De toute manière, qu’elle soit effectivement corrompue ou pas ne change rien au problème principal qui est que ce pays est devenu une vraie dictature - même si il n’en était pas loin sous Chavez « le libérateur ». N’en déplaise aux supporters des régimes totalitaires qui préfèrent confondre dictature et démocratie.
Sachez qu’au Royaume Uni la royauté est la clé de voute de la société et son dernier ressort si le gouvernement s’effondrait. Ce pouvoir a essentiellement un but représentatif à l’extérieur du pays (comme des ambassadeurs) et de cohésion nationale (un symbole de l’unité du pays).
Le fait que la monarchie espagnole soit corrompue n’est que la faute de membres déviants, non de la fonction. On ne peut pas condamner toute une classe parce qu’une ou deux personnes sont fautives.
* "Aujourd’hui, les riches ne créent pas le travail, au contraire, ils le
tarissent, la seule chose qui compte étant le profit, il est évident
qu’ils jouent à exploiter la main d’oeuvre pour qu’elle fasse le travail
de trois, la tuant à petit feu mais ils s’en foutent, c’est la
collectivité qui paie.«
C’est la superposition d’un idéal productiviste au »rentabilisme« qui crée cette situation.
Pourquoi dépenser plus lorsqu’on peut acculer les gens à travailler pour deux voire trois ? Donc, finalement, pourquoi embaucher plus ? Pourquoi leur donner des jours de congé alors qu’ils peuvent bosser comme des ânes (et payés en plus !) ?
Cette logique vient essentiellement du modèle anglo-saxon, dans lequel les »inactifs« sont forcément vus comme des »parasites« car ne participant pas à la machine qu’est l’économie.
Ce qui signifie que les étudiants, chômeurs rencontrant des difficultés d’insertion et retraités sont dans leur viseur, quand bien même il existe des barrières fictives (dressées par les entrepreneurs eux-mêmes) très contraignantes à l’emploi.
L’un de mes professeurs disait d’ailleurs qu’il était »scandaleux que les personnes âgées bénéficient d’une retraite alors qu’elles vivaient encore 20 ans sur le dos des gens« , en occultant le fait que cette classe participe réellement à notre société et à bien des niveaux (consommation, éducation des jeunes, etc.).
* »ceux qu’ils laissent sur le carreau pour aller trouver des esclaves moins chers ailleurs.«
Pas besoin de partir loin pour ça, il y a déjà : les étudiants embauchés en masse pour faire le boulot d’un vrai travailleur, les »contrats aidés« , les VIE (que je trouve scandaleux), etc.
* » c’est une mentalité de capitaliste de ne rien foutre en laissant son argent « travailler » sur le labeur des autres."
En réalité, c’est le capitalisme exacerbé dont vous parlez. Le schéma du capitalisme américain, par exemple.
En fait si, il y a bien eu une période où il a très bien marché - vous oubliez les grandes vagues d’immigration italiennes, espagnoles, polonaises, etc.