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masuyer

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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


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  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 8 juin 2007 16:31

    François Bayrou, que je ne soutiens pas politiquement par ailleurs, a eu pour moi le mérite d’approfondir un peu la question du rapport police-population en « banlieue ». Ces rapports tendus ne concernent pas uniquement les policiers mais tous les corps rattachés, à tort ou à raison, à l’Etat. Cela témoigne, à mon avis, du sentiment que peuvent ressentir les franges les plus fragiles de la population que l’Etat ne respecte pas sa part du contrat.

    Ce qui était en jeu avec la police de proximité n’était pas tant la lutte contre la délinquance mais une volonté de permettre aux citoyens de se réapproprier l’Etat afin qu’il ne soit plus perçu comme un élément extérieur et ceci en rapprochant ses agents (ses représentants) de la population. Il en va de même pour les services publics en général.

    Ce qui est extérieur, dans les situations de crise, apparait comme hostile. Le problème qui se pose en banlieue se pose aussi en zone rurale, de façon moins visible car moins médiatisé et par des différences au point de vue de la démographie (population plus agée et moins concentrée) sans être pour autant différente.

    J’en veux pour preuve la violence des manifestations d’agriculteurs. Il ne s’agit pas ici d’excuser la violence, mais bien de comprendre qu’elle est souvent fille d’un sentiment d’abandon (réel ou supposé ce qui ne change rien).

    Pour ce qui est de la Seine-Saint-Denis, devenu de par la « grâce » des discours politiques simplificateurs un symbole repoussoir, il m’apparait donc primordial de maintenir un lien entre la population et l’Etat qui passe par les services publics, dont il est nécessaire que les représentants non seulement travaillent mais vivent au contact de la population et idéalement soit issus de cette population.

    C’est l’instituteur de la IIIème république en campagne(souvent issu du monde paysan), ou le receveur des postes dont l’autorité venait aussi de cette capacité qu’ils avaient eu à gravir l’échelle sociale, profitant de la promotion républicaine.

    Pour finir, il ne faut pas s’étonner non plus que les fonctionnaires soient agressés physiquement, quand les discours politiques les décrédibilisent à longueur de discours, les faisant passer pour des privilégiés, peu efficaces de surcroit.



  • masuyer masuyer 8 juin 2007 16:30

    François Bayrou, que je ne soutiens pas politiquement par ailleurs, a eu pour moi le mérite d’approfondir un peu la question du rapport police-population en « banlieue ». Ces rapports tendus ne concernent pas uniquement les policiers mais tous les corps rattachés, à tort ou à raison, à l’Etat. Cela témoigne, à mon avis, du sentiment que peuvent ressentir les franges les plus fragiles de la population que l’Etat ne respecte pas sa part du contrat.

    Ce qui était en jeu avec la police de proximité n’était pas tant la lutte contre la délinquance mais une volonté de permettre aux citoyens de se réapproprier l’Etat afin qu’il ne soit plus perçu comme un élément extérieur et ceci en rapprochant ses agents (ses représentants) de la population. Il en va de même pour les services publics en général.

    Ce qui est extérieur, dans les situations de crise, apparait comme hostile. Le problème qui se pose en banlieue se pose aussi en zone rurale, de façon moins visible car moins médiatisé et par des différences au point de vue de la démographie (population plus agée et moins concentrée) sans être pour autant différente.

    J’en veux pour preuve la violence des manifestations d’agriculteurs. Il ne s’agit pas ici d’excuser la violence, mais bien de comprendre qu’elle est souvent fille d’un sentiment d’abandon (réel ou supposé ce qui ne change rien).

    Pour ce qui est de la Seine-Saint-Denis, devenu de par la « grâce » des discours politiques simplificateurs un symbole repoussoir, il m’apparait donc primordial de maintenir un lien entre la population et l’Etat qui passe par les services publics, dont il est nécessaire que les représentants non seulement travaillent mais vivent au contact de la population et idéalement soit issus de cette population.

    C’est l’instituteur de la IIIème république en campagne(souvent issu du monde paysan), ou le receveur des postes dont l’autorité venait aussi de cette capacité qu’ils avaient eu à gravir l’échelle sociale, profitant de la promotion républicaine.

    Pour finir, il ne faut pas s’étonner non plus que les fonctionnaires soient agressés physiquement, quand les discours politiques les décrédibilisent à longueur de discours, les faisant passer pour des privilégiés, peu efficaces de surcroit.



  • masuyer masuyer 8 juin 2007 16:29

    François Bayrou, que je ne soutiens pas politiquement par ailleurs, a eu pour moi le mérite d’approfondir un peu la question du rapport police-population en « banlieue ». Ces rapports tendus ne concernent pas uniquement les policiers mais tous les corps rattachés, à tort ou à raison, à l’Etat. Cela témoigne, à mon avis, du sentiment que peuvent ressentir les franges les plus fragiles de la population que l’Etat ne respecte pas sa part du contrat.

    Ce qui était en jeu avec la police de proximité n’était pas tant la lutte contre la délinquance mais une volonté de permettre aux citoyens de se réapproprier l’Etat afin qu’il ne soit plus perçu comme un élément extérieur et ceci en rapprochant ses agents (ses représentants) de la population. Il en va de même pour les services publics en général.

    Ce qui est extérieur, dans les situations de crise, apparait comme hostile. Le problème qui se pose en banlieue se pose aussi en zone rurale, de façon moins visible car moins médiatisé et par des différences au point de vue de la démographie (population plus agée et moins concentrée) sans être pour autant différente.

    J’en veux pour preuve la violence des manifestations d’agriculteurs. Il ne s’agit pas ici d’excuser la violence, mais bien de comprendre qu’elle est souvent fille d’un sentiment d’abandon (réel ou supposé ce qui ne change rien).

    Pour ce qui est de la Seine-Saint-Denis, devenu de par la « grâce » des discours politiques simplificateurs un symbole repoussoir, il m’apparait donc primordial de maintenir un lien entre la population et l’Etat qui passe par les services publics, dont il est nécessaire que les représentants non seulement travaillent mais vivent au contact de la population et idéalement soit issus de cette population.

    C’est l’instituteur de la IIIème république en campagne(souvent issu du monde paysan), ou le receveur des postes dont l’autorité venait aussi de cette capacité qu’ils avaient eu à gravir l’échelle sociale, profitant de la promotion républicaine.

    Pour finir, il ne faut pas s’étonner non plus que les fonctionnaires soient agressés physiquement, quand les discours politiques les décrédibilisent à longueur de discours, les faisant passer pour des privilégiés, peu efficaces de surcroit.



  • masuyer masuyer 6 juin 2007 18:50

    Merci Dan pour ces explications,

    Désolé, j’avais posté ce post à la mauvaise place, je corrige

    Par contre je ne suis pas tout à fait d’accord avec ta différenciation rationalisme/irrationalisme. La raison sous-entend effectivement l’ordre, mais pas l’ordre dans son acceptation courante mais dans son sens d’organisation. Ton opposition anarchistes russes/Marx ne tient pas car tu mêles ici les deux sens. Je résume rapidement l’opposition Marx/Bakounine. An niveau du constat social et de l’analyse des rapports de force, il n’y a pas de différences fondamentales. Le but, c’est à dire l’organisation sociale à laquelle ils tendent, est sensiblement le même, une société sans classes sociales et sans état, qui n’est pas une société sans ordre, mais une société où l’ordre n’est pas imposé par une classe à une autre. La différence, c’est que Marx envisage une étape intermédiaire pour arriver au communisme « la dictature du prolétariat ». Où Bakounine (très influencé d’ailleurs par la philosophie hégelienne") voit le danger d’une dérive étatique (prophétique ma foi)

    Je te laisse d’ailleurs jeter un oeil aux citations de Bakounine sur Wikipédiahttp://fr.wikipedia.org/wiki/M...

    Pour la deuxième partie de ton commentaire

    « à Masuyer que je considère toujours comme un islamiste malgré sa dénégation car je juge sur les actes et non sur les paroles,les écrits ou les étiquettes ;et je considère que ses propos jusqu’à maintenant ressemblent en tout point à ceux des islamistes ou tout au moins les confortent et les viennent en aide.Bien sûr je pourrais changer d’opinion s’il vient à prouver par des actes ultérieurs le contraire »

    Je ne vais pas nier, par contre tu peux difficilement me juger sur mes actes, et ton jugement porte donc bien ici sur mes écrits.

    Je ne suis pas un expert en philosophie hégélienne, mais il ne me semble pas qu’elle oppose le rationalisme qui serait politique à l’irrationalisme qui lui serait religieux.



  • masuyer masuyer 6 juin 2007 18:47

    Merci Dan pour ces explications,

    Par contre je ne suis pas tout à fait d’accord avec ta différenciation rationalisme/irrationalisme. La raison sous-entend effectivement l’ordre, mais pas l’ordre dans son acceptation courante mais dans son sens d’organisation. Ton opposition anarchistes russes/Marx ne tient pas car tu mêles ici les deux sens. Je résume rapidement l’opposition Marx/Bakounine. An niveau du constat social et de l’analyse des rapports de force, il n’y a pas de différences fondamentales. Le but, c’est à dire l’organisation sociale à laquelle ils tendent, est sensiblement le même, une société sans classes sociales et sans état, qui n’est pas une société sans ordre, mais une société où l’ordre n’est pas imposé par une classe à une autre. La différence, c’est que Marx envisage une étape intermédiaire pour arriver au communisme « la dictature du prolétariat ». Où Bakounine (très influencé d’ailleurs par la philosophie hégelienne") voit le danger d’une dérive étatique (prophétique ma foi)

    Je te laisse d’ailleurs jeter un oeil aux citations de Bakounine sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Aleksandrovitch_Bakounine

    Pour la deuxième partie de ton commentaire

    « à Masuyer que je considère toujours comme un islamiste malgré sa dénégation car je juge sur les actes et non sur les paroles,les écrits ou les étiquettes ;et je considère que ses propos jusqu’à maintenant ressemblent en tout point à ceux des islamistes ou tout au moins les confortent et les viennent en aide.Bien sûr je pourrais changer d’opinion s’il vient à prouver par des actes ultérieurs le contraire »

    Je ne vais pas nier, par contre tu peux difficilement me juger sur mes actes, et ton jugement porte donc bien ici sur mes écrits.

    Je ne suis pas un expert en philosophie hégélienne, mais il ne me semble pas qu’elle oppose le rationalisme qui serait politique à l’irrationalisme qui lui serait religieux.

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