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Luniterre

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  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
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Derniers commentaires



  • Luniterre Luniterre 13 août 18:04

    On ne peut évaluer la situation actuelle que difficilement, étant donné les limites à l’info imposées, d’une manière ou d’une autre, par la situation de guerre. Dans un article actuellement en « modération » Seyes fait fort justement remarquer que le niveau de corruption et de violence systémique et marginale était bien plus élevé durant la décennie Eltsine, et j’ajouterai, qui n’était elle-même que le prolongement de la prétendue « perestroïka », qui est en fait la véritable période d’effondrement de l’Union Soviétique sous la pression, essentiellement, du pouvoir de la mafia, déjà également présente sous Brejnev, mais qui a pris son véritable essor sous Gorbatchev, avant de s’épanouir complètement, si l’on ose dire, sous Eltsine.

    Que Poutine n’ait pas encore suffisamment « fait le ménage » est malheureusement un simple constat, mais au moins a-t-il commencé cet ouvrage qui nécessitera encore certainement du temps...

    La guerre est une situation ambiguë, à cet égard, puisqu’elle favorise inévitablement, et cela dans tous les pays en guerre, un type d’affairisme à tendance parasitaire et mafieuse sous une autre forme. Soit malheureusement plus ou moins inévitablement un recul par rapport aux avancées précédentes.

    A cet égard l’histoire du clan Choïgou-Ivanov est particulièrement illustrative, et également de l’héritage de la période Eltsine, qui n’a donc pas encore été complètement « soldé », en quelque sorte. Du reste, si Ivanov est semble-t-il toujours en prison, Choïgou a été, quant à lui, recasé sur un strapontin plus ou mois doré, même si moins « lucratif » que son ancien fauteuil de ministre.

    Enfin, d’une manière générale, le rapport à la violence est très différent selon les pays et les cultures, et si évidemment on ne peut que souhaiter le retour à des « relations pacifiques » entre pays comme entre êtres humains individuellement, le fait est aussi que la pratique du « suicide assisté », si l’on ose dire, pour éliminer les « gêneurs », semble bien être devenue tout aussi malheureusement une caractéristique commune entre la société russe et la société française...

    Une « épidémie » évidemment grandement favorisée par le « climat guerrier »...

    Le virus de la paix, quant à lui, reste à inventer...

    Et quoi qu’il en soit, un historien digne de ce nom devrait savoir que l’histoire s’écrit dans la durée et non pas sur le mode de la presse à scandale, quand ce n’est pas seulement sur le mode de l’intox, mais le fait est, effectivement, que même seulement un peu de rigueur est évidemment moins efficace en termes de « clics » !

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 13 août 13:05

    Coquille >>> évidemment il faut lire « construction des pyramides », et non pas « constitution » : résultat d’une « correction spontanée » de mon tél portable, comme il s’en produit souvent, et assez souvent à mauvais escient....

    Luniterre

    PS : éventuellement, un effet pervers de l’IA, parmi d’autres....



  • Luniterre Luniterre 13 août 12:50

    @Eric F

    Non, je ne pense pas du tout que l’on ait « bifurqué » loin des lois de la nature, et même au contraire, malheureusement, au sens précisément « prigoginien » du terme « bifurcation », qui implique éventuellement l’usage de notre libre arbitre !

    La capacité humaine à produire de l’entropie, confinant assez souvent à l’absurde, et notamment dans le cas de la constitution des pyramides, vient précisément du décalage entre les pulsions « naturelles » de l’instinct de survie et l’interaction qui serait juste nécessaire et suffisante avec notre environnement. Avec le développement de notre intellect il y a inévitablement une sorte de « fusion » inappropriée qui s’opère avec l’instinct de survie et qui aboutit à diverses formes de mysticisme, de religion et de mégalomanie selon lesquelles l’humain se prend pour le nombril de l’univers et agit en conséquence.

    C’est malheureusement pour notre époque une des caractéristiques particulières de l’être humain qui l’ont « naturellement » poussé à vouloir « dominer » son environnement, et dans l’exemple des pyramides comme dans bien d’autres, au delà de ce qui est raisonnablement utile pour sa survie confortable en ce bas monde : en un sens, et surtout en ce que cela génère ce genre d’excès « pyramidal », il y a cette sorte de fusion hypertrophiante de l’intellect et de l’instinct de survie, qui est une évolution logique de la nature du point de vue de la production globale d’entropie, même si précisément elle condamne l’espèce humaine à plus ou moins court terme.

    C’est donc logiquement là, par contre, que pourrait intervenir notre libre arbitre, si nous sommes encore capables de l’utiliser rationnellement et donc à bon escient. Ce qui implique donc précisément que nous soyons capables d’opérer une « bifurcation » consciente au sens « prigoginien » du terme, mais qui nous éloignerait donc de notre tropisme instinctif pour la production maximum d’entropie, qui est pourtant à l’origine de notre cursus évolutif particulier, en tant qu’espèce au « sommet » de l’évolution du vivant sur notre planète.

    En somme, il reste à espérer que l’humanité soit capable de créer sur Terre une sorte d’îlot de ralentissement du flot général de l’entropie universelle qui lui permette de prolonger sa survie aussi paisiblement que possible dans son petit coin de l’univers.

    Ce qui implique d’abandonner radicalement toute interprétation un tant soit peu mégalo de sa situation dans cet univers.

    Il me semble que c’est donc ce que nous devons à nos enfants et petits enfants, ainsi qu’aux générations suivantes, s’il peut en être encore...

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 12 août 20:36

    @Eric F

    « Absorber, accumuler, stocker » vs « disperser, dissiper,... », c’est évidemment un mouvement et un échange constant entre la « structure », l’organisme vivant, et son milieu « naturel », mais qui précisément à cessé d’être « naturel » au sens usuel du terme.

    Pour un être vivant, animal, humain, plante, micro-organisme ou autre, s’il en est quelque part, l’échange est quasi constant et très variable selon l’âge, l’heure du jour ou de la nuit, l’activité, et évidemment et surtout, l’interaction avec le milieu, sans laquelle il n’y a pas de vie, et d’une manière plus générale, pas de structure dissipative un tant soit peu durable...

    On ne peut donc absolument pas considérer la « structure », vivante ou non, séparément du milieu qui la rend possible, et donc des échanges quasi permanents qu’elle a avec.

    L’homme moderne n’existe tel quel que dans le milieu qu’il a lui-même fait évoluer en même temps que sa civilisation, et que ce soit pour le meilleur ou pour le pire, on ne peut donc pas sérieusement étudier l’interaction thermodynamique de l’humain « moderne » en dehors de cette interaction quotidienne avec son milieu économiquement et socialement vital.

    Cette approche est à la base de toutes les recherches qui étudient l’évolution humaine et sociale, et y compris au plan biologique, en fonction de l’impact thermodynamique de la société humaine sur son environnement anciennement « naturel ».

    Si cette approche avait été entreprise dès les premières études thermodynamiques des Carnot, Clausius, Boltzmann, etc..., on en serait peut-être pas là aujourd’hui, avec nos perspectives de plus en plus catastrophistes sur l’avenir du genre humain.

    Mais le fait est qu’un développement « raisonné » aurait généré beaucoup moins de superprofits et de superpuissances, militaires, financières, etc... Cupidité, Avidité, aveuglement, lâcheté, quelle que soit la cause première de cette « négligence », on ne peut pas « revenir en arrière » : on peut seulement tenter de limiter les dégâts et de passer à autre chose de plus durable pour l’avenir, ou du moins, ce qu’il nous en reste de « vivable sur Terre ».

    c’est pas gagné...

    Luniterre



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