Ce ton défaitiste n’apporte que des raisons aux marchés financiers pour continuer à manipuler le débat politique à coup de spéculation et de pression financière sur les états. Il faudrait commencer à penser quelque chose de solide si on ne veut pas repartir pour 50 ans de galère.
Il y a deux choses à réclamer, à mon avis. La création d’un espace économique européen rationnel basé sur la redistribution et des grandes lignes sociales et budgétaires communes puis, appuyés sur cette position, faire pression pour rétablir un ordre économique mondial équilibré et juste en convoquant une réunion internationale dans le but de réguler les échanges internationaux et remplacer la monnaie de référence. Il y a urgence pour la deuxième proposition donc encore plus d’urgence pour la première. Ce n’est pas en écoutant les chants de sirène des porte-drapeaux que l’on va avancer.
L’équilibre budgétaire obligatoire serait un carcan insupportable pour un état un tant soit peu social. Il y a une confusion, entretenue soigneusement, entre le besoin d’éliminer la tendance systémique qu’on les états de s’endetter dans le système actuel et la nécessité de périodes d’endettement limitées dans le temps. L’histoire économique montre bien que s’endetter est la seule manière sociale de sortir des trous périodiques ( crises ) que supportent les économies ainsi que de pouvoir financer de grands projets à moyen et long terme. Mais ces endettements périodiques doivent être compensés par une discipline budgétaire stricte quand les choses vont bien. C’est justement tout le contraire qui s’est produit. Quand les recettes étaient bonnes, les gouvernements ont gaspillé pour ne pas voir maigrir leur base électorale, puis quand les crises arrivèrent, ils en remirent une couche de dettes pour les mêmes raisons. Résultat : la position intenable d’aujourd’hui. Keynes le disait déjà il y a plus de 50 ans : quand l’économie va bien, on réduit la charge de la dette, quand elle va mal on s’endette.
Cette sacralisation de l’équilibre budgétaire que l’on veut vendre à la population est une manœuvre de plus du libéralisme économique pour ne pas perdre la place qu’il a usurpé.
Un plan d’aide est un renflouement donc un aveu implicite que quelque chose ( euphémisme ) a été très mal fait et que l’on tente de sauver les meubles. Quand on parle de redistribution, on parle d’organisation économique rationnelle et durable d’un espace grâce à une politique redistributive de la richesse produite dans cet espace. Il n’est pas recevable de continuer à réciter la fable de la cigale grecque ( ou PIIGS ) et de la fourmi allemande, française et autres. Le déséquilibre européen, qui a plongé les pays du Sud là où ils sont, a bénéficié ceux qui se plaignent aujourd’hui de devoir payer. Ce n’est pas le PIIGS qui a ouvert les portes à la spéculation du marché financier, c’est l’Europe entière mais derrière le leadership de l’Allemagne et de la France. Les arnaques comptables employées par la Grèce afin de rejoindre les requis de Maastricht pèsent très peu face à ce fait. Il va falloir commencer à l’assumer et se diriger vers une politique économique européenne digne de ce nom et arrêtez de faire le beau jeu aux marchés financiers.
Merci de décrire si bien l’état d’esprit de ceux qui pensent combattre l’impérialisme en appuyant un groupe de dictateurs assassins. Si vous avez tant envie d’en découdre, allez-y, AK 47, allez flinguer des gens qui ne demandent que d’avoir le droit de l’ouvrir. Allez à Hama, vous y serez protégé par les blindés de l’armée. Misérable imbécile !