Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Quand le philosophe auto proclamé affirme que Marine Le Pen est aussi fasciste que son père, il sanctionne celle-ci, non d’une critique, mais d’un jugement péremptoire, qu’il se garde bien d’argumenter.
Ce genre de gugusses qui se prennent pour l’élite et se croient être des modèles de vertu et de démocratie, il ne leur vient même pas à l’esprit que la démocratie, c’est l’acceptation des opinions différentes, contraires, dérangeantes, voir inquiétantes.
Un démocrate aurait pu dire, éventuellement « Je suis inquiet d’un possible succès électoral du Front National, car Marine Le Pen est une femme très intelligente, c’est une bonne oratrice et elle est très habile. Parlons donc du programme du Front National et essayons de voir en quoi leurs propositions sont dangereuse ... » Et d’ar-gu-men-ter.
Il n’argumente pas, car il n’est absolument pas respectueux des valeurs démocratiques. C’est un aristocrate, un autocrate. Un « fabriquant de pensée », comme les appelle Aldous Huxley dans son essais « Retour au meilleur des mondes », publié en 1958.
Il n’argumente pas, car il use d’un moyen facile pour essayer de manipuler les esprits : faire peur, stigmatiser. Je trouve toujours intéressant ces moralistes au double discours, qui dénonce d’une part la stigmatisation - lorsqu’elle vient par exemple d’un J.M. Le Pen (le « swarte pit » comme on dit en Belgique - le vilain petit canard), mais qui eux-mêmes pratique la même forme de stigmatisation.
Et il fait pareil avec Jean-Luc Mélanchon. Il le stigmatise en portant un jugement à l’emporte-pièce, sans argumenter, sans essayer de critiquer le programme ou les idées, ni même les paroles du bonhomme. Belle mentalité.
Il ne se rend même pas compte que, ce faisant, il sert les intéressés, car ce genre de discours, ça ne passe plus. Il est pitoyable. Les gens en ont marre d’être gavés de « pensée préfabriquée ».
A choisir, je préfère encore débattre avec Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélanchon, sur base de leurs idées, de leur programme respectif, plutôt qu’avec un pisse-vinaigre comme BHL.
N’y aurait-il pas une faille dans votre propre raisonnement, Rough ? Vous pensez vraiement semer le doute dans l’esprit des gens avec votre sophisme ?
Cela dit, j’encourage chacun à se poser des questions, et à rechercher des réponses.
Comme vous semblez dans vos diverses répliques en savoir beaucoup sur la mécanique de ce système, je vous invite à nous faire un exposé de ses principes, histoire d’éclairer nos lanternes.
Excellent article. Vous dévoiler le processus par lequel nos démocraties sont prises en otage par les milieux financiers. C’est cela qu’il faut faire. Merci.