Imaginez la place que peut avoir l’automobile dans un pays où une municipalité peut être aussi étendue qu’un département français, où il n’y a pas de train, où les technologies de l’information ont le même problème que le secteur automobile, où la très faible protection des travailleurs les lancent périodiquement à la recherche de travail, etc...
C’est aussi la démonstration que le protectionnisme brésilien ne tend qu’à encore plus concentrer les richesses et conduit le pays à une situation explosive. L’affrontement entre une classe moyenne naissante et la masse énorme des classes défavorisées est entretenue par les détenteurs des capitaux. Les inégalités se reflètent aussi géographiquement, le nordeste dont l’émigration vers les grandes villes plus au sud était déjà à l’origine du phénomène des favelas, continue d’envoyer des masses de coupeurs de canne à sucre se faire exploiter dans les états du sud. L’état passe un peu de baume par des politiques critiquées par les classes plus aisées comme relevant de l’assistanat mais conserve une politique fiscale délirante, régressive et démesurée, alors que le service public, éducation, santé, transports, etc... est délabré.
Vous feignez l’étonnement de la même manière que vous cherchez à radicaliser les opinions à grand coup d’interprétations grosso modo. Déjà quand vous m’interprétez, je ne me reconnais plus.
Quant à la science, un seul commentaire. Des gens très bien sur eux et sans aucune mauvaise intention préalable en sont arrivés, sur la base d’interprétations erronées d’une science à la mode, à inventer l’eugénisme, le racisme, le darwinisme social et autres folies pas douces du tout. Alors, je pense qu’il vaut mieux faire attention quand on passe de la biologie à la politique.
Voilà pourquoi je pense que votre discours est l’exact pendant de celui des féministes extrémistes, largement minoritaires, mais qui profitent de la pagaille que sèment les extrémistes d’en face dont vous faites partie. Je nous vois sur une mauvaise pente si le futur des enfants dépend de ce genre de débat.
Il faut se rappeler que l’évolution biologique n’a à peine bougé pour l’homo sapiens depuis 100.000 ans. Bien sûr que l’assymétrie est la même que celle qu’avaient nos prédécesseurs. N’empêche que la construction des sociétés s’est faite comme elle s’est faite et qu’il en a résulté une définition sociale des sexes qui peut être appelé genre social. Je ne vois pas quel est l’objet de le nier. Au temps où les femmes n’avaient pas encore le droit de voter, beaucoup invoquaient la biologie, aussi. Il faudrait peut-être faire attention à ce que l’on dit, des fois.
La femme en tant que femelle et l’homme, de mâle de l’espèce humaine. C’était clair, je trouve. On parlait de Biologie puisque l’auteur a voulu s’y risquer. La question n’est pas seulement l’allaitement pour nourrir, le développement affectif, lui aussi, repose sur l’asymétrie parentale qui varie dans le temps. C’est bien beau de me donner en exemple une mauvaise mère face à un bon père. Mais soyons sérieux, le cas type sont deux parents aussi bon ou mauvais l’un que l’autre. Donc si on veut arbitrer avec la Biologie, l’auteur ne va pas apprécier. C’est tout ce que j’ai voulu dire, je n’entre pas dans les histoires des féministes.