« Les 1 et 2
Octobre 2013, 197 bouquetins du Bargy ont été
abattus, ce qui pourrait représenter 68 % de la population
de bouquetins du Bargy.... Le 24 octobre, un randonneur a observé
aux jumelles l’abattage de 27 bouquetins...
Cette décision
d’abattage est consécutive à la découverte,
en avril 2012, d’une souche de
Brucella, bactérie
responsable de la brucellose, dans le lait d’une vache. Depuis
cet
événement,
des investigations ont été conduites, et ont permis de
détecter la présence de
brucellose chez une
minorité de bouquetins. L’Agence Nationale de Sécurité
Sanitaire de
l’Alimentation, de
l’Environnement et du Travail (ANSES) émet l’hypothèse
que les
bouquetins aient pu
jouer le rôle de réservoir et assurer un relais
silencieux entre le dernier
foyer domestique de
brucellose (1999) et le foyer de 2012...
des prélèvements
sanguins ont été
effectués sur 44 chevreuils, 30 cerfs et 55 chamois. Sur
les 129 animaux, un seul était positif : un chamois... la
prévalence de la brucellose chez les chamois
avoisinerait les 2%
après plus de 14 ans de contamination chez les bouquetins...
Durant
de longues années, les bouquetins n’ont pas été
suivis ; ce qui est étonnant pour une
espèce
protégée ayant fait l’objet d’une réintroduction.
L’examen des photothèques a
permis
de retrouver une photographie, datant de 2004, d’un bouquetin
cliniquement suspect.
Si
les bouquetins du Bargy avaient été régulièrement
observés, l’épidémie aurait pu être
gérée à la racine ! Le suivi de la population de
bouquetins a seulement démarré en septembre 2012...
il
n’est pas précisé dans le rapport du groupe
d’experts si les 76 bouquetins testés
sérologiquement
(c’est-à-dire par prise de sang) étaient
représentatifs de la population globale
du massif ...
D’après l’ONCFS, en 2013, 65% des bouquetins du Bargy
n’étaient pas contaminés. En réalité,
compte tenu des probables biais statistiques, ce chiffre pourrait
être plus élevé... Un jeu de réthorique... »
C’est
effectivement à un jeu de réthorique auquel vous vous
livrez. Vous donnez les chiffres qui vous arrangent. Ainsi, vous
tenez pour vrai que 197 bouquetins puis 27 autres ont été
abattus en octobre 2013. Que les 197 pourraient représenter 68
% de leur population. Vous tenez pour vrai, toujours, que 129 animaux
ont été testés dont 44 chevreuils, 30 cerfs, 55
chamois. Vrai, toujours, que la prévalence de la brucellose
est de 2 % chez les chamois sur 14 années.
Par
contre, vous réfutez la prévalence de 35 % de
brucellose chez les bouquetins, sur 14 ans aussi alors, en arguant,
notamment, que cette population n’aurait pas été suivie
!!! Mais en exhibant toutefois une photo de 2004 d’un « bouquetin
cliniquement suspect ».
Etes-vous
sûr de ne pas oublier de nous dire qu’un comptage de ces
animaux protégés est effectué par les
techniciens de l’ONC. SUR LE TERRAIN.
Je
vous cite à nouveau :
« l’Organisation
Mondiale de la Santé Animale écrit : « Chez les
animaux, la maladie se manifeste par des avortements ou par un échec
de la reproduction. Généralement, les animaux
guérissent et réussiront à donner naissance à
une descendance vivante après un premier avortement ». «
Généralement, la maladie est bénigne, l’animal
infecté présentant peu de signes avant l’avortement.
» L’ANSES et le Ministère de l’Agriculture valident
ces données ».
Attendre que la maladie s’éteigne toute seule,
comme vous le préconisez, n’est apparemment pas la meilleure
solution. Je vous cite à nouveau : « Les alternatives
: laisser faire la Nature Il y a déjà
eu un précédent. Un foyer de brucellose a été
identifié dans une population de bouquetins du Grand Paradis
(Italie). Ce foyer s’est éteint de lui-même sans
qu’aucune mesure de maîtrise n’ait été
entreprise. Certes, la prévalence de la maladie
était plus faible que dans le Bargy ».
Avec la constatation d’un foyer infectieux explosé
à 35 % de bêtes malades, quoique vous en
disiez... et en considérant rationnellement que, dans une
telle urgence, une hypothétique vaccination n’était
même pas envisageable, l’abattage s’est avéré
être la seule solution.
Je n’ai jamais écrit que la vaccination des bovins ou animaux était interdite ou dangereuse à cause des sels d’aluminium !
Je viens de lire votre dossier.
35 % d’animaux
contaminés sur le massif du Bargy. Mais
« L’incertitude même sur la taille de la
population concernée est rappelée.
Les statistiques
officielles comportent vraisemblablement des biais importants... il
n’est pas précisé dans le rapport du groupe d’experts
si les 76 bouquetins testés sérologiquement
(c’est-à-dire par prise de sang) étaient
représentatifs de la population globale du massif ou s’ils
ont été choisis, au moins partiellement, parce qu’ils
présentaient des signes cliniques évocateurs....un
bouquetin affaibli par une arthrite brucellique est plus facilement
accessible qu’un bouquetin retranché sur une paroi quasi
verticale ; ce qui peut également fausser les
statistiques.
Il existe un vaccin
bovin et la vaccination de toutes les vaches aurait éliminé
le risque de transmission du bouquetin à la vache... le vaccin
bovin est actuellement interdit mais n’est-il pas envisageable de
demander une dérogation cantonnée au massif du Bargy ?
Les bouquetins sont des
caprins et un vaccin pour les caprins existe. Jean-Marie
Gourrau, vétérinaire, membre du Conseil national de
protection de la nature, a écrit : il est tout à fait
possible, dans l’état actuel de nos connaissances et moyennant
une extension de l’AMM, d’envisager en nature une vaccination... »
Ma
question : en supposant qu’une vaccination des bouquetins puisse être
cantonnée au seul massif du Bargy, comment vacciner un
bouquetin retranché sur une paroi quasi verticale ?
Je ne manquerai pas de lire le dossier. Mais pas aujourd’hui.
Simplement, prendre la décision d’abattre ces animaux a dû être extrêmement pénible. Je ne pense pas que cette décision ait été prise à la légère.
Au niveau de la Santé publique, il y a toujours ceux qui sont pour ceci et ceux qui sont contre.
Si l’on parle de la vaccination des enfants, il y a des parents qui sont contre à cause des sels d’aluminium. Par contre, ces mêmes parents comptent bien que les autres enfants seront, eux, vaccinés, histoire de ne pas contaminer les leurs. Et cela, ils se gardent bien de le dire.
La vaccination de la variole ne se fait plus car la maladie a été éradiquée : grâce à la vaccination.
Quand il y a des décisions difficiles à prendre, il faut avoir du courage et non pas faire preuve de sensiblerie pour de pas dire d’égoïsme en n’envisageant le bénéfice/risque que pour soi-même.
Pourquoi un tel article puisque vous ne pouvez ignorer que la vaccination n’est pas possible puisqu’elle est interdite en France « car elle fausse le dépistage par sérodiagnostic (ce sont les anticorps vaccinaux qui sont décelés) ». Le lien, bien sûr, ci-après.