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Rémi Manso

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  • Premier article le 13/07/2013
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Derniers commentaires



  • Rémi Manso Manso 17 février 2011 20:54
    Certes la misère : mais quelle en est la cause ?

    Elément de réponse avec l’intervention d’Alexandre Adler, journaliste et historien, hier soir (16/02/2011) à « C dans l’air » (24’00’’) : « l’Égypte a d’abord un problème épouvantable, c’est qu’elle est aujourd’hui le pays le plus densément peuplé de la planète. Il suffit d’aller en Haute Égypte pour se rendre compte que ce qu’on appelle « l’Égypte utile », ce sont deux bandes vertes, et après deux déserts. »

    Ou bien sur les ondes de France Culture...
     
    04/02/2011 : Boutros Boutros Ghali, de nationalité égyptienne, et ancien secrétaire général de l’ONU de 1992 à 1996 :

    « Je dirais que les problèmes seront beaucoup plus importants parce que vous aurez dans les prochaines années 100 millions d’habitants sur 5% du territoire égyptien, qui est la vallée du Nil et le delta et que le reste du pays (95%) est un désert : premier problème. Le second est qu’il va nous manquer de l’eau parce que les pays qui occupent les sources du Nil vont avoir besoin de passer de l’agriculture pluviale à l’agriculture d’irrigation et donc nous allons avoir de très graves difficultés dans les prochaines années et ce sera le problème de la nouvelle génération et de la nouvelle équipe. »

    01/02/2011 : Youssef Courbage, démographe à l’INED : « Quand la population croît trop vite, ce sont les ressources qui diminuent proportionnellement par habitant. L’Égypte n’en est pas à 6 enfants, mais elle en est à plus de 3,5 ce qui est beaucoup quand vous prenez la Tunisie où la famille est composée de 2 enfants. C’est ce qui explique en partie pourquoi les problèmes sont, et seront, beaucoup plus virulents en Égypte qu’en Tunisie. L’autre problème, c’est celui qu’on a beaucoup soulevé : on a parlé de la révolte des jeunes. L’arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi, avec très souvent une incapacité de trouver un emploi adéquat, même quand on est pourvu d’un diplôme secondaire ou universitaire est bien plus virulent en Égypte qu’en Tunisie. Et pour une raison très simple : alors qu’il y a une vingtaine d’années les naissances étaient modérées en Tunisie, elles continuaient à être très abondantes en Égypte et ces naissances d’il y a 20 ans se traduisent aujourd’hui par cette arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi avec une incapacité à trouver cet emploi adéquat. »
     
    31/01/2011 : François Thual, géopoliticien : « Je crois qu’il faudrait dire un mot de ce qui est à mes yeux aussi une crise sociale et économique. Vous avez 3 chiffres : en 1967 il y avait 30 millions d’habitants en Égypte, aujourd’hui il y en a 84 millions et en 2050 il y en aura 150 millions ! Or ces habitants disposent de 145.000 km² vivables, pour un pays qui fait 1 million de km². Je rappelle cela pour dire qu’il y a une pression démographique qui a généré la misère. Vous avez plus de 50% de la population qui a moins de 24 ans.
    Se poser la question des relations des États-Unis avec la crise actuelle, c’est aussi gratter l’écume des choses. Cette crise est-elle soluble uniquement par la diplomatie, uniquement par des mutations politiques ? Personnellement j’en doute. C’est une crise structurelle, c’est pour cela que les États-Unis sont très inquiets. »


  • Rémi Manso Manso 14 février 2011 08:42

    Certains chiffres qui semblent acquis dans cet article ne sont que des prévisions. Les 9,2 milliards d’humains prévus pour 2050 ne sont que la poursuite du « business as usual ». 


    Si des efforts sont accomplis dans l’éducation, la planification familiale et la gratuité de la contraception, il est sans doute possible d’éviter ce surnombre, voire de redescendre d’ici 2100 aux 4 à 5 milliards d’habitants, effectif raisonnable que la terre peut « nourrir » au sens large (alimentation, chauffage, transport, maintient d’espaces naturels et d’une biodiversité nécessaire à sa propre survie). 

    Quelle est l’utilité pour les presque 7 milliards d’humains actuels d’être plus de 9,2 milliards dans 40 ans ? Seront-ils plus heureux ? Leur a-t-on d’ailleurs demandé leur avis ? Leur a-t-on expliqué que pour continuer ce forcing des naissances il va falloir en passer par les OGM ?


  • Rémi Manso Manso 11 février 2011 17:28

    Quel est le problème fondamental que l’Egypte devra régler une fois la démocratie instaurée ?

    Boutros Boutros Ghali, de nationalité égyptienne, et ancien secrétaire général de l’ONU de 1992 à 1996 :

    « Je dirais que les problèmes seront beaucoup plus importants parce que vous aurez dans les prochaines années 100 millions d’habitants sur 5% du territoire égyptien, qui est la vallée du Nil et le delta et que le reste du pays (95%) est un désert : premier problème. Le second est qu’il va nous manquer de l’eau parce que les pays qui occupent les sources du Nil vont avoir besoin de passer de l’agriculture pluviale à l’agriculture d’irrigation et donc nous allons avoir de très graves difficultés dans les prochaines années et ce sera le problème de la nouvelle génération et de la nouvelle équipe. »

     

    Youssef Courbage, démographe à l’Ined : « Quand la population croît trop vite, ce sont les ressources qui diminuent proportionnellement par habitant. L’Égypte n’en est pas à 6 enfants, mais elle en est à plus de 3,5 ce qui est beaucoup quand vous prenez la Tunisie où la famille est composée de 2 enfants. C’est ce qui explique en partie pourquoi les problèmes sont, et seront, beaucoup plus virulents en Égypte qu’en Tunisie. L’autre problème, c’est celui qu’on a beaucoup soulevé : on a parlé de la révolte des jeunes. L’arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi, avec très souvent une incapacité de trouver un emploi adéquat, même quand on est pourvu d’un diplôme secondaire ou universitaire est bien plus virulent en Égypte qu’en Tunisie. Et pour une raison très simple : alors qu’il y a une vingtaine d’années les naissances étaient modérées en Tunisie, elles continuaient à être très abondantes en Égypte et ces naissances d’il y a 20 ans se traduisent aujourd’hui par cette arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi avec une incapacité à trouver cet emploi adéquat. »

     
    François Thual , géopoliticien : « Je crois qu’il faudrait dire un mot de ce qui est à mes yeux aussi une crise sociale et économique. Vous avez 3 chiffres : en 1967 il y avait 30 millions d’habitants en Égypte, aujourd’hui il y en a 84 millions et en 2050 il y en aura 150 millions ! Or ces habitants disposent de 145.000 km² vivables, pour un pays qui fait 1 million de km². Je rappelle cela pour dire qu’il y a une pression démographique qui a généré la misère. Vous avez plus de 50% de la population qui a moins de 24 ans.
    Se poser la question des relations des États-Unis avec la crise actuelle, c’est aussi gratter l’écume des choses. Cette crise est-elle soluble uniquement par la diplomatie, uniquement par des mutations politiques ? Personnellement j’en doute. C’est une crise structurelle, c’est pour cela que les États-Unis sont très inquiets. »

     
    Articles de presse 
     
    Sur le journal en ligne canadien L’actualité.com, Jean-Frédéric Légaré-Tremblay écrit sur son blogue Les révoltes arabes, une question de liberté… et de démographie :
    « Au-delà des idées, des idéologies, des doctrines religieuses, du désir de liberté et autres, qu’est-ce qui alimente les révoltes populaires — et éventuellement les révolutions — dans le monde arabe en ce moment ? Pour trouver une bonne partie de la réponse, il faut jeter un regard sur une donnée de fond, tout ce qu’il y a de plus terre à terre : la démographie, la démographie et la démographie. Et l’économie aussi. »
     

    Dans Le Monde, un article de Robert Solé intitulé « Le paradoxe égyptien » (accessible aux seuls abonnés) :
    « En 1952, le pays avait 20 millions d’habitants. Il en compte quatre fois plus aujourd’hui ! Ses grandes villes ont pris une extension considérable, sa côte méditerranéenne est quasiment bétonnée d’Alexandrie à Marsa-Matrouh. La population s’entasse sur un mince ruban de verdure au milieu du désert, c’est l’une des plus fortes densités au monde. (…) Tous les dix mois, l’Égypte gagne 1 million d’habitants. »

     

    « Une démographie galopante : L’Égypte, avec 80 millions d’habitants, est le pays le plus peuplé de la région. La population a été multipliée par 3,5 en 50 ans. Malgré un net ralentissement depuis le début des années 90, l’Égypte connaît une croissance démographique de 2,03% par an. C’est-à-dire plus d’1,6 million d’habitants supplémentaires chaque année. La moitié de la population a moins de 24 ans.
    Cette explosion démographique a des conséquences lourdes pour l’économie du pays. 94,5% du territoire est recouvert par le désert. Dès lors, la population se concentre dans la vallée du Nil, dont la densité moyenne est de 1500 habitants/km², sur 1000 kilomètres de long. »


  • Rémi Manso Manso 11 février 2011 17:18

    Moubarak ou pas et si tant est qu’un régime démocratique puisse voir le jour, il aura beaucoup de mal à redresser la barre, car en réalité l’Egypte est déjà plombée par sa population excessive. 

    95% du pays est constitué de déserts et sur les 5% restant (rives et delta du Nil), la densité est déjà de 1.500 habitants au km²... Or les 80 millions d’habitants actuels pourraient bien être 130 en 2050 ! 

    D’autre part, il faut savoir qu’aujourd’hui l’Egypte est le premier importateur de céréales AU MONDE et que les américains soutiennent financièrement le pays à bout de bras.
    La seule réforme importante qui devrait être prise serait la limitation volontaire des naissances, or vu l’importance de la religion on peut douter que cette mesure soit adoptée : Noirs nuages sur l’Egypte...


  • Rémi Manso Manso 11 février 2011 17:15

    Si tant est qu’un régime démocratique puisse voir le jour, il aura beaucoup de mal à redresser la barre, car en réalité l’Egypte est déjà plombée par sa population excessive. 

    95% du pays est constitué de déserts et sur les 5% restant (rives et delta du Nil), la densité est déjà de 1.500 habitants au km²... Or les 80 millions d’habitants actuels pourraient bien être 130 en 2050 ! 

    D’autre part, il faut savoir qu’aujourd’hui l’Egypte est le premier importateur de céréales AU MONDE ! La seule réforme importante qui devrait être prise serait la limitation volontaire des naissances, or vu l’importance de la religion on peut douter que cette mesure soit adoptée. L’avenir des égyptiens est donc bien sombre...
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