropriation de son travail par chacun, des conditions de ce travail, certes, mais essentiellement du but de ce travail. C’est à cet endroit que Marx plaçait la dignité de l’homme, dans la ligne, d’ailleurs, du Rousseau du Contrat Social .
Ce qui nous emmène assez loin des petits mercantilismes de Mr Villach, bon représentant d’une droite droguée au patrimoine et qui aimerait voir son vice partagé par des populations dont la solidarité simple lui fait à la fois honte et horreur.
>Tiens, puisqu’on critique le rapport de Nicolas le petit avec notre langue, je vous rappelle qu’il tente sans doute de s’améliorer. Pensez, lui qui prive toutes ses négations du « ne », et dont on pourrait ainsi légitimement croire qu’il rend hommage au style de Céline, a laissé priver le Bardamu de commémoration....
Et si au lieu de réchauffer les vieilles lunes, de recuire les errements du passé on se donnait enfin le but et la peine de construire..... l’ère éthique ?