Je suppose que ce qui change réellement c’est avant tout la cohérence sur le long terme des projets et également leur cohérence intrinsèque (càd pas des idées absurdes). Sans cela, on a pas l’impression d’une sorte d’immobilisme c’est sûr.
Quant aux activités et possibilités sur la capitale, elles sont très nombreuses (entreprises, culture, éducation, etc.) et il y a pléthore de nouveautés en permanence.
Paris n’est pas immobile. La ville a du mal à suivre étant donné les objectifs contradictoires des différents maires.
D’autre part, c’est une ville historique et la place des politiques publiques en matière de construction est délicate. Rien que pour les transports, les infrastructures datent du début de l’invention du train...c’est d’ailleurs pour cette raison que le réseau sature surtout aux heures de pointe.
Mais il y a eu pas mal de changements comme sur le site des Halles, de la Villette, etc.
Quant à Berlin, où je suis récemment passé (très chouette), une partie non négligeable de la ville a disparu pendant la guerre. D’où une plus grande facilité à organiser un espace en plus moderne. Cependant, les transports ne sont pas si géniaux et les distances sont immenses — et dire qu’on se plaint à Paris de marcher une centaine de mètres...
Deux choses opposent d’ailleurs ces deux capitales : la ponctualité des transports et surtout leur propreté. En Allemagne, il est très rare de trouver des wagons dégueulasses, tagués ou scarifiés. Ici, nos transiliens ont été explosés par les usagers dès le premier jour, peinturlurés de la tête aux pieds par des salopards de racailles qui recommencent sans se faire chopper (étonnant vu le nombre de caméras et la sécurité des gares).
J’attends une action concrète et massive, ce dont la plupart des gens sont incapables car trop lâches. Et certainement pas de nouvelles manifestations qui seront encore gazées et réprimées.
Ici, tout le monde se plaint « ah le capitalisme c’est pas bien » ou « les salauds de politiques nous ont encore eu » mais ça s’arrête là. Ronchonner alors qu’on nous enlève tout voire pire relève tout simplement du cynisme.
Nous sommes incapables de penser au bien commun car beaucoup trop attachés à la société de consommation et égocentrée. D’où cette totale incapacité à changer les choses et agir, chose bien comprise par ceux prétendant nous représenter.
Les Français préfèrent laisser la bulle du mécontentement gonfler jusqu’à l’explosion, à savoir la guerre civile. Cela prendra évidemment beaucoup de temps mais lorsque ça arrivera, il y aura déjà eu beaucoup de victimes et de destructions. Sans parler des générations sacrifiées sur l’autel de l’inaction.
Et ça, c’est une idée insupportable. Pourquoi survivre quand on peut tout simplement vivre ? Agir pour le bien de tous au lieu de rester comme des zombies devant la télé et ses chaînes pour débile profond ?
C’est ce à quoi l’immense majorité des Français se tiendra, trop flemmards pour bouger leur gros cul et « aller le chercher » physiquement pour en finir une bonne fois avec ce système agonisant.