En gros, l’idée serait que la philosophie ne pourrait être enseignée par les philosophes - ceux dont les actes témoignent de leur différence - et je ne vois pas bien en quoi les professeurs de philosophie apparaissent comme différents de la stupidité ambiante.
Oui, une apologie de l’enseignement par l’exemple, vous savez, cette conviction que l’enfant, puis l’élève, perçoit instinctivement le bouffon, celui qui parle faux, le « geai paré des plumes du paon » .
Inaccessible aux pères tranquilles soumis à la loi de l’Inspecteur, et qui portent dans le compartiment central de leur cartable le cours conforme dédié à la visite d’inspection.
En France, 80 % de bacheliers, ayant « bénéficié » d’un enseignement de la philosophie.
La semaine dernière, 7 millions de ces Français ont consacré leur soirée à « Koh Lanta », les émissions de télé-réalité font fortune, et les hyper-marchés ouvrent le dimanche pour se voir envahis de badauds....
Au lieu d’étendre le désastre, les « professeurs de philosophie » seraient mieux inspirés de tenter le suicide collectif.
Un président de la République est élu lorsqu’il semble ressembler au modèle de ce que l’électeur aimerait être ou, au moins,imiter... Notre Badinguet est le type de celui qui réussit, sans culture (sans mémoire, donc sans respect ), grâce à ses puissants amis (mentalité ancillaire), évacue le débat par des rodomontades (café du commerce, y’a qu’à), et pousse la vulgarité jusqu’à l’abus de pouvoir. Le rêve incarné de n’importe quel lèche-cul, joueur de loto, vedette éphémère de la télé-réalité Warholienne, dont les idoles pompent les succès américains ou poussent du pied une bête boule de cuir vers des filets dorés. La majorité qui le porte aux nues ne peut flancher que sous le poids d’une crise qui viderait de sens le célèbre « enrichissez-vous » (Thiers ou Guizot, qu’importe). Homo hominem lupus.... faut-il le sang pour ressouder le clan ??.
un programme de la gauche..... nous avons connu cela, appelé « le programme commun », ce fut un espoir fabuleux, nous avons voté pour, et obtenu une victoire formidable en 81, avec une nuit improvisée dans la rue dont nous gardons le souvenir, comme, d’ailleurs du début du septennat de 81 à 83. avec aussi, plus tard, la volonté de partager le travail , dont toutes les études programmaient la diminution, avec l’idée (pas la désastreuse mise en place) des 35 heures. un programme commun, fixé, édité et vendu en format poche ( j’ai encore mon exemplaire), que chacun pouvait connaître et choisir. Oui, c’est à la fois possible et nécessaire ! Alors, que les partis se mettent au boulot, vite, avant que les fascismes montants ne les interdisent (suppriment ? ce sera autre chose que leurs querelles d’accès à la gamelle...) !!!