Essayez d’être honnête et apportez les chiffres des systèmes privés, par exemple des USA, en éducation, santé, retraite, etc, ou des systèmes publics scandinaves et comparez les résultats. S’il est évident que la gestion de la fonction publique en France laisse à désirer, il n’en est pas moins vrai que son existence est indispensable à une société démocratique. L’effort est donc à faire pour l’améliorer et non pas pour la détruire. A moins de vouloir une société élitiste et cloisonnée, bien sûr.
Vous confondez le tournant néolibéral qu’à entreprit l’UE depuis le triomphe de la doctrine monétariste ( en gros l’ère Reagan ) avec un principe de base qui devait se construire mais fut sabordé par le traité de Lisbonne : l’Europe sociale. Bien sûr que l’Europe se doit de soutenir la production industrielle de tous ses intégrants et ce n’est justement pas ce qu’il s’est passé jusqu’à présent. Avez-vous une raison valable pour penser que les pays du Sud sont incapables de produire ? Le principal obstacle à une concurrence saine ( doublement souligné, saine ) au sein de la zone euro est la concentration des capitaux principalement en Allemagne et secondairement en France. Ces capitaux ne signifient pas non plus une élévation du niveau de vie des habitants de ces pays puisqu’ils participent à peine de l’économie productive sinon qu’ils alimentent le cirque financier mondial. Les PIIGS ( belle entourloupe que ce terme comme celui de NINJA pour les subprimes ) ont payé la compensation de la perte de compétitivité des pays riches de la zone euro face au Bric. Il ont donc soutenu ces pays dont les dirigeants refusent aujourd’hui de l’admettre publiquement pour des raisons purement électorales. Il est donc vraiment injuste de les décrire maintenant comme des inutiles et vouloir les laisser s’écrouler. Injuste et idiot puisqu’ils sont indispensables à une Europe viable économiquement.
Il n’y a qu’à voir la concession qu’à dû faire Obama à l’extrême-droite américaine ( Tea Party ) pour pouvoir arriver à un compromis avec les républicains : accepter de présenter la règle d’or budgétaire au Sénat. Heureusement pour les classes basses et moyennes que ce projet n’aboutira pas vue la majorité démocrate, quoique personne ne sache ce que réserve le futur et mieux vaut être prudent. Le capitalisme financier est entrain d’alimenter ses propres ennemis dans son obsession de s’accrocher au milieu de la tempête qu’il a lui-même déchaîné. Je ne comprends cette immense connerie de proposition de Sarkozy que comme une manœuvre démagogique et politique de racolage de l’électorat d’extrême-droite, sinon que l’on veuille bien m’expliquer.
je ne vois pas en quoi l’article diaboliserait le secteur privé. Para contre votre commentaire le fait très évidemment avec le secteur public. Est-il nécessaire de toujours vouloir pousser les caricatures jusqu’aux extrêmes ? La très grave situation actuelle requiert tout le contraire : plus de finesse et de bonne foi et moins de grossière manipulation du discours et de mauvaise foi.
Le simple fait de qualifier la construction européenne d’entreprise bolchevique est déjà une idiotie suffisamment énorme pour ne pas vous prêter la moindre bonne intention. Bien sûr que vous êtes un rejeton du rexisme. Degrelle, au moins, avait le courage de ses idées. Vous, même pas.