Ex-officier de police, devenu professeur de Lettres Classiques, farouchement opposé à l'idéologie du totalitarisme mercantile.
En dépit de penchants iconoclastes, profondément attaché au principe républicain, et tout particulièrement à la laïcité.
Une identité tient non à des gênes, mais à une culture . Les Grecs sont certes éloignés de ceux de l’Antiquité, qui étaient parfois éloignés entre eux par leurs moeurs, leurs dialectes, etc. Mais ils ont quand même le sentiment d’une certaine continuité, ne serait-ce que par la langue, qui dérive très directement de la Koïnè hellénistique, via l’empire Byzantin, dont ils sont plus directement héritiers que les Turcs, même si ces derniers occupent le territoire, même si les « gênes » sont mélangés. Il n’y a effectivement aucun point commun entre les Byzantins et les Turcs, qui ont éradiqué cette culture des territoires conquis , au point même qu’il a fallu échanger définitivement des populations quasi incompatibles après la « Catastrophe d’Asie MIneure » de 1922. Sur ce second point, entièrement d’accord...
Au XIXème siècle, des bataillons de philhellènes combattirent la nuit ottomane et pour la liberté. Hugo , Chateaubriand, Delacroix Byron et tant d’autres grands noms -qui ont leurs rues en Grèce, militèrent pour « Hellè, notre mère, notre soeur », et parfois le payèrent de leur vie.
κάθε ελεύθερος άνθρωπος είναι πολίτης Μισσολογγίου « Tout homme libre est citoyen de Missolonghi »,
est-il inscrit dans cette ville sur la Place des Héros , en mémoire des occidentaux qui périrent, symbolisant la lutte universelle de l’Humanité contre la Barbarie.
Et aujourd’hui , nous abandonnerions à la barbarie financière et marchande ce peuple déjà victime de l’incurie de ses dirigeants et des prédateurs de tous horizons ? Sans voir, de plus, que les prochaines victimes du système, ce sera nous ?
Effectivement, fiasco, je ne sais même pas comment l’article s’est retrouvé dans cette catégorie et avec ce titre à moins que je n’aie fait une fausse manipulation. Bien entendu, je connais ces chercheurs, évidemment, ,et j’ai même rencontré plusieurs fois Mucchielli. Dommage, après ce préambule , ce que j’aborde dans la suite n’a pas été souvent traité, faute de gens ayant connu ça de l’Intérieur, et en mesure de parler ? C’est un autre angle à savoir les méthodes de management interne, le verrouillage politique et les dispositions structurelles et statutaires permettant d’obtenir la docilité nécessaire à la « politique du chiffre ». Cela aurait pu ouvrir quelques horizons à des lecteurs, faire comprendre qu’il n’y a strictement rien à attendre d’autre dans un tel système, et qu’aucune mesure techniciste, aussi savante soit-elle, ne peut être la solution Tant pis, après tout, la police n’intéresse guère, finalement, dès que l’on sort du fait divers ponctuel, du spectaculaire...
On pourrait dire que les laissés pour compte du primaire ne le seraient pas, ou moins, sans « pédagogisme ». Il se trouve qu’ outre mon métier de professeur du secondaire, j’ai encore un enfant dans le primaire, et en secteur difficile (ZEP) . J’ai de la chance, ses enseignants sont plus que des hussards, des soldats dans la tranchée républicaine : cours d’histoire, récitations, mathématiques , tout vérifié et noté . Ils ne lâchent rien. Mais on constate qu’il existe encore des gens qui font du rap, des sorties , des « ateliers », des projets, jamais de cours de cours de grammaire où l’on transpire, comme vous sans doute et moi très certainement l’avons connu. Je n’incrimine pas les enseignants, dont certains ont connu une véritable Kommandantur pédagogiste, le primaire étant moins libre que le secondaire. Certains n’ont pas accepté la suppression des cours de grammaire « transversaux », et la réduction permanente des heures de français ( environ 15 heures en 1985, 9 heures aujourd’hui) pour de l’informatique et autre foutaises du genre « découverte personnelle », d’autres on lutté et font de la grammaire cloisonnée, pareil pour les maths je suppose, mais je ne suis pas aussi apte à juger. On voit en tout cas le résultat, et la différence, en 6ème où l’on reçoit des élèves venant de toutes les écoles du secteur