Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Ce que j’ai dit jusqu’ici sur les moyens employés par les
tyrans pour asservir [la contrainte, la coutume d’obéir, l’idéologie, les jeux
ou les superstitions], n’est guère mis en usage par eux que sur la partie
ignorante et grossière du peuple.
Ainsi, si le tyran veut maintenir sa domination,
il doit trouver un autre stratagème pour les gens instruits. C’est là le
secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de toute
tyrannie : rendre ces gens « complices » des
« cruautés » du tyran, les asservir en leur donnant l’occasion de
dominer d’autres à leur tour. Ce sont donc les courtisans qui se font les
complices de la tyrannie, perdant du même coup leur propre liberté. Certains
hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les
guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide
sociale qui permet au tyran d’« asservir les sujets les uns par le
moyen des autres ». La résistance et l’usage de la raison sont donc
les moyens de reconquérir la liberté (La Boétie ne fait aucune théorie de la
révolte populaire) car les tyrans « ne sont grands que parce que nous
sommes à genoux ».
Toujours en est-il certains qui, plus fiers et mieux
inspirés que les autres, sentent le poids du joug et ne peuvent s’empêcher de
le secouer ; qui ne se soumettent jamais à la sujétion (...) Ceux-là ayant
l’entendement net et l’esprit clairvoyant, ne se contentent pas, comme les
ignorants encroûtés, tel Alchimie, de voir ce qui est à leurs pieds, sans
regarder ni derrière, ni devant ; ils rappellent au contraire les choses passées
pour juger plus sainement le présent et prévoir l’avenir. Ce sont ceux qui
ayant d’eux-mêmes l’esprit droit, l’ont encore rectifié par l’étude et le
savoir. Ceux-là, quand la liberté serait entièrement perdue et bannie de ce
monde, l’y ramèneraient ; car la sentant vivement, l’ayant savourée et
conservant son germe en leur esprit, la servitude ne pourrait jamais les
séduire, pour si bien qu’on l’accoutrât.
Vous confondez la création d’argent sous forme d’espèces (papier + monnaie) avec la création d’argent sous forme de (reconnaissance de) dette.
Pour faire simple : lorsqu’une banque voit un déposant mettre 10.000 euros sur son compte, la banque se voit dans la possibilité d’offrir des prêts pour 9x, 20x, 33x (selon le type de compte) la somme déposée.
Mais il y a l’effet boule de neige, car la reconnaissance de dette vaut comme argent.
Si la banque prête 90.000 euros, ceux-ci vont aboutir sur le compte d’un tiers, et la banque de celui-ci (qui peut être la même ou une autre) a donc à sa disposition un nouveau dépôt sur lequel elle peut faire crédit. Et ainsi de suite ...
Plutôt que les protocoles - qui sont un plagiat assez mauvais - je suggère de lire l’original (qui a l’immense avantage de ne pas stigmatiser une communauté, ce réduit le problème, car des banquiers crapuleux, il y en a dans toutes les communautés : je ne sache pas que l’avidité et le pouvoir ne séduise pas les humains, toute race ou ethnie confondue.
Bonne lecture. Vous y découvrirez comment les institutions républicaine (et toute institution « libérale », c-a-d dans le contexte de l’époque démocratique, peut être utilisée pour mettre en place une dictature. Ce qui s’est effectivement produit, à l’échelle mondiale.
L’affaire Cantona n’est pas finie, loin de là. Elle ne fait que commencer. Et vos remarques et objections seront une pierre à l’édifice.
je réplique :
- banque coopérative, c-a-d banque ou chaque client est aussi actionnaire et dispose d’une voix équivalente, quel que soit son investissement propre. L’investissement détermine la répartition des bénéfices, sans plus. - banque de dépôt, aucune relation, directe ou indirecte, avec le milieu financier (banques d’investissements) - pas de stock option - pas de prêt à découvert - pas de trader - salaires des managers élaborés par la coopérative (donc tous les clients)