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Luniterre

Luniterre

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  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
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Derniers commentaires



  • Luniterre Luniterre 20 juin 19:25

    @Eric F

    En réalité, à la fin de la production, au moment où la marchandise est vendue pour être « consommée /utilisée », il n’y a plus qu’une seule valeur : la valeur d’usage, par définition, c’est à dire celle que le client est « prêt » ou « capable » de débourser pour cette « consommation/utilisation ». Elle ne dépend pas de son travail éventuel mais simplement de l’argent dont il dispose, quelle qu’en soit l’origine.

    Le simple fait est que pour la plupart d’entre nous, qui ne sommes pas des voleurs, cet argent est généralement le fruit de notre travail, présent ou passé (retraite).

    La valeur de la marchandise est, dans une économie « classique » :

    > Valeur d’usage de la force de travail ( généralement, salaire)

    > + valeur d’usage de la machinerie

    > + valeur d’usage des intrants (matières premières, énergies)

    Dans une économie « robotique » :

    > Valeur d’usage de la machinerie

    > + valeur d’usage des intrants (matières premières, énergies)

    Cela ne fonctionne donc bien, sur le plan strictement commercial, que si la somme de ces deux valeurs est inférieure à la somme des trois autres dans le cas « classique »

    Sans la valeur ajoutée par le travail il y a donc bien zéro valeur ajoutée par rapport à l’investissement initial en valeurs d’usage.

    Dans une économie « classique » les gens échangent entre eux par le commerce, même si indirectement, les produits de leur travail humain, de leurs valeurs ajoutées respectives.

    Dans un pseudo-« échange mixte » entre production humaine et production robotique, il y a donc une partie de la valeur d’origine « humaine » (valeur d’usage de la force de travail, c.a.d. valeur ajoutée par le travail humain) qui est donc « échangée » contre la valeur d’usage de la machinerie robotique, qui n’est, par définition, que valeur d’amortissement.

    Il y a donc bien « absorption » de la valeur d’usage de la force de travail humain par la valeur d’usage de la machinerie, c’est à dire sa valeur d’amortissement.

    Le bilan réel est donc bien plutôt celui d’une « destruction » de la valeur ajoutée, et non pas celui d’une « nouvelle valeur ajoutée ».

    Financièrement la « culbute robotique » n’est donc bien possible que si la masse monétaire en circulation le permet, en termes d’investissements, entre crédits d’investissement et vente de la marchandise « avec profit »... Profit qui ne peut donc bien provenir que d’une autre source que le travail humain, c’est à dire de la dette !

    D’une manière ou d’une autre, l’économie robotique échange du crédit d’investissement contre du crédit à la consommation, sous une forme ou sous une autre, si on fait le bilan global. A mesure qu’il n’y a plus assez d’argent nouveau créé par le travail humain (salaire ou autre), la différence ne peut provenir que de la dette publique et privée. La dette privée est plus ou moins remboursée par le travail, et la dette publique, elle, s’accumule nécessairement dans ce type d’économie, même s’il n’y a pas de gaspillage.

    Une économie « robotisée » est forcément déficitaire à proportion de son degré de robotisation, mais on peut précisément y mettre une limite en termes d’abus parasites, ce qui n’est pas le cas actuellement, et même bien au contraire, où les grandes fortunes ne se font plus essentiellement qu’à titre parasitaire du nouveau système qui est en train de prendre la place du capitalisme « classique », et que j’appelle banco-centralisme parce que ce sont les Banques Centrales qui sont, in fine, les seuls « régulateurs » des déficits publics et privés et qui décident de qui « profite » ou pas, en fonction de la politique monétaire (« Effet Cantillon » nouvelle manière, à partir du « vent » de la création monétaire ex nihilo, et non plus du pillage de l’or « précolombien »).

    A la fin du processus, la généralisation des Monnaies Numériques de Banques Centrales règlera le problème en supprimant une partie des « intermédiaires » et en concentrant définitivement le pouvoir réel entre les mains des Conseils de Gouverneurs des Banques Centrales, les jeux politiques habituels ne subsistant plus que comme décors « démocratiques » pour amuser les gogos.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 20 juin 15:36

    @Eric F

    Votre analyse résumée est globalement juste au sens où il doit bien y avoir une « compensation » nécessaire pour le « manque à gagner » de la politique sociale, du fait de la robotisation.

    Pour autant, on ne peut pas du tout, contrairement à une idée couramment diffusée par les promoteurs de la robotisation, parler de « valeur ajoutée » au sens comptable du terme.

    Le développement et l’extension de la robotisation c’est ce qui s’appelle, comptablement, de la « formation brute de capital fixe », c’est à dire l’augmentation d’un capital qui reste à amortir, sur la valeur de sa production. Le profit est un « plus » qui ne provient en aucune façon du « robot » lui-même, mais du simple fait de la masse monétaire en circulation dans l’économie, et du fait que la production « robotique » est en général « concurrentielle » par rapport au travail humain.

    Globalement, donc, la robotisation n’est réellement « rentable » que par l’endettement d’une autre partie de la société, dont les travailleurs « humains » et surtout, l’Etat, qui est de sa poche en termes de compensation sociale, et c’est en ceci que votre raisonnement est tout de même correct, jusqu’à un certain point : « taxer les robots » ne serait jamais que récupérer une petite partie de la dette qu’ils ont déjà absorbé, mais évidemment pas le tout, sauf à faire de l’industrie robotique une « opération blanche », financièrement, et qui ne réglerait de toutes façon que partiellement le problème de la dette, qui est plus global.

    Donc effectivement les entreprises majoritairement « robotisées » doivent néanmoins logiquement payer une quote part raisonnable aux fonds sociaux, en « compensation », mais l’essentiel est d’abord de contrôler le crédit pour le répartir sur les projets essentiellement utiles à la société et éviter les gaspillages d’argent public, comme le propose notamment Marc Touati.

    Il n’y aura sans doute pas de solution « miracle » mais on peut commencer par réduire tous les déficits sociaux et publics et voir ensuite, en fonction des priorités, jusqu’où on peut aller.

    Contrôler le crédit c’est précisément, in fine, contrôler la formation brute de capital fixe, et donc l’orienter en fonction des besoins sociaux et humains prioritaires.

    En son temps, au sortir de la guerre, en 1945, le général De Gaulle a institué le Conseil National du Crédit pour relancer l’économie française. Aujourd’hui il nous en faut une nouvelle version, adaptée aux conditions de notre époque, et dotée d’une base constitutionnelle et démocratique.

    Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France

    https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html

    Point 3 >>>

    _ Indépendance financière et monétaire : la France rétablira le Conseil National du Crédit à l’échelle nationale et régionale sur une base constitutionnelle démocratique représentative lui donnant pouvoir de contrôle sur le crédit et la circulation monétaire sur le territoire de la République, mettant ainsi un terme aux pouvoirs extraterritoriaux de la Banque Centrale Européenne.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 10 juin 12:50

    @Doume65

    Avec mes excuses pour le « doublon », dû au fait que le premier post n’a fait son apparition qu’avec le second ! >>> il semble donc être resté « bloqué » pour une raison, probablement « technique », à priori incompréhensible.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 10 juin 12:45

    @Doume65

    La gauche a depuis longtemps abandonné le terrain de la lutte de classe en général, et celui de la classe ouvrière en particulier, mais de manière particulièrement hypocrite, puisqu’elle n’a jamais vraiment fait de communication autour d’analyses économiques et sociologiques qui lui auraient permis de « justifier », dans une certaine mesure, ce « recentrage » politique : la gauche, depuis longtemps déjà, veut le beurre et l’argent du beurre, le vote des ouvriers, s’il en reste, et le vote des petits-bourgeois écolos-gauchisants, qui sont légions dans le secteur tertiaire !

    Mélenchon n’est en rien différent du reste de la gauche, sinon qu’il a entrepris d’occuper le terrain du communautarisme, qui recoupe en partie celui des dernières générations d’immigrés naturalisés, dont il tente de faire sa base électorale, avec un relatif succès, mais sans pour autant avancer réellement sur une base de lutte de classe, se contentant de sa démagogie habituelle et déjà ancienne pour « couper l’herbe sous le pied » des vieux restes de la sociale-démocratie et du PCF, qui ont déjà déserté le terrain des luttes sociales, depuis très longtemps.

    Pour tenter de se « crédibiliser » Mélenchon prétend s’inspirer du keynésianisme, en matière de politique économique, alors que les politiques monétaires de la BCE et les politiques économiques européennes qu’il prétend critiquer reposent déjà sur cette base depuis des décennies, avec seulement quelques variantes : il propose donc seulement de faire la même chose en pire et ne s’en cache même pas si l’on suit réellement l’évolution de son programme économique et social depuis 2017 au moins, déjà :

    Des Européennes aux Législatives et ensuite... : de quelle guerre l’argent est-il le nerf ?

    https://cieldefrance.eklablog.com/des-europeennes-aux-legislatives-et-ensuite-de-quelle-guerre-l-argent-a215983389

    Avec en fin d’article un « retour » sur 2017 >>>

    Dette publique : « Tout va mal ! » ...Mais tout va bien, pour le banco-centralisme !

    https://cieldefrance.eklablog.com/dette-publique-tout-va-mal-mais-tout-va-bien-pour-le-banco-centralisme-a215975149

    Voir aussi, en 2022 >>>

    Mélenchon, mensonges et manipulations !

    https://cieldefrance.eklablog.com/melenchon-mensonges-et-manipulations-a213295225

    Plus récent >>>

    Mélenchon, Bardella & Cie, Entre baudruches, faut s’donner d’l’air !

    https://cieldefrance.eklablog.com/2026/05/melenchon-bardella-cie-entre-baudruches-faut-s-donner-d-l-air.html

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 10 juin 12:41

    @Doume65

    La gauche a depuis longtemps abandonné le terrain de la lutte de classe en général, et celui de la classe ouvrière en particulier, mais de manière particulièrement hypocrite, puisqu’elle n’a jamais vraiment fait de communication autour d’analyses économiques et sociologiques qui lui auraient permis de « justifier », dans une certaine mesure, ce « recentrage » politique : la gauche, depuis longtemps déjà, veut le beurre et l’argent du beurre, le vote des ouvriers, s’il en reste, et le vote des petits-bourgeois écolos-gauchisants, qui sont légions dans le secteur tertiaire !

    Mélenchon n’est en rien différent du reste de la gauche, sinon qu’il a entrepris d’occuper le terrain du communautarisme, qui recoupe en partie celui des dernières générations d’immigrés naturalisés, dont il tente de faire sa base électorale, avec un relatif succès, mais sans pour autant avancer réellement sur une base de lutte de classe, se contentant de sa démagogie habituelle et déjà ancienne pour « couper l’herbe sous le pied » des vieux restes de la sociale-démocratie et du PCF, qui ont déjà déserté le terrain des luttes sociales, depuis très longtemps.

    Pour tenter de se « crédibiliser » Mélenchon prétend s’inspirer du keynésianisme, en matière de politique économique, alors que les politiques monétaires de la BCE et les politiques économiques européennes qu’il prétend critiquer reposent déjà sur cette base depuis des décennies, avec seulement quelques variantes : il propose donc seulement de faire la même chose en pire et ne s’en cache même pas si l’on suit réellement l’évolution de son programme économique et social depuis 2017 au moins, déjà :

    Des Européennes aux Législatives et ensuite... : de quelle guerre l’argent est-il le nerf ?

    https://cieldefrance.eklablog.com/des-europeennes-aux-legislatives-et-ensuite-de-quelle-guerre-l-argent-a215983389

    Avec en fin d’article un « retour » sur 2017 >>>

    Dette publique : « Tout va mal ! » ...Mais tout va bien, pour le banco-centralisme !

    https://cieldefrance.eklablog.com/dette-publique-tout-va-mal-mais-tout-va-bien-pour-le-banco-centralisme-a215975149

    Voir aussi, en 2022 >>>

    Mélenchon, mensonges et manipulations !

    https://cieldefrance.eklablog.com/melenchon-mensonges-et-manipulations-a213295225

    Plus récent >>>

    Mélenchon, Bardella & Cie, Entre baudruches, faut s’donner d’l’air !

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    Luniterre

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