34 ans, "citoyen du monde", intérêts divers, des études de langues infructueuses, la malhonnêteté intellectuelle et l'égoïsme en horreur ... bref, Moi moi moi Je je je ... who cares ...
Non non je ne dis pas qu’on ne peut pas choisir sa religion ou sa philosophie... je dis ;combien le font ? (si l’on prends n personnes et qu’on leur demande dans quelle religion ils sont nés, et quelle est leur religon ce jour, pensez-vous qu’il y aura une différence significative ? Peut on alors parler de choix personnel, adulte et instruit ?)
Vous ne répondez pas à la question de la légitimité que vous avez soulevé vous même : je demande également pourquoi la morale issue de ces systèmes serait selon vous plus légitime qu’une morale dénuée des aspects autoritaires de ces derniers ? J’entends par là : une morale proposant une définition de ce qui est bien ou mal issue de réflexions faites par et autour de l’humain, compréhensible et imposable par et à tous, plutôt qu’une définition de ce qui est bien ou mal issue de commandements dit divins et qui nécessitent l’adhésion au système les produisant pour les comprendre et les assimiler ? Ne parliez-vous justement pas de démarche personnelle et de choix conscient ?
Est-ce un comportement adulte que de dénigrer comme minable et pseudo-morale le choix fait par d’autres de vouloir construire et assumer cette morale qu’ils pensent plus universelle et humaine ? Détenez-vous donc LA vérité puisque celle des autres est un ersatz ?
Je ne sais pas si j’ai bien compris votre intervention... corrigez moi si ce n’est pas le cas...
Vous semblez rejeter l’idée d’une morale laïque en lui reprochant un manque de légitimité. Vous dîtes notamment qu’elle est le choix d’un petit nombre qui n’a aucune légitimité pour l’imposer à la population, [qu’]elle n’a fait l’objet d’aucune consultation démocratique [...]
A contrario vous proposez que la morale légitime serait issue (du choix) d’une religion ou d’une philosophie... mais ces dernières ont elles fait l’objet de quelconques consultations démocratiques ? Combien de « croyants » ont choisi leur religion ? Pourquoi seraient elles plus légitimes ?
On est d’accord, le mariage n’a PLUS rien à voir avec la fécondité, c’est pourquoi c’est une forfaiture morale.
[...]
Le maire n’est pas gynécologue. Il n’a pas à sonder les utérus avant de marier.
Bon, après avoir défendu la position inverse, vous admettez que le mariage civil n’a rien à voir avec la fécondité... Tout ça pour ça... Bref, retour à la case départ, pourquoi est ce que le mariage pour tous (CIVIL DONC) est immoral ? Vouliez vous en fait dire que c’est le mariage civil qui est immoral ? (une « forfaiture morale »)
Je me contente d’appliquer les principes que vous avez vous même défini.
Ne faite pas d’arrangements bidons avec la réalité : un couple hétéro infertile est ... infertile (et non pas potentiellement fécond), QUELQUE SOIT la raison de cette infertilité (naturelle, artificielle, accidentelle... ). Ainsi votre règle (mariage = procréation) devrait s’appliquer. Si cette loi s’aménage, c’est un loi hypocrite, injuste et discriminatoire : immorale.
Vous annoncez en outre qu’un (couple) homo est infécond par essence plutôt que par accident... sur quelle preuve vous basez vous pour dire que l’homosexualité d’un individu n’est pas accidentelle, tout comme peut l’être l’infertilité d’un homme ou d’une femme ? Savez-vous des choses que la science ignore ?
Ma démonstration n’a d’absurde que le postulat selon lequel le mariage est l’institutionnalisation de la fécondité, si c’était le cas, les hommes et femmes infertiles/ménauposées ne pourraient pas se marier.
C’est vous qui tordez votre propre concept dans tous les sens pour justifier l’hypocrisie du système que vous prétendez moral.