• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Luniterre

Luniterre

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 236 2383 7003
1 mois 4 71 70
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 3033 2458 575
1 mois 38 25 13
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Luniterre Luniterre 11 août 17:59

    PS >>> suite à vos posts de 14:30 et 14:38, j’avais donc préparé cette réponse, ci-dessous, que j’ai laissée de côté pour aller plus loin à propos du concept d’entropie et éventuellement de « néguentropie » que vous suggérez, même si sans la nommer ainsi, dans votre post de 14:51 >>> un concept qui a bien une réalité, mais tout à fait complémentaire de celui d’entropie, et non pas « contradictoire » comme parfois suggéré par des vulgarisateurs maladroits, et plus fréquemment par des idéologues charlatans pseudo-« scientifiques »...

    .

    *********************************

    .

    Ingo Piepers, considérant la société humaine comme une « structure dissipative » au sens Prigogonien du terme, c’est à dire un système organisé d’échanges avec son milieu extérieur en vue de maintenir sa propre structure « énergétique », fait remonter le stade « structure dissipative globale » à la fin du XVème siècle, alors que l’Europe devient la base et le point de départ de l’expansion d’un système qui va assez rapidement dominer la planète. Ensuite il distingue différentes « phases de transition » pour aboutir jusqu’au système « global » actuel, mais qui rentre, avec les trois « principales » guerres actuelles dans une nouvelle phase de transition.

    Je dirai que malheureusement sa théorie me paraît assez cohérente avec mes propre recherches, qui rentrent davantage dans la problématique de l’évolution des rapports de production, mais encore selon les régions du monde, également, plus ou moins « banco-centralisées », selon les cas : cinq grandes Banques Centrales pour cinq grandes zones d’influence monétaire, mais avec une forte tendance à l’intégration entre elles, du fait de l’interdépendance des ressources et des technologies. >>> un point commun entre son approche et la mienne.

    Historiquement la deuxième guerre mondiale constituait donc une phase de transition importante et savoir quel impact aurait pu avoir tel ou tel acteur important de l’époque est devenu anecdotique sauf à considérer le rapport entre stratégies et ressources, précisément.

    La mégalomanie d’Hitler l’a poussé a vouloir prendre la France avant d’attaquer l’URSS et ensuite à vouloir prendre Moscou avant le reste... Les deux erreurs qui lui ont été fatales, et c’est tant mieux pour nous, même s’il a encore fallu quatre ans pour en venir à bout.

    S’il avait raisonné logiquement et non pas idéologiquement, il aurait tout de suite foncé occuper les champs pétrolifères de Bakou, aujourd’hui en Azerbaïdjan, et aurait pu alimenter durablement son industrie sans précipitation et s’installer progressivement un peu partout en europe et en Russie, par la suite : il serait alors devenu très difficile à « déloger », contrairement à ce qui s’est passé, même si avec beaucoup de violence. Il est donc même possible, sinon probable, que les américains et les anglais auraient cherché un « modus vivendi » avec son « Reich européen » plus ou moins inexpugnable, du moins pour pas mal d’année, même si certainement pas « mille ans », vu les contradictions internes de son propre système.

    L’empire japonais, une fois privé de son arrière-cour chinoise continentale, était de toutes façon condamné pour la même raison : fautes de ressources naturelles facilement accessibles.

    Bref, la grande force des américains c’est précisément d’avoir eu la possibilté, question ressources, de constituer chez eux-mêmes une « force mécanique supérieure », comme l’avait si bien compris le Général De Gaulle.

    Le monde aurait pu être « partagé » entre un « Reich hitléro-caucasien » et les USA, mais il l’a finalement été entre les USA et L’URSS, pour pas mal de décennies, sauf peut-être la décennie gaulliste en France, qui aurait pu inaugurer une « troisième voie » si elle avait eu des héritiers conséquents.

    Aujourd’hui le monde est encore partagé entre la zone US et la zone « chinoise », avec tout de même quelques « challengers » entre Moscou et Téhéran...

    Ce qu’il en sortira est encore tout à fait imprévisible : la Chine joue intelligemment son jeu en « attendant son heure », mais tout en s’y préparant très activement, question accumulation de forces et de ressources, et pourrait bien finalement tirer la meilleure épingle du jeu, tant, précisément, qu’il est de plus en plus chaotique et qu’elle « attend » sans prendre de risques inconsidérés... Elle n’est pas sans « points faibles », et même considérables, mais pour l’instant elle joue précisément son jeu sans les exposer aux « coups » éventuels de ses « adversaires » et/ou « concurrents », comme vous voudrez...

    Ce qui ressortira de tout ça reste tout à fait incertain, comme le montrent les parcours pour le moins « contrastés » des interventions US au Vénézuela et en Iran.

    Le mieux serait tout de même que les peuples se réveillent de leur torpeur pour imposer des solutions logiques et de simple bon sens, mais c’est aussi le plus improbable, malheureusement.

    Mais cela ne doit pas nous empêcher de chercher à comprendre, et si ça nous évite simplement de mourir idiots, c’est déjà ça ! Et les quelques traces que l’on laisse peuvent éventuellement servir aux suivants, sait-on jamais...

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 11 août 17:40

    @Eric F

    « ...l’entropie universelle est compensée par des mécanismes d’organisation, sinon l’énergie primale se serait diluée dans l’immensité de l’espace-temps, voire dispersée après les premières particules. La combinaisons de ces particules jusqu’à donner naissance à la « vie qui pense » est un pied de nez à l’entropie,... »

    Non, vous avez une perception « unilatérale » de ce qu’est l’entropie, en fonction de définitions simplistes basées sur la notion de « désordre » généralement reproduite dans les articles de vulgarisation sur le thème.

    Donc, précisément, non, « la vie qui pense » n’est pas du tout un pied de nez à l’entropie, selon une idée assez couramment reçue, mais bien au contraire, elle en est, sur notre planète, le « fruit » le plus achevé, jusqu’à présent, mais potentiellement « détrônable » par l’IA, si elle continue sur la voie de sa propre « autonomisation », comme de récents « incidents » tendent à le montrer...

    Une « structure dissipative », dont l’être humain est jusqu’ici la forme « vivante » la plus aboutie, est précisément une structure dissipative d’énergie, et donc productrice d’entropie.

    Au cours de leur évolution les structure dissipatives passent par différentes phases de transition, mais c’est toujours pour maximiser leur production d’entropie.

    Et dans une sorte de phase de transition « finale » elles finissent par se dissiper elles-mêmes, en tant que structures : il en va ainsi des êtres vivants comme des étoiles, des planètes, etc... Seules les échelles de temps sont différentes, et même extrêmement différentes, selon les catégories de phénomènes, et bien évidemment, il y a une interaction entre tous, jusqu’à un certain point...

    Il semble qu’il en ait été ainsi dès les premières secondes de l’univers, dès qu’il a cessé d’être totalement isotrope, si jamais il l’a véritablement été, du reste... Parler d’isotropie, en cosmologie, est relatif aux probabilités de croiser le même type de structures dans toutes les directions de l’espace, mais à l’échelle du système solaire, simplement, notre environnement spatial est tout sauf isotrope...

    En un sens l’entropie est une sorte de tropisme que l’on peut définir comme un retour à l’isotropie, avec donc une énergie de plus en plus dispersée, mais de manière isotrope, in fine, et donc il est assez aberrant de définir l’entropie comme une « tendance au désordre », même si la destruction d’une structure arrivée au terme de ses capacités à produire de l’entropie peut le suggérer.

    En très résumé on peut éventuellement avancer que l’univers parti d’un état isotrope initial a commencé à évoluer a partir à la fois de son expansion et de sa brisure de symétrie (anisotropie), quelle qu’en soit la cause. Dans un univers qui aurait subi une expansion réellement tout à fait isotrope jusque dans ses plus petites « dimensions » on ne serait donc pas là pour en parler... ! le retour le plus « rapide », au sens de l’image de la pente la plus « favorable » que suit l’eau à partir d’un sommet, c’est donc le flux d’entropie qui aboutit à la formation de structures dissipatives à la fois de plus en plus complexes et de plus en plus « efficaces » en termes de production d’entropie, même si c’est bien, en dernière analyse, pour suivre la pente la plus « favorable », la plus « efficace » en termes de dispersion d’énergie, ce qui est la base même de l’entropie « universelle », à plus d’un titre...

    A l’issue du processus, qui n’est pas une « fin », évidemment, mais plutôt une sorte de « ralentissement infini », la même qantité initiale d’énergie sera toujours dans l’univers, mais dispersée précisément de façon isotrope et avec une telle faiblesse de « densité », en quelque sorte, qu’il ne s’y passera plus grand chose, d’une manière ou d’une autre, mais une telle isotropie est par définition tout à fait le contraire d’un « désordre »...

    Bon, mais d’ici là les humains ont encore quelques jolis millénaires à vivre sur notre planète verte et bleue, à condition d’arrêter d’y faire surtout des conneries...

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 11 août 14:14

    PS >>> précision utile, mon article de 2019 cite :

    https://www.nationalgeographic.fr/sciences/einstein-est-il-le-pere-de-la-bombe-atomique

    Par Erin Blakemore

    Alors que le lien de Gollum mène à :

    https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-generale-quel-role-einstein-a-t-il-vraiment-joue-dans-la-mise-au-point-de-la-bombe-atomique-bombe-a-hiroshima-nagasaki-seconde-guerre-mondiale

    Par le même Erin Blakemore, mais republié en 2025, donc, et qui est peu ou prou une paraphrase du précédent, ce qui s’appelle se plagier soi même, ce qui est juridiquement sans grand danger, évidemment, mais donc pas vraiment utile...

    Mais ce qui peut, éventuellement, entraîner des confusions sur tel ou tel point de détail « historique »... Sans changer quoi que ce soit de significatif, cependant, au rôle des uns et des autres quant au résultat final.

    A noter que l’ancien article est donc bien toujours en ligne sur le même site, sans précision de date, cependant. Mais c’est donc 2019 au plus « récent », compte tenu de la republication datée de cette époque sur TML.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 11 août 12:57

    @tous >>>

    D’une manière générale il y a une sorte de « résonnance », et on l’espère aussi « raisonnance » si on ose ce néologisme, entre l’article

    https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/dernieres-nouvelles-de-cyberie-271135

    ...et le présent article, au sens où ils abordent chacun à leur façon la problématique de la production d’entropie par la civilisation humaine.

    Sur le fil de « lePhénix », « Durand » cite ce lien sur le thème de l’entropie :

    https://vincent-mignerot.fr/emotions-thermodynamique/

    ... dont la lecture m’a suggéré quelques réflexions qui me semblent donc également tout à fait en rapport avec la démarche d’Ingo Piepers et que je republie donc également ici telles quelles :

    @Durand

    A propos de la recherche d’une éventuelle « théorie du tout », Einstein a répondu que selon lui la thermodynamique était déjà la meilleure candidate au poste. En effet, c’est un domaine de la science qui se situe à l’intersection de quasiment tous les autres, et cela depuis la « naissance » de l’univers, s’il en fut.

    Les lois les plus basiques de la thermodynamique commandent donc le cours de l’évolution de tous les phénomènes qui se produisent dans notre univers, un peu comme la pente des terrains commande le cours de l’écoulement des eaux, ou presque...

    Les êtres vivants ne sont que l’une des multiples « pentes » par lesquelles se disperse l’énergie dans un univers en expansion constante, jusqu’à preuve du contraire...

    L’évolution de la complexité du vivant n’a donc fait que suivre la pente en termes de capacités de dispersion de l’énergie et l’espèce humaine est au top de cette évolution, avec sa « techno-civilisation »...

    La capacité de dispersion par individu « moderne », comme consommateur et utilisateur quotidien de technologies diverses, est, en rapport de sa masse, semble-t-il désormais supérieure à celle du soleil, en rapport « énergie dispersée/masse ».

    La différence essentielle étant que le soleil a encore pas mal de réserves à cramer avant de « s’éteindre » sous une autre forme encore plus « dispersée » de son énergie...

    Une autre différence, par contre, c’est que pour en arriver là, de notre côté, il nous a fallu évoluer une conscience de nous mêmes assez complexe, à partir de notre instinct primitif de survie.

    Depuis l’aube de la civilisation un relatif conflit se poursuit entre conscience évolutive et instinct primitif, avec les divers « inconvénients » que cela engendre encore en société...

    Fondamentalement, l’instinct de puissance et de pouvoir sur ses semblables, que ce soit par la technologie ou autrement, n’est jamais qu’une forme paroxystique et plus ou moins dévoyée de l’instinct primitif de survie.

    Néanmoins, au cours de cette dialectique évolutive « instinct/conscience », l’être humain a été amené à inventer un truc qui s’appelle le « libre arbitre » et qui est sensé l’aider à faire les meilleurs choix en toute connaissance de causes, ou presque...

    Le problème actuel de l’humanité c’est simplement que de ce « libre arbitre » on ne fait pas véritablement un usage intensif, c’est le moins que l’on puisse en dire...

    On ne peut pas arrêter le cours de l’entropie universelle, mais on peut apprendre à nager en conservant la tête hors de l’eau pour quelques millénaires encore, en fonction de nos choix fondés sur ce fameux « libre arbitre » que nous avons oublié en chemin, sur les rives du flot de nos illusions...

    La civilisation humaine ne peut absolument pas échapper à sa fonction basique de flot de dispersion énergétique parmi d’autres flots, mais grâce à son « libre arbitre » elle a néanmoins acquis la capacité d’en réguler éventuellement le cours, afin de le rendre davantage « durable », au sens véritable et donc relatif du terme.

    On ne peut que ralentir le flot de l’entropie au niveau de notre biotope, notamment en limitant les aspects les plus délétères de notre impact sur lui, tout en restant conscients que le passage de l’humanité et de sa civilisation sur Terre ou ailleurs n’est jamais qu’un bref moment du flot universel de l’entropie et que tous nos vieux fantasmes de transcendance et d’éternité sont définitivement à ranger au musée des accessoires de l’homme des cavernes scrutant les nuages en quête de « divinités » plus ou moins fâchées avec lui les jours de tempêtes...

    Ce réveil de nos consciences, nous le devons à nos enfants et petits enfants, c’est là la question essentielle qui se trouve posée à notre libre arbitre, dès aujourd’hui, en espérant qu’il soit encore temps d’y répondre.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 11 août 12:35

    @Gollum

    « Etirev » a une manie, il est vrai, d’étaler infiniment la sauce d’un blog assez particulier, mais sur ce point l’article du « National Geographic », que j’ai donc également republié in extenso ici, dans un article paru à l’origine sur TML en 2019 :

    1939 - Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive ! (Republication Août 2026)

    https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-l-arme-de-destruction-massive-republication-aout-2026.html

    ...lui donne plutôt raison, au sens où Einstein a donc poussé les USA à travailler à la bombe et finalement à l’utiliser, alors que les allemands avaient en fait assez vite renoncé à cet objectif, et notamment sous l’influence de Werner Heisenberg, comme déjà expliqué dans mon post de 11:59 >>>

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/1945-2026-de-nagasaki-a-gaza-une-271145#forum6938329

    Son initiative était donc basée sur une mauvaise évaluation de l’état d’avancement de la recherche en Allemagne, indépendamment de ses intentions éventuelles, qui ne se sont jamais concrétisées autour d’un projet de bombe, contrairement à une légende tenace, mais bien autour de la production « civile » d’électricité, dont l’Allemagne avait le plus grand besoin, même si évidemment aussi pour son industrie militaire.

    Il y a donc pour le moins « ambiguïté » d’un côté comme de l’autre en ce qui concerne le rôle des scientifiques de chaque côté, mais factuellement, au delà des apparences et des légendes urbaines, c’est donc bien Heisenberg qui a œuvré pour la paix et Einstein pour la guerre, bien qu’il l’ait évidemment profondément regretté par la suite... !

    Un paradoxe de l’histoire qui reste utile à comprendre, si on veut éviter de retomber dans des scénarios type « la fiole de Powells » qui a servi à « justifier » la guerre en Irak.

    Luniterre

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Allemagne

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv