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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


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  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 10 mars 2009 17:04

    Snoopy,

    pour les agriculteurs, les artisans et les commerçants je te renvoie à mon post plus haut.

    Je vais t’apporter mon témoignage.

    En tanbt qu’entrepreneur de travaux forestiers, je suis inscrit au registre du commerce, mais je cotise à la MSA. Je suis imposé sur mon Bénéfice Industriel et Commercial au titre de mes cotisations sociales et de l’IR. Le plafond est assez bas (c’est la décision de ceux qui gèrent cette caisse et qui sont les intéressés eux-même). De plus, si j’investis beaucoup, je diminue mon BIC et du coup mon imposition (or beaucoup semblent préférer enrichir les banques que financer des sytèmes de solidarité).

    On comprend que les prestations ne soient pas très élevées. Encore celui qui peut monnayer son fond, aura de quoi améliorer sa retraite. Encore faut-il avoir un fond.

    Pour exemple, en cas d’accident du travail, la MSA m’indemnise à hauteur d’environ 19€ par jour (pour me dégager 1000€ par mois, je dois dégager environ 200€ de CA par jour, évidemment si je ne travaille pas 90€ sont à peu près suffisants). Je dois donc, si je veux être correctement indemnisé souscrire à une assurance facultative (qui n’augmente pas en fonction de mon bénéfice, mais qui augmente en fonction de mon âge, c’est à dire qu’à productivité égal, ma marge diminuera avec l’âge). Je dois donc inclure le coût de cette assurance dans mon tarif de prestation.

    Si un de mes concurrents, un peu inconscient, décide de s’en passer, il pourra offrir un tarif de prestation inférieur au mien, et être ainsi plus concurrentiel. Tant mieux pour lui. Mais je dois t’avouer qu’en cas de problème, j’aime autant ne pas l’entendre pleurer.



  • masuyer masuyer 10 mars 2009 16:38

    Stéphane,

    Guadeloupe ne produit RIEN, alors que les îles voisines tentent de s’en sortir sans insulter les touristes

    Bon, déjà nul ne vous oblige à prendre vos vacances en Guadeloupe (ni aux Caraibes d’ailleurs), en plus ça vous éviterait de prendre un avion dont l’impact sur l’environnement et sur les réserves en pétrole ne sont plus à démonter.
    Deuxio, peut-être que les Guadeloupéens ont peut-être envie (en tout cas je l’espère) d’être autre chose que la couleur locale d’un paysage de carte postale pour CSP+ stressé. Vous n’avez jamais songé qu’en tant que DOM, la Guadeloupe était soumise aux directives européennes, qui s’appliquent très souvent aux secteurs de la pêche et de l’agriculture, secteurs qui étaient primordiaux dans ces îles ? La prime à la casse pour les bateaux de pêche, cherchez aussi de ce côté-là. C’est un indice.

    Sinon vous pouvez continuer à vous rassurez en vous répétant que vous êtes un honnête travailleur métropolitain qui en à marre de payer pour des veinards qui ont déjà la chance d’être au soleil. Car c’est bien "la misère serait moins pénible au soleil". smiley



  • masuyer masuyer 10 mars 2009 16:25

    Bonjour Marc Bruxmann,

    je suis presqu’en accord avec votre analayse. Mais il me semble que le capitalisme tel que nous le vivons aujourd’hui (et qui dans la forme est évidemment fort différent de celui qu’a connu Marx) n’est que son développement logique si, comme le pensait Marx, son moteur est l’accumulation du capital. Dans un premier temps la technique permet des gains de productivité très importants mais qui vont en diminuant. Quand on ne peut plus gratter suffisamment sur les gains de productivité, il faut rogner sur les coûts. Ce sont les salaires, mais aussi l’externalisation de pans entiers de la production (la production coûte), pour tenter d’arriver à produire de la richesse sans produire de biens. En haut le détenteur de capital, sous lui la multitude des sous-traitants et des sous-traitants des sous-traitants, puis toutes les catégories de prolétaires hiérarchisées, tout en exerçant une pression du haut vers le bas. A terme cela engendre l’explosion.



  • masuyer masuyer 10 mars 2009 16:13

    Bonjour Docdory,

    ce rejet de la violence n’est-il pas quelque peu politically-correct ?

    Imaginons (je sais c’est difficile), un Etat de plus en plus inégalitaire, qui quand les électeurs sont appelés à voter par réferendum et votent "mal" sont ignorés, où les gens peuvent manifester à condition d’être invisibles. Que la pression soit maintenue ainsi pendant des années avec comme seule soupape une consommation érigée en seule chemin vers le bonheur et en devoir du citoyen. Et puis un jour, paf, le gens il arrive plus à suivre. Mais évidemment, s’il recourt à la violence physique il est illégitime, alors que la violence morale, c’est peanut !

    Désolé pour les anglicismes, mais je trouve que ça fait "arrogance de classe" et je me sens Bling-Bling à donf en ce moment. smiley



  • masuyer masuyer 10 mars 2009 16:04

    Le racisme en territoire post-colonial est une expression de la lutte des classes. Les mécanismes d’exploitation, même en République, sont très durs à supprimer. Observez autour de vous, en métropole pour éviter l’exotisme fausseur de perception. Si le système était "méritocratique" et égalitaire, vous devriez avoir plus d’individus issus des classes populaires (puisque le nombre joue en leur faveur) que des classes privilégiées au commande de l’appareil d’Etat, des grandes entreprises, dans les grandes écoles. C’est l’inverse qui se produit :

    · Une autre étude conduite en 1995 par MM. Claude Thélot et Michel Euriat22(*), et ciblée sur quatre grandes écoles prestigieuses (Polytechnique, l’Ecole normale supérieure, HEC et l’ENA), constitue une « référence » dans l’analyse de la diversité sociale. Cette analyse aboutit à un constat apparent de « régression » dans le recrutement social de l’élite scolaire : en effet, alors que 29 % des élèves de ces écoles étaient d’origine « populaire »23(*) au début des années 1950, ils ne sont plus que 9 % quarante ans plus tard.

    source Senat

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