Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
« C’est amusant un auteur ultra-libéral qui fait l’éloge d’une droite suédoise si modérée qu’elle serait considérée comme démocrate et non pas républicaine si elle était aux USA. »
Il ne s’agit pas de faire l’éloge des conservateurs suédois. Juste de rappeler l’acte de décès du socialisme à la suédoise et le fait que ces conservateurs ont lancé pas mal de réformes d’inspiration libérale (privatisation partielle des pensions, libéralisation de l’enseignement, mise en concurrence des services publics avec le privé, sabrer dans les dépenses publiques et diviser par 6 la dette publique, etc.)
« ...depuis quand les libéraux ne tiennent-ils compte que de la fiscalité et pas de l’ensemble des prélèvements obligatoires ? »
On en tient compte, et justement, globalement la pression fiscale a diminué sur les Suédois entre 1995 et aujourd’hui, même si, relativement, la part des impôts dans le PIB a grandi suite à la croissance de la population couplée à un appauvrissement des Suédois au début des années ’90 (plus la bouée de sauvetage qu’a constitué l’expansion économique des grandes entreprises et les multinationales suédoises grâce à la mondialisation et qui a permis à l’État suédois de percevoir plus d’impôts même avec des taux d’imposition diminués).
Ces chiffres indiquent bien une récession en 1991, 1992 et 1993, consécutive à l’effondrement du modèle socialiste suédois. C’est bien à cela que se réfère d’ailleurs l’article.
« ..ces années-là ont été des années de crise pour presque tous les pays de l’OCDE... »
Mais aucun ne connut une récession sur trois ans comme la Suède. Lors de cette crise, les pays de l’OCE éternuèrent, le modèle suédois en creva.